Préparatifs/Les films

Aujourd'hui, nous commandons 100 packs de Polaroïds aux Etats-Unis et bien que la facture s'avère supèrieure au prix des billets, je bénie le ciel que l'euro soit aussi haut en ce moment!
La société est en vacances jusqu'au 7 octobre; espérons que je ne me suis pas montrée trop optimiste et que je vais être livrée à temps...
100 packs, je les ai pesé, ça fait pile poil 10 kilos à l'aller, ça ne laisse guère de place pour les produits de beauté, hein? C'est simple, avec les boitiers, ça prend toute la place dans un des deux sacs ; il est formidable, mon mec, non?!
Bon, au retour, j'ai pesé aussi, en jetant les emballages et tout, sauf les photos, on gagne quatre kilos, c'est pas rien. Est ce qu'on peut avoir un très joli tapis, pas trop petit, pour 4 kilos, vous croyez? Ou, combien il rentre de paires de babouches pour les copines?!
Pour l'instant, elles ressemblent un peu à ça, mes préoccupations, futiles...il vaut mieux; parce que tout au fond de moi, je suis terrorisée à l'idée de ne pas y arriver, de ne pas avoir assez de talent pour ce pays que tout le monde a déjà tellement photographié depuis la naissance de la photographie. Peut-être que je ne pars pas avec le bon boitier, pas le bon format, comment elle va rentrer l'Egypte dans un carré? Pas avec les bons films?
Terrible, personne ne m'a obligée à y aller, à manigancer tout ça, retourner là-bas, juste quarante ans plus tard, c'est même pas une commande, non, non, j'ai eu l'idée toute seule, comme une grande! Qu' est ce que j'espère retrouver, mon ours en peluche? Tout ça parce que j'y ai vécu. Enfant.
Elle est si loin, mon enfance.

Trop tard pour renoncer.

La lumière dorée sur les murs bleu cobalt de ma chambre. L'odeur du Nil.

Journées du Patrimoine 2007 - Montage

Vendredi matin.
Mon premier oeil ouvert est pour le ciel. L'eau de la piscine frissone sous la pluie, pas de chance! Montage sous la pluie?
J'ai un sourire à la pensée des tirages plastifiés qui dorment encore tranquillement dans leur caisse.
C'est rien de dire que l'expo de l'année dernière m'a servie de leçon...pour ce qui est de moi, il peut pleuvoir tout le week end, si Dieu veut, je suis préparée ; le thermos aussi est dans le sac de voyage avec les K-way.
Finalement, le temps de prendre le petit déjeuner en amoureux et d'écrire quelques cartes à des amis, le soleil s'est levé. La patronne du Tropic Hôtel nous porte en souriant une petite assiette de raisin local dont on lui a fait cadeau la veille, un vrai délice, nous nous attardons encore un peu tandis que le ciel se dégage.

© Videocomedia

Nous arrivons sur le camp avec une demi - heure d'avance sur notre rendez vous avec l'équipe technique pour avoir le temps de découvrir la baraque qui m'a été dévolue autrement qu'en photo et choisir l'ordre définitif des photos en fonction du lieu. Cela fait belle lurette que j'ai cessé de croire que l'ordre dans lequel on met les images est une chose difficile à trouver, certes, mais à la fin, ferme et définitive ; j'ai découvert à mes dépends,comme beaucoup d'entre nous et avec une déception enfantine, que le bon ordre n'est probablement pas le même pour un portfolio et un livre, une salle d'exposition et la suivante! Et je préfère avoir avec moi un peu plus de photos que nécessaire pour parer aux petites surprises réservées par chaque lieu...

Pour l'heure, la question ne se pose pas, je sais depuis des mois que dans cette baraque pourraient être montrées sans peine cinq fois ce que contient la caisse, à savoir les 10 photos de mon contrat avec le Conseil Général et que si je rate l'accrochage, c'est une sorte de suicide pour cette série si délicate.
Après mure réflexion, je décide de regrouper les toutes les images au fond de la baraque sur trois côtés et de mettre une des caisses à mi chemin de l'entrée pour attirer l'oeil du visiteur. Une fois la disposition choisie, les photos et les accidents sur les murs, les trous, les fenêtres,les teintes, semblent se répondre miraculeusement.
L'équipe technique est à l'heure... J'ai de la chance, le jeune homme chargé de mon accrochage est à la fois gentil, efficace et pas du tout "bourrin", très délicat dans le maniement des oeuvres que je surveille comme la prunelle de mes yeux, tant il a fallut de travail à Guillaume Fleureau, le tireur et à Image Collée, le contrecolleur, pour en arriver là, tant elles valent d'argent aussi!
Malgré tout, trois bonnes heures sont necessaires pour finir car évidement il n'y a pas de cimaises et tout se fait à la perceuse, avec chevilles et petits crochets dans ces murs pour le moins irréguliers.

Journées du Patrimoine 2007

Jeudi. Arrivés à l'aube par le train de nuit en gare de Perpignan, nous voilà dans la lumière agressive et verdâtre de la brasserie la plus proche devant une assiette de jambon blanc et deux tasses de thé infâme qui nous donneront des aigreurs toute la matinée et que nous payons à prix d'or.
Nous attendons le patron de la boite à qui nous louons la voiture et qui a la gentillesse de venir nous chercher lui même malgré l'heure pour nous éviter de prendre un taxi ou d'errer dans la banlieu perpignanaise en bus avec nos gros sacs, la caméra, le sac photo, jusqu'à son établissement.
Nous recommandons chaleureusement cette petite boite de location où tout a été fait pour nous être agréable et nous faciliter la vie, à un prix tout à fait compétitif!
Sitôt les bagages dans la voiture, nous filons à Fabrezan pour un rendez vous d'ordre privé.200 bornes aller-retour; à peine le temps de déjeuner sur place qu'il est temps de rentrer car nous devons être avant 15 heures sur le site du Conseil Général où est stockée la deuxième caisse d'exposition pour la charger dans la voiture et la déposer à la Librairie Torcatis.
Circad m'a fait, pour l'occasion deux caisses de transport splendides qui feront l'admiration de tous les jours suivants, mais pour l'heure quand je les découvre, j'ai un sursaut devant leur taille et je bénie le loueur de nous avoir confié gracieusement un modèle supérieur à celui prévu; un instant, je pense qu'elle ne rentrera jamais et que nous sommes dans une belle galère. Finalement, en rabattant les sièges, elle loge juste; j'essaie de ne pas penser à Circad qui m'a recommandé de ne pas la coucher, je ferme les yeux...
Milieu d'après-midi déjà, dans les embouteillages, nous trouvons que le perpignanais est agressif au volant et conduit comme un italien. La police est omniprésente en ville. Nous livrons Torcatis avec un soupir de soulagement!

Enfin, nous prenons nos quartiers au Tropic Hôtel. C'est avec un grand plaisir que nous retrouvons les lieux. Les propriétaires sont absolument, naturellement, charmants et attentifs. Je suis heureuse d'être là, bien accueillie et protégée pour faire face aux jours qui viennent, à la tension inhérente au montage, à la fatigue des longues journées en exterieur. Qu'il pleuve ou que la tramontane se lève comme l'année dernière, que le soleil brûle, les journées sur le camp sont toujours assez physiques.

Un samedi beau comme un dimanche

Enfin une journée ensoleillée et tiède sur Paris, fin d'été et et lumière du soir dorée. avec mon compagnon, nous sommes invités à la campagne dans la famille de notre amie Eva.
Et ce sont des heures douces et gaies, des dicussions animées et des rires qui fusent autour de a grande tablée. Nos hôtes sont de ces personnes chaleureuses dont on est heureux de faire connaissance et qu'on serait encore plus heureux de revoir ; leur accueil, leur conversation, tout en eux charme et nous donne cette impression rare et précieuse d'être en famille.

Fin d'après-midi, avec Eva et Julien, son amoureux, nous allons nous ballader en fôret.
Pour la première fois depuis mon retour, j'ai un peu de temps libre pour jouer. Je teste l'IXUS qui n'avait pas encore quitté sa housse ou peu s'en faut. Il est très agréable et comme nous avons fait toujours beaucoup de petites images lorsque nous sommes réunis tous les quatre, j'ai grand plaisir à le prêter...

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IXUS

Toujours en deuil du K800 Sony Ericson, dont j'étais tombée quasi amoureuse ce printemps et qu'un sinistre individu m'a volé dans le métro un samedi après-midi à la faveur de la foule et absolument pas convaincue au fil de l'été par l'appareil photo du W610 que l'assurance m'avait royalement octroyé à la place, je rachète à mon pote Arnaud, son Canon Ixus pour mes photos souvenirs.

Joli petit bijou de tecnologie, gros comme un poudrier et qui se niche sans problème dans mon nouveau micro sac à main (celui qui est sensé m'épargner les douleurs dorsales mais qui ne peut contenir ni les planches contact ni les dossiers de presse de l'expo...)
De surcroît, grand écran de contrôle mais indispensable petit viseur, parfait sous le soleil égyptien...je sens que nous allons devenir inséparables.
Dommage qu'il ne fasse pas téléphone, non?!