Un petit coin de parapluie contre un coin de paradis !

A ceux qui trouvaient in petto qu'on était bien difficiles et pas tellement émerveillés, du genre râleurs qui ne se connaissent pas leur chance, je suis ravie de pouvoir dire qu'on s'est trouvé un petit coin de paradis et que ça va être difficile de s'arracher de là.
Déjà paumés au fin fond du désert libyque nous n'avons eu de cesse que de nous dénicher un hôtel perdu à 3km du village ; pas d'eau chaude, pas d'électricité. La première fois on s'est fait le trajet aller-retour à pieds sous le soleil du désert. C'est tellement calme, tellement beau, l'ai est si pur… Le soir, pour rejoindre ta chambre tu suis les petites torchères plantées dans le sable entre les eucalyptus et les lauriers roses.
Une lampe à pétrole t'attend devant ta porte. Il ne reste plus qu'à se glisser sous la moustiquaire pour dormir, la mienne est rose vif, le dessus de lit à motifs oranges, les draps sentent un peu le feu de cheminée.
Je jure que c'est vrai.

Dans la journée tu peux aller te baigner dans des petits basins d'au gazeuse et secouer les palmiers pour chaparder les dattes mures.
Alors à ceux qui étaient tentés de penser que je suis une chieuse, je dis, moi l'Egypte, je croyais qu'elle était toute divine comme l'oasis de Siwa.

Premier jour à Siwa par A.

Les Siwis sont des descendants des Berbères, ils parlent le siwie (rien à voir avec l'arabe).
Les femmes sont voilées de la tête aux pieds dans un grand châle bleu. Elles sont toujours accompagnées d'un homme, même si c'est un petit garçon.
Nous les croisons le plus souvent assise sur des charrettes, entièrement recouvertes; les bras croisés, comme une ombre silencieuse mené par leur mari ou leur fils. Des ombres silencieuses, oui c'est tout a fait ça.
Perplexe…

Aujourd'hui nous n'avons rien fait, enfin, a part les 6km de marche à travers le désert pour trouver notre nouvel hôtel, puis le déménagement.
En fin de journée nous avons bullé autour de la place centrale, et regardé les tapis…pas encore d'extase.
Dans le bus pour venir, nous avions rencontré un couple de Montpellier que nous retrouvons le soir au restaurant de la place et avec qui nous partageons un moment du dîner et nos tuyaux, enfin surtout les leurs car nous n'avons pas fait encore grand-chose.
Nous rentrons à notre hôtel "Le Désert Rose" en pick-up, comme convenu…

Siwa

Nous sommes à Siwa.
C'est magnifique...enfin.
Première nuit dans un hotel de merde, mais aujourd'hui nous avons trouver à pieds, un hotel à 3km du village, qui est absolument ce que nous cherchions. Enfin un lieu charmant.

Pas d'electricite, loin...mais charmant.

On va se reposer, demain reveil à 5h30.

La route de siwa

9h de bus.
Le Coran à fond dans les enceintes presque tout le voyage. C'est lourd...

On arrive à Siwa...enfin.

On vous donne des nouvelles vite.

Alexandrie par A.

Alexandrie, hôtel avec vue, soleil de plomb, cet air, cette odeur…la mer !
Les billets pour Siwa sont dans ma poche, nous partons demain vers le désert blanc.
Neuf heures de bus…
Ça va nous faire du bien de quitter La Ville.
Aujourd'hui promenade dans Alexandrie, Flore travaille bien…c'est bon signe.

La mer, les palmiers, le soleil, les enfants qui pêchent sur le port, l'air frais…plus facile !
Le soir on cherche un cyber café, après demi heure nous en trouvons un, c'est toujours un plaisir de lire vos commentaires même si, paumé au milieu du désert, ça risque d'être plus compliqué, encore que…on va quand même essayer !

Le Caire - Alexandrie

Dernier repas au Caire, nous sommes invités à dîner chez Delphine qui nous régale de "pizzas égyptiennes". Ceux qui ne connaîtraient pas et seraient tentés d'évoquer une sous pizza italienne, détrompez vous, c'est complètement autre chose et tout a fait délicieux. D'ailleurs ça existe aussi en versions sucrées, dattes-crème, banane-chocolat…
Nous passons une très agréable soirée à faire plus ample connaissance. Nous évoquons à la fois les camps de soudanais en périphérie du Caire, la politique intérieure, la vie quotidienne et les bons endroits pour trouver de jolies petites choses à ramener.
Cet un moment à la fois riche et frivole, qui nous ressource ; nous partons fort tard pour deux qui vont encore se lever à 6h30.
Delphine est devenue une très belle femme, de celles qu'on n'imagine pas avoir été plus belles à 20 ans qu'à 40, tellement ça vie la rend lumineuse et pleine. Elle témoigne à notre égard d'une discrète bienveillance à laquelle je suis particulièrement sensible étant donnés le flot incroyable d'images inattendues qui m'assaille et le questionnement photographique auquel je me confronte chaque jour, sans le moindre recul possible.
Certes, ce n'est pas un voyage d'agrément pour moi, loin sans faut, et j'ai tant de doutes.
Merci Delphine pour cette soirée…j'espère te revoir à notre retour et que nous irons faire les filles ensemble…

Nous quittons le Caire avec tant de soulagement que ça ne me coûte rien de me lever encore une fois à l'aube. D'ailleurs, pour l'instant, c'est cette lumière que je préfère. A la gare déjà, je travaille mieux…on est peu de choses !
J'aime bien aussi le voyage en train et c'est vrai que les "secondes" sont largement suffisantes, en tout cas pour se trajet de 2h30. On s'offre un gros petit déjeuner.

Alexandrie.
A peine hors du wagon, nous sommes saisi par la pureté de l'air, son parfum, la douceur de brise marine.
C'est comme rentrer chez soi.
Notre chambre donne sur la mer et tant pis si la salle de bain commune est au fond du couloir !
Après un déjeuner charmant dans le petit jardin ombragé du Centre Culturel Français, j'invite deux jeunes femmes, une égyptienne qui enseigne le français et une franco-algérienne qui s'occupe de culture, à venir bavarder à notre table, ce qu'elles acceptent gentiment.

Après leur départ nous rejoignons la mer et passons la fin d'après midi à longer le port.

Je travaille bien et dans l'ensemble tout m'est facile.
Je me suis tout de suite sentie bien ici, pourtant chacun me dévisage d'avantage qu'au Caire et parce qu'en travaillant mon tee short laisse apparaître deux doigts de dos au dessus de mon pantalon, les gens s'arrêtent pour regarder et A. de me rhabiller !
A vue de nez 90% des femmes ici sont voilées, 6% portent le tchador, 2% le tchadri et 2% vont tête nue ; je ne m'habitue pas vraiment.
Ça a l'air d'être réciproque !
La chambre avec vue sur la mer avait un prix à la nuit tombée, c'était comme dormir sur le bord de l'autoroute avec son oreiller !
De toutes manières, on ne s'est pas attardés, à 6h le réveil sonnait.

Le port d'Alexandrie

Juste un petit mot avanr de se coucher.
On s'est beaucoup plu a Alexandrie aujourd'hui, c'est une vraie ville méditerranéenne.
On a passe l'apres midi sur le port a regarder la mer.
J'ai pense que certainement, cela devait ressembler a Cathagene, avec les enfant qui se baignaient et pechaient dans le port.
Bisous a tous et bonne nuit.

Cher vous tous

On a bien fait de faire un peu grève, ça a bien remotivé les troupes et nous, on est vraiment tout contents de vous lire et réjouis par certains commentaires qui nous font bien rire certains jours où on n'a pas eu trop l'occasion par ailleurs !
C'est bon de vous savoir l'esprit si vif.
J'ai adoré Allah et ses sirènes, ma Christine, je ne te connaissais pas sous cet angle là ; je croyais que c'était notre pote Julien qui détenait le monopole chez nos proches…d'ailleurs depuis qu'il est à Philadelphie, je ne sais pas si c'est l'influence américaine, on a pas eu droit à un seul de ses fameux jeux de mots. Dommage !
Petite Sœur chérie, je vois que notre blog n'a presque plus de secrets pour toi et que tu te débrouilles comme une reine. Oui, il y a de la musique avec les petits films d'A., en premier, il te faut vérifier qu'il y a des enceintes à ton ordinateur, qu'elles sont bien branchées et que le volume n'est pas à zero, sinon ne pas hésiter à appeler la hot line d'Hélios Gimeno 24/24 !
Pour ce qui est du Sphinx "en vrai", de près je ne sais pas, je n'ai encore pas eu le temps de m'approcher, mais de loin, au petit matin, avec le soleil dans la figure, c'est ce que j'ai vu de plus beau jusqu'ici. Est ce à cause des deux petites photos que j'ai réussies…c'est lui mon chouchou.
Chère Colette, merci de ton petit message que je n'attendais pas et qui m'a fait très plaisir. Tout le monde te dira, c'est le premier le plus difficile ! On attend les autres avec impatience…
On n'avait plus internet dans la chambre depuis notre arrivée au Lotus, c'est pour ça que c'était moins cohérent ces jours derniers mais il faut bien profiter de nous jusqu'à ce soir parce que nous sommes en route pour l'oasis de Siwa via Alexandrie, 8 heures de bus dans le désert, et qu'on craint de pas vraiment avoir l'ADSL sous la tente !
Mon Tonton, Siwa, tout à fait à gauche, presque collée à la Libye, si le satellite distingue trois paillottes et quelques palmiers dans le coin, t'es sûr qu'on est là ! Tu es vraiment mignon de tout faire partager à Mémé en direct, parce que, pauvrette, si elle devait attendre le courrier toute seule de son côté, ça serait vraiment pas sympa…
J'espère qu'elle a pu voir les photos et les vidéos.
Abuelita mia, muchos besos. Hoy estamos en el train direcion Alexandria. A. duerme tranquilamente.
A., hier soir, était tout content parce qu'on a pris le bus pour rentrer à l'hôtel, après avoir marché des heures dans un Caire de plus en plus incroyable et certainement le plus pauvre mais le plus attachant que nous ayons pu voir jusqu'ici. C'était l'idée du bus qui était si réjouissante…on en a choppé un au hasard dans la rue avec rien d'écrit dessus et aucun arrêt d'aucune sorte indiqué, même pas la direction, et c'était le bon parait il, on a fait un bout de chemin avec l'égyptien d'en bas, comme dirait l'autre. Alors après les premières classes pour Alexandrie étaient complètes, mon amoureux se tenait plus de joie, in petto, de pouvoir voyager en seconde comme tout le monde. Et Dieu sait que, tout le monde ici est pauvre comme Job. Bon, il y a bien des troisièmes classes, mais là il n'ose pas encore…il a peur que je tombe en panne avant la fin du voyage…ou alors, il se réserve pour les 12 heures de la descente vers Assouan, le coquin?!
On arrive en gare d'Alexandrie.

Je vous embrasse avec toute ma tendresse.

Le Caire -The End par A.

Enfin une bonne journée au Caire. Quartier de la Citadelle après la fermeture.
Nous rencontrons un jeune étudiant qui nous propose de nous accompagner à la mosquée en face de chez lui où il y aurait un magnifique point de vue sur le Caire et qui est la seule ouverte à cette heure là.
Méfiance tout d'abord, c'est malheureux d'en arriver là, on est pas habitué comme ça.
Nous le suivons dans cette partie incroyable du Caire, plus de tout de touristes, des gens encore plus pauvre mais quelque chose de plus humain ; nous arrivons à la mosquée où il faut payer pour rentrer, nous abandonnons alors l'idée. Le jeune étudiant nous propose alors de nous payer l'entrée. Incroyable. Nous refusons, mais heureux d'avoir découvert cette partie du Caire, nous échangeons nos coordonnées et nous rentrons tranquillement à pieds pour rejoindre la civilisation, les taxis…les bus. Et oui nous avons pris notre premier bus (voir article Flore).
Ce soir nous dînons chez Delphine qui nous fait découvrir les crêpes salées et sucrées égyptiennes, les Pies….un délice. Charmante soirée. On est mort. Dodo car demain train vers Alexandrie tôt le matin.

Flore et les chameaux par A.

Tapis de douche

Quelqu'un vous a raconté l'histoire du Petit Tapis de Douche?
Personne?
Bon, alors voilà, dans les hôtels impossible d'obtenir un tapis de douche, donc si tu parviens à sortir de la baignoire sans glisser et te fracasser le crâne parce que tu es un petit chanceux, c'est sûr quand même à tous les coups, tu fous de l'eau partout, après tu piétines avec tes chaussures c'est tout dégueulasse. OK?
Donc hier soir (jeudi), en revenant du souk Kan el Kalili, on décide d'investir. N'importe quel chiffon fera l'affaire, on n'est plus difficile. On trouve une sorte de torchon de cuisine genre éponge, le type demande sans rire 3 LE, le prix d'une petite course en taxi, faut rien exagérer, on change de crèmerie, là le court du torchon est à la hausse, c'est 4LE. On repart. Le coup d'après, le type regarde A. et la calculette à l'appuis annonce 100 LE, on doit avoir l'air de deux neuneus, c'est pas croyable! A. dit, t'es fou, mon frère, et le type sans se démonter d'annoncer maintenant 10 livres.
On rirait bien, n'était la fatigue de fin de journée.
Vingt mètres plus loin, on achète une petite serviette éponge mauve pour 2LE50.
Est-ce qu'on a été préparés à ça? Hein?

Bon, il faut dire aussi l'autre jour. Pour une fois qu'A. m'avait donné trois sous, j'ai tout laissé tombé de ma poche dans la rue et là tout le monde s'est précipité pour me les rendre!
Faudrait rien extrapoler précipitamment d'après ce qu'on raconte…

Vendredi 26- Compensatoire.

Fin de journée, on passe chez Groppi acheter des petits gâteaux au miel et des fruits confits, oranges, abricots, poires, dattes, qu'on grignotte à l'hôtel en écoutant Billie Holiday.
Le Caire nous met KO debout.
On a des journées surréalistes et frustrantes qui grèvent notre budget.
Fin de d'après midi, à la faveur d'un coup de mou dû à la fatigue, on paie, après marchandage, 60 LE, le prix de 2 entrées pour la journée, pour entrer au pas de course dans Aboussir alors que le soleil est en train de disparaître et qu'il reste environ 10 mn de jour ; on ne sait même pas pourquoi on est là. Devant nous se dressent deux gros tas de cailloux informes à contre-jour…les pyramides d'Aboussir, je ricane en pressant le pas derrière un type dont l'attitude laisse entendre qu'il va se passer quelque chose quelque part si nous le suivons assez vite.
Mais quoi?
A ma gauche j'aperçois enfin au loin, entre deux palmiers, la photo idéale de Sakkarah. Impossible, parait il…on croit comprendre qu'il s'agit d'accéder par un autre côté…
Mais non, il s'agit d'une arnaque comme une autre ; le type prétend nous infliger la visite du site au pas de charge. La nuit est quasiment tombée, les réverbères s'allument autour de nous, on stoppe dégouttés de s'être encore une fois laissés piégés à prix d'or.
Pour couronner le tout, voici un autre type surgi de nulle part qui se joint au premier pour demander un bakchich!! C'est le pompon de tout. A. craque et l'envoie chier.
Moi, je suis dégoûtée de ma journée ; je travaille mal faute de temps et je nous coûte une fortune.
Quand je pense à Prague où je pouvais travailler comme on respire, où il y avait une telle adéquation entre la ville et moi…
Que suis-je venue faire dans cette galère?

Ce matin, je photographie des cadavres de chameaux dans une décharge ; pas de bol, je rate les chiens en train de les dévorer. Heureusement pour vous, on peut pas vous faire partager l'odeur!
Pas mal la photo.
Mais bon, c'est pas avec ça que je vais gagner ma vie, ni l'estime de ma galerie.
Je le demande, qui voudrait un grand cadavre de chameau en couleurs au dessus du canapé de son salon? On dirait Guernica, sans rire.
J'avais dit, je pars faire des photos poétiques et légères, mon cul oui, comme dirait Zazie!

PS : Il faudrait que je vende 3 grands cadavres de chameau pour rembourser le voyage ou alors plusieurs petits…sincèrement, quelqu'un croit que c'est possible?!


© A.

Jeudi 25 - Compensatoire?

La nuit dernière, je rêve que je m'achète un tee-shirt décolleté à manches courtes. Véridique!

Aujourd'hui c'est vendredi.

Aujourd'hui c'est vendredi, on a eu "la messe" dans les haut-parleurs de la vile jusqu'à 13 heures ; ça rentre dans toutes les maisons par toutes les fenêtres fermées, tu peux tout faire sans en perdre une miette, tu peux te brosser les dents, te savonner sous la douche en chantant ou pisser en écoutant dire combien Allah est grand, Abuelita mia arroser ton jardin, Maman tu peut donner cours à tes élèves, Soeurette préparer ta barre, ça couvre un peu la musique mais juste ce qu'il faut, mon Tonton taper de la tôle à la carrosserie ou scier des petits carreaux de marbre vert pour ta mosaïque au choix, ma Christine, rassure toi, on entend aussi très bien à Leroy Merlin, pas de problème, c'est pas formidable ça?!

Mercredi 24 – Sakkarah toujours pas (suite)

De retour au Caire, contents mais affamés, nous plions bagage du Ramsès, dommage juste au moment où ils nous mettaient un tapis de bain ! Et d'un commun accord nous nous offrons un VRAI petit déjeuner au Swiss Restaurant.
Jus de mangues fraîches, salade de fruits, viennoiseries, café. On n'en croit pas nos yeux.
Le tout pour le prix d'un repas à l'Estoril ! Tant pis, on sautera le déjeuner.
Et puis sieste dans notre nouveau logis. Je m'installe un peu, je mets nos paréos sur les lits parce que je n'en peux plus de voir les motifs hideux.
C'est une des choses auxquelles je suis le plus sensible, la laideur ambiante.
Quand je pense qu'il y a 6000 ans, leur civilisation produisait toute cette beauté, qu'ils avaient un sens de la pureté de la ligne inné et que la moindre petite écuelle en terre laisse émerveillé encore aujourd'hui tant elle était parfaite, je me demande qu'est ce qu'on a gagné depuis.
Il faut voir la ligne d'un char de Toutankhamon, c'est à couper le souffle, je ne parle même pas du travail sur les bijoux. Ces gens avaient le sens du volume et de la matière et travaillaient en tous les corps de métiers de façon admirable qui réjouissent l'œil et le cœur.
Comme A. a dit, nous sommes allés au Musée du Caire ; abstraction faite de la vetusté des lieux, de la poussière partout, de l'absence de climatisation et d'éclairage, c'est-à-dire tout ce qui est actuel, il reste ce pour quoi on est venu là, et qui est merveilleux, bien que rien ne soit fait pour le mettre en valeur.
Toutankhamon a de profil un charmant petit nez retroussé que je ne lui connaissais pas et qui rajoute encore à son charme ! Ses bijoux et autres colifichets attiseraient la convoitise de ma Maman, ses lits et ses chars son a faire palir le designer de Ferrari.
Bon, j'ai tanné A. toute la visite pour voir le "Scribe assis" qui était dans les livres de Maman quand j'étais petite et qu'elle aime tant. Au moment de demander à un gardien, A. me rappelle qu'il est au Louvre ! J'ai bien fait de me taire. Idem la Néfertiti qui est au Berlin Museum.
En sortant, touristes lambdas, on aurait bien voulu vous acheter quelques cartes postales, mais là c'était juste pas possible tellement elles sont moches.
Impossible d'écrire "c'était merveilleux", et d'envoyer ça !
Au niveau de la carte postale, c'est l'indigence totale…
En sortant nous sommes passés vite fait à la boutique, et là c'était pire tout, on vous aime, on vous a épargnés !

J'en peux plus du Caire par A.

J'en peux plus du Caire.
Cette ville me sort par les yeux, les gens aussi. Les taxis, les militaires, les commerçants sont pressant et lourds. Toujours à réclamer de l'argent ou a essayer de nous entuber.
Les seuls endroits ou je suis tranquille sont le restaurant, en particulier l'Estoril, et le petit cyber café en bas de l'hôtel, qui est tenu par deux jeunes très sympa ; c'est la première fois qu'on me fait pas payer un truc, la connexion ne marchant pas trop il me l'on "offerte".
On a à marre.
Demain dernière journée au Caire, à buller, et le soir dîner avec Delphine.
Dimanche départ vers Alexandrie et Siwa.
Vivement.

Mercredi 24 – Sakkarah toujours pas

Hier on a fait la grève des nouvelles parce que personne ne laisse de message!
Mais bon, il faut bien que vous ne vous inquiétiez pas alors en bref…
Midi, nous quittons le Ramsès II pour le Lotus Hôtel, parce que l'équipe d'accueil commence à nous taper sur les nerfs, que j'ai la naïveté de croire que ce sera plus sympa ailleurs, que notre chambre, la 22, sans fenêtre, extrêmement bruyante et sans clim, devient épuisante, que nous y avons tué nos premières blattes hier, que nous ne parvenons pas à nous faire donner des serviettes de bain propres depuis notre arrivée et que, s'il n'y a pas de puces, qu'est ce donc qui me dévore chaque nuit ?
Lotus Hôtel, plus calme, plus cher, donc le moindre service plus cher en conséquence. Et sans Wifi.
Enfin, le décor fatigué est moins hideux, la salle de bain avec baignoire est vraiment vaste, les serviettes immaculées, au moins pour aujourd'hui !
A. prospecte pourtant encore dans le quartier à la recherche de la perle rare, mais en vain.
Par contre, avantage appréciable, nous logeons maintenant juste au dessus de l'Estoril (pour ceux qui suivent !).
Sinon, bonne grosse matinée.
Levés à 4h30 et départ à 5h, l'estomac vide, no tea this morning, avec le driver de lundi, direction la petite route qui mène à Sakkarah.
Bis repetita.
Dès le départ il faut se débattre pour être conduit là où nous voulons, bien que nous en ayons parlé et reparlé. Mais aujourd'hui mon jour de chance, le temps est couvert, le ciel merveilleusement laiteux. C'est comme un ait marin qui souffle sur la ville.
Je travaille bien même si il y a beaucoup de pertes et qu'il faille être humble en photographie.
7h30. Je dois m'engueuler avec le driver qui pris la route de retour vers l'hôtel et ne veux toujours pas m'emmener à Sakkarah.
La lumière est toujours parfaite et nous avons payé jusqu'à 10h30, je suis livide de colère devant tant de mauvaise foi, je dis que je plaindrai à l'hôtel, ce qui calme immédiatement le jeu et nous voila de nouveau en route…pour Guizeh !
J'ai bon espoir de faire l'ouverture avec ce ciel d'opale bien que le driver soutienne mordicus que nous trouverons le site fermé jusqu'à 9h. Seigneur, il faut ici une volonté d'acier !
8h. Peut être n'était ce pas absolument nécessaire, mais le soleil monte, et des groupes piétinent à la grille, je pousse A. à bakchicher un quidam pour avoir nos billet les premier.
Après moins d'une semaine ici, je suis prête à tout comme un voit.
Nous entrons les premiers sur le site, en courant.

Et c'est un vrai bonheur d'avoir un peu de temps pour travailler tranquille. Je veux dire, 20 minutes. Nous devons être de retour à la voiture dans une heure ; ce n'est pas énorme si on compte le temps pour être au pied de Khephren et revenir. De toutes manières, quand nous redescendons nous croisons les hordes de Japonais à ombrelles et les cars qui envahissent le lieu.
Nous pouvons partir sans regrets.

Pour l'instant, à notre manière, qui n'est pas très contemplative, ni très reposante, nous profitons à fond de ce qui nous est donné.
Je réussi un nouveau petit Sphinx, c'est mon deuxième, d'une facture merveilleusement désuète, et qui ressemble exactement à ce que j'aimerais faire ; malheureusement il parait impossible de réaliser une série, à moins de rester 10 ans et d'avoir sa propre voiture.


Jolie carte postale

Première semaine au Caire par A.

Déjà notre 7ème journée dans cette ville. Ce matin nous nous sommes encore réveillé dans un nouvel hôtel, le Lotus Hôtel, car nous ne supportions plus le bruit et les gens du Ramsès II.
Celui là est complètement différent, un peu vieillot, désuet.
 La  chambre à une clim qui marche, une grande salle de bain, une terrasse et surtout beaucoup moins de bruit.
Hier, journée couverte…Enfin.
Flore a bien travaillé, six packs de Polaroids.
Une première partie en Afrique sur la fameuse petite route de Sakkarah puis une autre, inespéré, devant le Sphinx et les pyramides de Guizeh, juste à l'ouverture à 8h.
Après un peu de repos nous avons décidé de faire un peu les touristes, de profiter, et d'aller au Musée du Caire, juste tout les deux, sans le Polaroid.
Je ne décrirais pas le musée, moche, ni la horde de touriste mais juste notre émerveillement devant la statue de Ramsès II enfant protégé par le dieu-faucon Horus et le fameux masque funéraire de Toutankhamon. Cela valait le coup rien que pour ça.
Après mure réflexion et les vacances de toussaint qui approchent, nous avons un peu modifié nos plans.
Normalement, après le Caire, nous prendrons le train pour passer une journée à Alexandrie puis un bus pendant 9h pour aller à l'oasis de Siwa, dans le désert Libyque, pendant quelques jours, afin d'éviter les touristes qui déferleront sur Louxor.
Pour la suite rien n'est fixé…à oui nous sommes aller voir chez Thomas Cook pour les croisière sur le lac Nasser, de Assouan à Abou Simbel, et nous avons trouvé un jolie bateau à un tarif très correct. Dès que nous en serons plus sur les dates, nous le réserverons. Les photos du bateau nous on fait un peu rêvé par rapport aux hôtels limites d'ici.

Heureux Anniversaire!

Heureux anniversaire, ma Christine, pardon pour ce retard et de n'avoir pas réagi hier en voyant la date!
Aujourd'hui, relâche pour cause de légère indisposition (lire "inévitable tourista") qui tourmente A. et m'épargne plutôt malgré une sorte de grand barbouillement.
Nous passons sans culpabiliser une journée tranquille entre la terrasse de l'hôtel plutôt fraîche et notre chambre surchauffée, demain la télécommande ou après demain etc, mais connectée à Internet, toutes les deux aussi extravagament bruyantes, à faire du courrier, (le premier qui reçoit quelque chose fait un signe), et des projet d'avenir pour quitter la ville.
L'avantage de ces petits hôtels du Routard, ce sont les rencontres possibles avec d'autres voyageurs. Il est bien agréable de pouvoir partager quelques impressions et quelques tuyaux à défaut d'un quelquonque contact avec la population locale. Je fais connaissance ainsi ce matin, à propos de mon livre de Naguib Mahfouz, d'une dame charmante qui a des amis égyptiens au Caire, je l'envie de tout mon coeur et nous convenons qu'elle a bien de la chance. Elle propose très gentiment de nous présenter ce que j'accepte avec beaucoup de reconnaissance. Nous nous faisons mutuellement visiter nos chambres afin de voir s'il est possible d'améliorer le sort de l'une ou de l'autre; car il y a des hôtels à presque tous les étages de notre immeuble et ce qui les distingue, à part le nom, n'est pas toujours très clair. Encore moins si l'on sait qu'ils appartiennent à la même famille!! Nous en déduisons malheureusement que nous partageons à peu près le même sort.

Dimanche. Quartier copte.


© A.

15h, nous allons déjeuner à l'Estoril, rassurés pour nos petits estomacs fragiles. Riz et ratatouille pour l'un, riz et auvergines au four à la tomate pour l'autre. C'est bon comme à la maison. L'accueil est irréprochable et chaleureux. Notre sang ne fait d'ailleurs qu'un tour en voyant une groupe d'espagnols rentrer, regarder d'un air dégouté et après discussion, repartir. A. leur court après dans la rue pour leur dire dans son espagnol parfait à quel point ils ont tort et qu'ils ne trouveront rien de supérieur dans tout le quartier! Il a gain de cause et leur concocte un menu aux petits oignons; facile, nous avons déjà testé tous les mezzés! Lorsque nous partons, ils ont quitté leur mine dégoutée et mangent de bon coeur. Le patron nous bénit.
D'ailleurs, là, c'est l'heure de passer à table pour ceux qui se lèvent demain à quatre heures, en route vers Sakkarah.
Je vous laisse, on va grignoter un bout à l'Estoril!
Ils nous ont conseillé un autre hôtel que nous avons décidé d'adopter, mais je vous raconte ça demain!

Lundi 22-Rassurantes nouvelles du front

En fin de compte même si c'était |absolument trop tard pour travailler et que je le savais, nous sommes entrés sur le site (comme ils disent) à dos de chameau vers 6h30, bien avant l'ouverture donc et nous avons eu Kéops et Kephren pour nous tout seuls dans le soleil levant et même si c'était trop tard pour travailler, il faut être juste, c'était vraiment quelque chose. Elles étaient là, les trois grandes et les trois petites avec encore trois autre petites plus loin en contrebas et nous avancions lentement à leur rencontre au rythme chaloupé de notre monture. On était les héros du film, en tendant l'oreille, je pouvais entendre la bande son, un petit oud* jouer au loin (* petit luth oriental).
Notre guide Mohamed parlait un brin de français et assez d'anglais pour rendre une sorte de conversation possible. Il était gentil ou en avait l'air,nous ne le saurons jamais, et nous avons vécu là deux belles heures en nous promettant de revenir bientôt par nos propres moyens.
8h-Nous nous faisons déposer au quartier copte sur Mari Girgis deux heures plus tôt que prévu, pour flaner la main dans la main, encore un peu secoués que nous sommes par ces émotions.


Cimetière grec orthodoxe-Dimanche


Je sais pas si c'et avec ce genre de photos que je vais gagner ma vie!


© A.

Toutes les petites échoppes sont encore fermées bien qu'il fasse grand jour et déjà chaud mais nous connaissons une petite terrasse agréable où le type fait du thé et de délicieux sandwiches chauds au fromage et à la tomate avec pain au sésame qui ne devrait plus tarder à ouvrir, nous allons l'attendre de pieds fermes. En plus, il y a des toilettes!
Nous fichons le camp au premier car de touristes, rassasiés et réconfortés. A. qui ne sait rien me refuser d'ordinaire et encore moins si je suis chiffon, me conduit jusqu'au souk-el-fustat. Nous achetons en passant quelques jolies cartes, les premières, et comme il y a de très jolies babioles, je fais quelques emplettes pour les miens, papyrus pour quelques uns et des pyramides en plâtre pour les privilégiés! Elles font serre-livres ou cale porte au choix, c'est pas formidable, ça?! Mon amoureux me fait cadeau d'un magnifique scarabbée en lappi-lazuli, gros comme dans les contes orientaux.

ça va déjà beaucoup mieux!
On est déjà des habitués, on rentre en métro.
PS : On n'est que des billes, on est parti ce matin sans l'Ixus, donc pas de photos de nous sur le chameau, il faut me croire sur parole!
On fera mieux demain.
Enfin, si A. va mieux, parce qu'il attrappé la tourista et il est tout malade au fond de son lit, le pauvre cher amour.

Sakkarah toujours pas, suite et fin.

J'ai pleuré ma confiance abusée, mes illusions perdues, mon amour de la photographie incompris, mon innocence arrachée en lambeaux que tentaient de se partager des hommes comme des chiens.
A. impuissant assistait au carnage.

Pour ceux qui se demanderaient comment est la photo à la fin. Je dis, c'est une bonne photo.

Lundi 22-Sakkarah toujours pas

Aujourd'hui lundi. 36°.
Voilà, ça recommence, la sonnerie du réveil au milieu de la nuit, l'eau chaude pour le thé, la petite orange douce et nous, dehors, encore tout titubants de sommeil.
Le chauffeur que nous avons obtenu assez cher par l'hôtel est là qui nous mène à sa grosse voiture. Voilà un homme qui gagne mieux sa vie que nous! Il a été convenu au moment des négociations pour le prix que nous serons sur la route de Sakkarah, la route d'hier donc, avant le point du jour et qu'il s'arretera toutes les fois que je le souhaiterai pour faire les images que je n'ai pas pu faire dimanche et, ce, jusqu'à Sakkarah. C'est pour ça que nous le payons 5 ou 6 fois plus cher qu'un taxi, plus cher même qu'un taxi à la journée, pour qu'il accepte de s'arreter autant de fois que j'en ai besoin. L'idée restant de voir la pyramide avant le lever du soleil.
Il faudrait écrire une petite nouvelle pour exprimer comment nous avons été embrouillés et abusés et combien chacun avait à coeur de nous dépouiller de son mieux. Difficile de dire le sentiment de dégoût, de méfiance et de peine grandissant que cette attitude génère chez nous heure après heure.
Nous n'avons pas vu Sakkara, nous ne l'avons même pas approchée, notre chauffeur touchant de l'argent d'un loueur de chameau et n'ayant eu de cesse de me convaincre qu'il serait impossible d'approcher des pyramides avant l'ouverture du site et que, pour mon bien, je lui fasse confiance, qu'il comprenait combien c'était important pour moi et qu'il allait m'amener au bon endroit au bon moment, qu'il voulait que je sois heureuse et que pour ça il fallait que je m'en remette à lui.
Vingt minutes durant, avec une voix persuasive, dans un anglais correct mais dont je comprenais à peine un mot sur dix à cause de l'accent, à me répéter de me laisser conduire plutôt ailleurs pour mon bien.
Nous nous retrouvons dans la nuit noire, au fond d'un box mal éclairé, tenu par un type qu'il a fallut tirer du lit, à négocier une heure à dos de chameau pour une ballade dont nous entendons parler à cet instant pour la première fois. Je suis comme une petite mouche prise au piège et c'est fascinant le numero égade duetiste qui se joue là pour nous entre "notre" chauffeur qui parait nous protéger et le loueur qui flaire mes besoins et espère bien emporter le morceau. A. se débat comme un tigre, refuse de payer ce prix exorbitant, merveilleusement fluctuant au demeurant et complètement arbitraire, tandis que le chauffeur me prenant à part, d 'une voix caline m'enjoint de céder pour mon propre bien.
Dans un dernier sursaut, nous nous arrachons de là, remontons dans la voiture et bien que le temps nous soit compté, je demande la route de Sakkarah comme convenu. Nous avons le sentiment de l'avoir échappée belle. C'est une illusion.
Le chauffeur, ici c'est driver pour distinguer du taxi, fait mine d'approuver bien que ce soit une défaite pour lui et que notre argent lui file sous le nez.
Difficile pour nous d'imaginer que la vie puisse être une vaste, cruelle et subtile partie d'échec ayant pour but d'abuser le pèlerin. A ce jeu, nous manquerons toujours d'entrainement et toujours c'est nous qui aurons les noirs.
D'aucuns diront que c'est bien fait, que c'est une revanche, que nous sommes riches finalement, que nécessité fait loi et que la misère fait d'eux des prédateurs pour nous, proies faciles; la juste loi de la nature qui veut que les forts mangent les faibles, la sélection naturelle.
Peut -être.
Mais je revois la grosse berline du driver ce matin, la galabieh usée de celui qui nous guidera plus tard dans la matinée et ça me pose question.
In Egypt, whith money, all is possible! En Egypte, avec de l'argent tout est possible!
Nous entr'apercevons brièvement ce matin la partie visible d'un iceberg, toute cette vaste canaillerie qui régie la vie ici et dont nous sommes "les dégats collatéraux", car l'hôtel se fait payer par le driver qui se fait payer par le louer, le vendeur de parfums ou de papyrus, ainsi que le guide, qui lui même paie également le loueur de chameau, la police et les gardes, qui donnent à leurs supérieurs etc
Nous pouvons être innocents.
Nous passons par là, innocents, moyeu inconscient de cette vaste roue.
J'ai payé ce matin pour photographier le sphinx au point du jour. J'ai payé très cher et je ne parle pas seulement d'argent; A. pourra dire que j'ai pleuré derrière le mur d'enceinte qui me séparait des pyramides;qui en évoquant les pyramides voit le mur d'enceinte et ses barbelés?

Petit pain quotidien

Je m'aperçois en dictant mon dernier billet à A., que je ne parle pas beaucoup de notre quotidien ; c'est passé un peu à l'arrière plan de mes préoccupations ces dernières heures.
Mais voilà…
Il fait quand même vraiment chaud, 32° degrés aujourd'hui, entre l'humidité et la pollution extrême, c'est parfois réellement difficile de respirer.
En lisant le dernier message de Djouna, 0° degré à Reims cette nuit, je me rends compte tout d'un coup que ce n'est pas pour tout le monde pareil.
Un coup de chance, nous avons trouvé un restaurant vraiment formidable et nous y prenons presque tous nos repas.
Il n'y a que les mauvaises langues pour dire qu'on mange mal en Egypte !
Il ne faut pas les croire, à l'Estoril, ambiance calme et lumières tamisées, les Mezzes sont délicieux. Ce sont des sortes de Tapas chaudes ou froides qui vont du bol de crudités, mais on ne peut même pas imaginé la douceur des légumes, le sucré du concombre, le goût et le craquant de la salade, des tomates, rien avoir avec chez nous, même quand ça pousse dans un jardin, pardon ma petite mémé chérie ; qui vont donc du col de crudités aux petites boulettes de viandes à la cannelle (oh oui fait A.) en passant par des ailes de poulet grillé avec leur sauce ail-coriandre.
A midi c'est eau minérale (1,5L), le soir bière locale, assez bonne dans le genre léger.
Seul bémol, pas de pâtisseries orientales dans la carte des desserts.
A. se console parfois avec une glace à la mangue en sortant, moi, je suis tombée en extase devant une petite tasse de café turc à la cardamone.
Que ceux qui veulent que j'en ramène lèvent le doigt ! J'ai déjà repéré où acheter le petit pot pour le préparer.
A par les femmes voilées, l'architecture fracassée, la pollution et la circulation effarante, ce qui me trouble le plus, et porte sur les nerfs, c'est d'entendre psalmodier à longueur de journée les bienfaits d'Allah, qui est grand comme chacun sait, au travers de hauts parleurs.
Je ne parle pas du muezzin mais de sortes de litanies interminables qui vous poursuivent dans la rue, dites d'une voix calme, par un ou plusieurs types invisibles au dessus de vous.
Imaginez vous une seconde en train de faire vos courses en ville, je sais pas moi acheter des petits gâteaux à la crème, ou vos clopes, pour ceux qui fument, avec une voix d'homme ferme, grave et monocorde, qui dirait venue de nulle part, Jésus est grand, Jésus est votre sauveur et mérite votre foi, Jésus vous aime, n'importe quoi d'autre du même genre à longueur de journée.
Ça pose question non ?!
Pour finir sur une note positive, nous sommes devenue A. et moi, les champion de la traversée kamikaze, une 4 voies à double sens ne nous fait pas peur.

Il faut nous voir courir la main dans la main au milieu des voitures en folie…
Vrai, je suis encore assez en forme pour mon âge !
Mon Tonton, y a pas d'avenir, ici pour toi, dans la carrosserie, tous le monde joue aux autos tamponneuses, les mecs s'en foutent de perdre une aile sur le bord de la chaussé du moment que la caisse roule et que le klaxon fonctionne. Encore ce matin en allant à Sakkarah (voir billet A.), notre taxi s'est fait arracher l'aile arrière par un camion, bon il est juste sorti jeter un œil et gueuler un coup et puis basta !

J'ai failli voir Sakkarah par A.

Le réveil sonne à 4h30…le compte à rebours commence. Nous devons arriver à Sakkarah avant que la lumière ne soit trop dure.
Dans le ciel une petite lueur orange et verte pointe son nez. Nous partons à l'heure prévu, en taxi… et là pas de chance, le taxi nous amène à Gizeh au lieu de Saqqarah et nous abandonne là.
Nous en prenons un autre et découvrons la route de Sakkarah…
Une route en terre au bord d'un cours d'eau décharge, des familles entières sur des charrettes menées par un âne fatigué.
L'Afrique.
La lumière, elle, continue de changer, de monter…
Comble de malchance le taxi se trompe de route.


C'est trop tard, la lumière est trop dure, nous reviendrons une autre fois, plus tôt encore.
Dans l'autre sens accrochage avec un camion et encore cette route, des enfants vont à l'école bien habillés, d'autres errent nu pieds dans les détritus.
Depuis le matin nous avons fait presque 2h heure de route avec des taxis qui ne comprennent rien, celui là ne comprend pas notre changement d'avis sur Sakkarah, il nous ramène malgré tout au Caire.
Embouteillages monstres…difficile de respirer.
Premier chameau  au milieu des bagnoles !
Nous avons roulé 2h30…nous ferons mieux la prochaine fois… un peu de frustration…petites tensions.
Nous allons dans le quartier Copte, rentrons dans un grand cimetière.
Flore commence à travailler…moi aussi je fais quelques images avec le numérique.
Ça va mieux.
Nous verrons Sakkarah une prochaine fois.


© A.

Dimanche (extrait)-Nous n'avons pas vu Sakkarah

Vers six heures ce matin, dans le petit jour laiteux, depuis le siège arrière de notre taxi, je me suis trouvée nez à nez avec la pyramide de Keops au détour d'un rond-point. elle dépassait légèrement derrière un lampadaire, grise, pâle, douce et inattendue, humble ; sa splendeur humiliée par une vulgaire urbanisation galopante.


C'était comme arriver au chateau cathare de Peyreperthuse par la route, en voiture, comme un éléphant attaché à son pieu dans un zoo, j'ai eu de la peine pour elle, une vraie peine et une terrible tendresse. Ils ont construit un mur d'enceinte autour d'elle avec des gardes et les voitures, les camions klaxonnent toute la journée à ses pieds.
Guizeh

Premières images...

Est-ce que déjà je me réconcilie avec la ville parce que j'ai fait aujourd'hui mes premières photos ou est ce plutôt que j'ai fait cet après midi c'est deux petites photos parce que je commence à me sentir mieux ici ? Mystère.
Le fait est que nous avons eu une bonne journée !
Nous tirons de petites leçons et prenons les petites mesures en conséquence, nous nous organisons !
Ce matin, délicieux petit déjeuner sur la terrasse ombragée de l'hôtel ; j'ai ouvert le thé "Sweet Shanghai" dont un vendeur de chez Mariage m'a fait cadeau avant notre départ. Doux, divin.
Et comble de bonheur, nous avions acheté hier, à prix d'or (voir article A.), on s'est fait rouler dans la farine, deux merveilleuses petites oranges. Tellement délicieuses que j'ai demandé de quel fruit il s'agissait… Je pensais à une sorte de croisement exotique, je voulais ramener des pépins pour ma grand-mère ! Il aurait fallut ramener le soleil aussi.
Donc ce matin, en sirotant mon thé, je prends un long moment pour écrire, en profitant d'un peu de fraîcheur. J'échange quelques regards timides et de grands sourires complices avec toutes les jeunes de la maison faute de pouvoir nous raconter beaucoup plus.
C'est touchant ces sourires échangés avec les femmes, les jeunes filles, voilées, partout ici dans la rue, dans les boutiques.
Comme une reconnaissance, juste une complicité immédiate qui fait fi de toute les distances, juste une femme qui reconnaît l'autre comme étant avant tout une femme aussi. Tout se donne de l'autre et de soi en un instant.
Cadeau.
Je suis venue ici avec un jean noir et une blouse large à manches longues, deux pantalons larges que je porte avec des tee-shirts Petit Bateau à manches longues, ras du coup, mais très moulant. Et toutes ces femmes voilées qui me sourient, elles ne me jugent pas, je le sens bien. Juste, elles me regardent et moi aussi je les regarde de tous mes yeux. Bon, alors on se sourit.
Une chose et sûre, j'emporterai ça, de ce pays, dans mon cœur.
Ça console des hommes pour qui nous sommes presque quasiment des sortes de porte monnaie ambulant. Mais je dois dire que pour tout le reste, ils ne sont pas du tout lourd avec moi, ni pressant, en tout cas un millier de fois moins qu'a Paris, et puis comme ils ne parlent pas français, ils ne peuvent pas me poursuivre de leurs réflexions salaces !

Depuis la terrasse de l'Hotel Ramses II – 12ème étage

A. dit que j'ai passé la journée d'hier en état de choc, et c'est vrai.
J'aurais donné presque n'importe quoi pour n'être pas là, maintenant.
Je crois que c'est dû en partie au fait que je n'ai pas voyagé assez étant plus jeune, pas quitté l'Europe, en tout cas depuis très longtemps, et que rien ne préparé à cette saleté partout, à cette violence et à ce chaos urbains, à ce vacarme constant de nuit comme de jour.
L'autre cause, plus souterraine, plus difficile à percevoir, c'est l'impact de la pression que je me met à moi-même en ce qui concerne la photographie.
Pour la première fois, j'ai investi une somme conséquente pour moi dans la conception d'une nouvelle exposition. J'ai fais des images dans ma tête ou tout au moins, j'ai quelques idées sur ce que j'aimerais ramener. Partir avec 10kg de Polaroids n'est pas anodin et certainement c'était un parti pris assez risqué, et maintenant  me voilà rattrapée par la réalité et comme frappée de plein fouet.
Je ne suis pas venu ici pour ramener un reportage sur l'Egypte, et certainement reporter et un métier, je n'en serais pas capable, aussi me voilà écartelée entre ce que je vois, les immeubles en ruines, la saleté extrême, les femmes voilées, et le poétique monde intérieur que je m'étais construit entre doux souvenirs, photographies de Maxime du Camp en N&B, cyanotypes et images des années 20 orientalistes.
Violent.
Le petit déjeuner nous est servi sur les restes du précédent, un sachet de thé Lypton dans un verre trouble, une portion de fromage fondu et une capsule de confiture d'abricot accompagnent pauvrement la baguette locale.
Infect.
Nous retournons dans notre chambre et je me sens partir à la dérive, comme dans un roman de Paul Bowles ; certainement la fatigue du voyage et des jours précédents aggrave ma sensibilité mais je voudrais pourvoir fondre en larmes, pelotonnée au fond du lit et qu'on me sorte de là.
Le bruit incessant me met les nerfs à vif.
Pourtant nous n'avons pas encore posé un pied dans la rue.
Comment vais-je pouvoir passer 10, 12 jours ici ? Comment ai-je pu seulement l'imaginer.

Au fond je me déçois moi-même, je m'en veut de n'être pas plus résistante, de ne pas savoir rebondir, d'être un petite chose Fitzgéraldienne, précieuse peut être, mais fragile et légèrement ébréché.
A. par la force de l'habitude, de l'amour aussi certainement, maîtrise la situation d'une main de maître, m'arrache de là, et quelques heures difficiles plus tard, il m'a trouvé un nouvel hôtel, tout propret, pas luxueux non, mais moi ça me parait extraordinaire.

Il y a une jolie lumière dorée qui filtre de la porte fenêtre dans la chambre et même si tout est vilain, tout est propre et baigné de cette belle lumière.
J'ouvre les bagages à nouveau et je m'installe avec reconnaissance même si nous n'avons pas adopté cette ville et que je me tâte encore pour partir vite vers Louxor.
Trouver un petit endroit où manger et dormir, surtout dormir longtemps. Tenter de récupérer, de se récupérer.

Premières journées au Caire par A.

Une nouvelle journée au Caire qui commence, seulement 2 nuits et déjà 2 hôtels différents.
Cette fois le Ramses II nous convient.
Hier soir la ballade nocturne (il fait déjà nuit à 18h30) a été étonnante.

L’obscurité cachant la saleté de la ville, la musique sortant des felouques où les Cairote ont l’habitude de se fréquenter, les gens assis tout le long du fleuve, en famille ou entre ami, buvant du thé ou des orangeades préparés à même la rue par des vendeur ambulant, les familles faisant du shopping à dix heure du soir dans les rue éclairé et le petit restaurant consolateur, cette ville nous apparaît un peut moins dure.
Le bruit des voitures, des klaxons, des appels à la prière, des climatiseur et encore les klaxons incessants, cela ne s’arrête jamais, même pas la nuit.
Les femmes sont majoritairement voilées, en général très maquillé, sur leurs pantalons elles portent souvent une jupe ou une robe originale, coloré, courte, presque sexy si on oublie le pantalon.
Souvent les femmes regardent Flore en souriant gentiment.
Pour l’instant je ne suis pas encore optimal pour la négociation et le fait de ne pas connaître le prix des choses fait que nous allons encore pouvoir nous faire entubé, euh… avoir, quelques jours.
Mais attention, dès que j’aurais les barèmes en tête, c’est fini, assez joué avec Le Touriste, fini les 2 oranges au prix du kilo !

Jour J - 18/10/2007- Arrivée au Caire

J’aurais voulu, comme dans les années 30, aborder l’Egypte par la mer, voir ses côtes apparaître peu à peu dans l’aube pale, appuyée au bastingage d’un bateau. Je ferme les yeux, je vois la lumière douce du matin jouer sur les perles de mon sautoir, la soie sauvage grège d’un manteau qui frissonne ; la présence de ce très jeune amant à mes côtés faisait murmurer sur notre passage durant la traversée. Bientôt, se dessine le port d’Alexandrie.

Au lieu de quoi, nous tombons du ciel au milieu de la nuit.
Nous étions en quelque sorte nulle part. Maintenant nous sommes AILLEURS.
L’avion, ayant pris du retard à Barcelone, nous arrivons bien après minuit.
Impossible de dire le choc que ça représente d’être là, même si on n’a parlé que de ça, ce voyage en Egypte, tous ces derniers temps.
A vrai dire, il n’y a aucun lien entre l’imaginaire et la réalité.
Un taxi épuisé, envoyé par l’hôtel, nous attend, le malheureux, depuis un long moment car il nous a fallut encore acheter les visas, changer de l’argent et présenter nos passeports. Pour ma part, j’ai juste ma carte d’identité et pendant un moment je crains de ne pas pouvoir rentrer faute d’avoir une photo pour joindre au visa. Pas un photomaton en vue et les gardes qui s’obstinent "photophotophoto". A. n'a pas pris son portefeuille, je n'ai pas ma carte orange; je tends ma carte de visite.

De guerre lasse ils finissent par me laisser rentrer, j'en suis quitte pour la peur.


Trajet Aéroport-Hôtel (Le Caire)
La barrière de la langue est quasi infranchissable, même si chacun s'efforce de baragouiner l'anglais.
La voiture est une épave qui empeste l'essence et dont les portières ferment à peine. Naïfs, nous cherchons machinalement nos ceintures de sécurités. L'intérieur est recouvert de peluche verte et de housses crochetées à la main rayées rose et noir.
Qui n'en a pas fait l'expérience ne peut imaginer la circulation au Caire ni les manières Cairotes.
Notre taxi conduit a tombeau ouvert dans sa poubelle en chantant a tue tête ; le passage en force à grand coup de klaxon est ici l'unique lois, ni les feux, ni les passages cloutés ne paraissent avoir un sens, il n'y a évidemment pas de limitation de vitesse, le piéton qui souhaite traversé adresse une prière à Allah qui est grand et s'engage en courant entre deux bolides meurtriers qui ne freineront pas pour l'éviter mais l'agoniront d'injures et de coup de klaxon.
A moins de rester toute la journée sur le même trottoir du même pâté de maison, il va falloir s'adapter !
La ville de nuit nous apparaît comme ayant été dernièrement frappée par l'apocalypse.
Mais il faudrait avant toute chose avoir dit l'odeur, cette odeur de caoutchouc brûlé qui nous a saisis avant même notre sortie de l'avion, une odeur d'accident grave ou d'incendie que nous reconnaissons tout de suite pour être celle du Caire et bientôt indissociable pour nous du vacarme incessant de la rue.
La pollution nous saisie littéralement la gorge, nos lentilles se transforment en sable dans nos yeux hallucinés.
Nous traversons la ville à un train d'enfer et dans la nuit elle semble avoir été dessinée par un Enki Bilhal orientalisant, dépressif ou ivre. 

Le taxi stoppe brutalement dans un concert de klaxons et nous voilà avec nos sacs sur le trottoir devant un immeuble en ruine gardé par une camionnette de l'armée. Un lampadaire au loin éclaire chichement la scène d'une lumière verdâtre. Au fond de la cour se balance un enseigne rouge, Select Hôtel.
Salam and Bienvenue, Welcome.
Un homme surgit de l'ombre, qui nous suit ou nous pousse, on ne sait trop, à travers les gravats jusqu'à un ascenseur, je veux dire une cage d'ascenseur.
Huit étage durant nous regardons par les grilles sans osé y croire.
Select Hôtel.
Un homme visiblement hésitant et pris de court fais semblant de prendre en compte notre réservation faite voilà 1 mois et confirmée la semaine passée, et nous conduit à regret à travers des pièces obscures et encombrés vers notre chambre.
Il est presque 2h du matin, nous sommes lessivés, et je n'aspire qu'à un brin de toilette, le bisou du soir et dormir dans des draps propres.
La chambre dramatiquement jaune du sol au plafond n'a pas été faite, un des trois lits a visiblement déjà servi, pour les deux autres nous décidons de ne pas approfondir, la poubelle est pleine, la serviette encore humide et la savonnette glissante sur le rebord du lavabos, la chasse d'eu coule en permanence, la clim se met en route dans un bruit et une odeur de poids lourd qui démarre et, je ne sais comment dire, les chiottes sont dans le bac à douche ou vice et versa comme on préférera.

Effectivement, comme le note avec bienveillance le Routard, nous bénéficions d'un petit balcon (avec vue sur les toits)!

Nous restons légèrement saisis, assis chacun sur notre lit, avant de décider de tout remettre à demain.

Je termine ma journée par une bonne douche bien glacée, faute d'eau chaude, et me glisse dans mon lit avec un petit sourire courageux à mon cher compagnon.
Il n'y a qu'un drap, je tire la couverture sur moi en gémissant.
Bonne nuit les petits.

Jour J -2

Tellement de travail à rendre et de choses à faire encore, ça vire au cauchemar ; j'ai l'impression que le temps passe à toute vitesse et à la fois que ce départ n'arrivera jamais!
Je fais des listes
J'ai l'impression de ne pas avoir quitté mon ordinateur depuis la nuit des temps.
Je suis juste épuisée. J'en rêve la nuit, par terre sur le couchage improvisé du bureau
Les téléphones sonnent encore toute la journée, des inconnus adorables qui voudraient bien travailler avec moi, qui sont prets à attendre mon retour...c'est touchant, rassurant aussi, mais là je suis tellement tellement fatiguée...

UPS n'a toujours pas livré les Polas. J'essaie de ne pas envisager le pire.

Jour J -3

Nous décidons de quitter notre appartement et de venir camper au Studio pour finir à temps les travaux en cours.
Ainsi j'ai déjà pu tester le poids de mon sac à dos !
Les Polaroids ne sont toujours pas arrivés... quand je ne travaille pas je fais Zazen face au mur.

Jour J-6

Ouf nous recevons à temps le tout petit ordinateur portable que j'ai obligée A. à m'acheter.
Bon, c'est pas le Toshiba Porteger 500 qui pèse moins qu'un ortolan, qui valait les yeux de la tête et que j'ai pas pu me payer mais un jolie petit MSI tout noir, guère plus lourd que 2 plaques de chocolat (grosses les paques de chocolat !!!).

Jour J - 7

Antinauséeux
Antidiarréiques
Antibactétiens
Anti inflamatoire


Antibactérien cutané
Gel rinçage mains, anti bactérien, anti fongique, anti virus

Aîe, j'ai oublé les pastlles pour l'eau...

Shooting pour Baron(NE)

Mardi. Studio Benoist Demoriane-Ivry.
Shooting pour le catalogue des jeunes créateurs de mode Baron(NE).

© Flore

Dans la pure tradition du genre, 11 heures non stop, les vêtements qui s'enchainent, le contre la montre intenable, la mannequin tremblante de froid et, plus tard, toute l'équipe transie, le déjeuner sur le pouce et les tensions qui surgissent avec la fatigue, parce qu'il y a tellement d'enjeux. Mais aussi la maquiileuse qui pense à préparer du thé bien chaud pour tout le monde, les sandwiches de midi délicieux, à la catalane, préparés avec soin, ça se sent, le cachemire gris de la styliste sur les épaules de Marcella à chaque temps mort, ses moments de grâce sur la mezzanine, les looks reussis qui réveillent le regard, le lieu magique qui porte l'image et me facilite diablement la tâche, mon amoureux qui est le plus attentif et le plus formidable des assistants et les tensions qui se surmontent et se dépassent aussi vite qu'un orage d'été et chacun qui met la main à la pate parce qu'on est là, tous tendus vers le même but, finir ces putains de photos avant que le studio ne ferme. Et les reussir!


© Videocomedia

Alors, merci à tous, Nö, Inès, Sybile, Lambert et toi, A.!

Spams vaincus....enfin j'espère !

Je viens d'installer un nouveau système pour les commentaires, le Captcha.
Il faut dorénavant recopier une petite série de chiffre pour envoyer un commentaire.
En espérant que cela bloque enfin les robots malfaisants sans trop déranger les mamans larguées et les copines blondes.
Vous pouvez donc désormais laisser des commentaires.

Spams et autres commentaires, l'enfer!

Désolée, jusqu'à présent, vous pouviez laisser un petit commentaire à mes billets et, il avait été fait pour ça surtout, ce blog, pour échanger des impressions et partager quelques bricoles, quelques sensations, sourires et sentiments entre copains dispersés à droite, à gauche et inconnus de part le monde.
C'était le jeu. et ça m'allait bien comme ça.
J'avais répondu à la demande de ceux qui voulaient plus que sur le site ou simplement autre chose. On l'avait fait aussi beaucoup en prévision de ce fameux voyage en Egypte...
Mais bon là, 900 Spams ou pseudos commentaires minés seulement pour la journée de samedi, ça fait un peu beaucoup pour moi!
Alors tant qu'on n'a pas trouvé de solutions pour endiguer ce flot atterant, exaspérant, pardon, mais il ne sera plus possible de laisser de petits mots et j'en suis la première navrée.

On espère régler ça très vite avec l'aide des internautes!
Pour ceux qui ont mon mail, on passe par le mail...merci

Préparatifs / Une pensée pour vous, les filles!

Grâce à ma grande amie, Catherine, à qui j'enseignais la photographie, voilà vingt ans déjà, et à sa soeur, la belle Anne, qui acceptait de poser pour nous à l'époque, blondeur de blé, oeil bleu de lin et pommettes hautes de russe; grâce à leur fidélité en amitié, j'ai maintenant un contact précieux et charmant au Caire. Premiers courriels échangés donc, avec Delphine, cette amie d'Anne que j'avais croisée quelques fois à Toulouse du temps de mes jeunes années et qui, maintenant, vit et travaille au Caire, ce qui m'emplit de curiosité et d'une sorte d'envie.
Et tout est simple dès le premier contact.
Elles sont formidables ces filles, ces femmes, fidèles, généreuses et gaies.


Mathilde, la benjamine de Catherine. Promenade d'automne.

En ce petit matin parisien ensoleillé et frisquet, j'ai une pensée reconnaissante pour vous trois où que vous soyez en ce moment et je vous adresse un grand sourire, un grand merci, avant de retourner au labo, chambre noire pour la journée.
Et toi, Delphine, là-bas sous le soleil cairote, il me tarde que nous fassions plus ample connaissance.
Alors, je te porte quoi, dans mes valises, de la terre natale? Du thé de chez Mariages frères? Une plaque de chocolat noir au piment d'Espelette? Une bouteille de bon Bourgogne? A moins que tu sois plutôt Bordeaux?! De petits pochons emplis de lavande pour tes armoires?
Parce que pour les croissants chauds du matin, pardon, mais ça va être trop difficile!

Je pense à vous, les Belles, je vous embrasse.

Le travailleur catalan

Nicole Gaspon, toujours adorable, tient sa promesse et je découvre aujourd'hui avec plaisir son petit papier qui annonce avec sensibilité l'exposition "Je me souviens de vous'' à la Galerie-Librairie Torcatis...ça me console un peu de ma déception d'avoir appris presque au même moment que le Conseil Régional vient de me refuser la subvention qui devait servir à l'édition du catalogue.
Surtout, ne pas se décourager!