Lire sur la vie de Lee

L'oisiveté de ces jours de fêtes passés en famille permet que je me replonge avec délices dans l'excellente biographie (à mon avis) de Lee Miller par Carolyn Burke (Ed. Autrement).
Je suis reconnaissante à l'auteur de son style clair et concis ; seules ses interprétations "psychologiques" de certaines photographies me laissent dubitative, assez bien placée comme je le suis pour savoir que chacun peut voir ce qu'il veut dans une photographie et à défaut d'écrits de Lee Miller sur ses intentions profondes. Déduire quoi que ce soit de l'inconscient d'un photographe au travers de l'équilibre des masses d'ombre et de lumière ou du choix d'une porte comme sujet, me paraît assez risqué.
Pour le reste, je suis toujours avec plaisir les acteurs principaux de cette histoire où bien des êtres chers font de discrètes apparitions, Capa, Heminguay...
Je n'en fini pas de mettre en place les pièces de ce puzzle fascinant que sont les années 30.
Evocation du bar du Savoy à Londres, je ne peux m'empêcher de me demander de quel oeil Robert Capa regardait Lee et vice et versa.
Ma curiosité est éveillée par l'évocation et les références assez fréquentes à une photographe que je connais mal, Margaret Bourke-White. Sans doute vais-je tenter de trouver quelques livres la concernant, son oeuvre-sa vie, dès mon retour à Paris.
Les conseils sont les bienvenus!

Petite vidéo oubliée de Djoser


J'avais oublié cette vidéo de la dernière journée de travail...enfin à Sakkarah !

Précision sur les photos

Je vous rappelle que sauf mention contraire, toutes les photographies de ce blog sont de Flore.
Elles ne sont pas libre de droit et doivent être crédités : © Flore

Retour d'Egypte

Aujourd'hui, rendez vous avec Guillaume Fleureau de la Chambre Noire pour commencer à travailler sur les premièrs polas faits en Egypte.
Dominique Gaessler n'étant malheureusement pas disponible pour donner son avis éclairé, je choisi seule avec Guillaume les cinq photos qui seront montrées en avant-première le Dimanche 16.
Nous avons lancé les invitations depuis Louxor pour cette présentation privée qui réunira autour de thé à la menthe et de patisseries orientales nos intimes, amis, acheteurs, confrères et les rencontres charmantes faites durant le voyage.
Il s'agit de faire un petit signe d'amitié pour marquer notre retour et de montrer un extrait de la série égyptienne "Sabah el Nour" à tous ceux, fort nombreux et le plus souvent silencieux, qui en ont suivi, au jour le jour, la réalisation au travers du blog.
Je voulais que les billets du blog concernant le voyage en Egypte, de part leur intimité (publique) même,permettent à chacun d'acceder en temps réel au processus de création de la série que j'étais partie essayer de réunir.
Et maintenant, le temps est venu de montrer un peu de ce travail ; la production d'une future exposition n'étant pas encore assurée, la date de la présentation à Paris demeurant fort incertaine.
Après concertation avec mon tireur, nous sélectionnons cinq polas sur les trente qui constituent sabah el Nour.
En pareil cas, le choix me parait toujours un peu délicat, qui ne tient pas forcément compte de mes préférences mais plutôt de diversité et d'unité à la fois.
En l'occurence, s'agissant de polaroïds et alors que nous n'avons pas encore commencé à travailler sur le fil délicat qui les reliera, c'est plus risqué que tout.
Guillaume déteste travailler ainsi sur l'extrait d'une série et je sais qu'il a raison, car l'état d'esprit dans lequel nous sommes dans le temps que nous la finalisons influe toujours d'une manière ou d'une autrze et il est plus difficile d'être parfaitement raccord si l'on travaille 10 photos cette semaine et 10 trois mois plus tard.
Je le sais pour l'avoir expérimenté lorsque nous avons dû terminer "Je me souviens de vous" pour l'exposition des Journées du Patrimoines, six mois après la présentation d'un extrait à Paris Photo. Que les polas existent déjà ne change rien.
Je le sais, mais, financièrement, je n'ai pas trop le choix si je veux montrer quelque chose vite.
Lorsque nous nous mettons au travail, la tâche se complique encore du fait que, contrairement à "Je me souviens de vous" (réalisée avec les mêmes procédés) que j'avais souhaitée plutôt en camaïeux de bruns et de gris-beige, assez désaturée, avec de "toutes petites" couleurs deci-delà, pour Sabah el Nour, j'aimerais beaucoup une belle richesse et une grande délicatesse de teintes. Et donc, ce qui va circuler entre les photos terminées de la série complète doit être infiniment subtil ; en ce sens, travailler ces cinq photos maintenant est une sorte de petite abhération au mieux, un vrai casse-gueule au pire.
A ce stade, pour effectuer cette tâche délicate, je ne voudrais personne d'autre que Guillaume. Même s'il est débordé de boulot et bien moins disponible que je ne l'ai jamais vu, nous nous connaissons déjà, j'ai confiance en lui, il me comprendquand j'essaie de lui dire comment c'est dans ma tête et c'est un vrai tireur, je veux dire un compagnon de travail, avec un avis, des goûts, des impros et des moments de grâce.
Attention, je n'ai pas dit que nous vivions une éternelle lune de miel!

Via Madrid

Escale à Madrid entre 3h 15 et 7h 20, on était déjà à moitiés mort de fatigue en quittant Le Caire, alors là…
Dernière journée égyptienne légèrement décousue et désoeuvrée à partie de midi, heure à laquelle nous quittons le Lotus leur confiant nos bagages.
Il fait doux, le temps est légèrement couvert, se balader en ville est agréable. Nous faisons encore quelques emplettes nous demandant comment nous allons faire pour transporter tout ça !
Sommes devenus des habitués d'Oum el Dounia et de Nomad…
Derniers repas à l'Estoril, dernière connexion internet, chacun nous serre la main et émet le souhait de nous revoir. Inch Allah.
Nous avons cesser de trouver Le Caire stupéfiant, nous traversons le flot rugissant des voitures sans y penser pour demander en arabe la canette de coca et les biscuits secs a la minuscule échoppe en bas de l'hôtel, puis nous dormons à poings fermés sans entendre les coups de klaxon, ni le muezzin qui n'ont pas du changer depuis notre arrivé il y a 6 semaines.
Etrange.
Le taxi qui nous mène à l'aéroport conduit à tombeau ouvert une voiture qui semble à l'agonie, sur le siège arrière je regarde comme à l'aller le démentiel trafic nocturne, maintenant ça me fait sourire.
Nous avons été heureux ici et je quitte le pays en bon camarade, avec un léger pincement au cœur.

Aéroport de Madrid, les toilettes pour dames me semblent un chef d'Å“uvre de modernité ! J'en parle à A..

Dehors il fait 3°C.