Cycle de conférences sur l'Art Contemporain et la Photographie en Seine-Saint Denis



Voilà, c'est pour demain!
Espérons que je vais être à la hauteur...

168 bis, rue de Charonne

Ce matin rendez-vous avec Dominique Gaessler. Je n'ose pas dire rendez-vous de travail tant j'ai de plaisir à le voir.
Je crois être là pour régler les détails de l'intervention du 21 Février à laquelle il m'a fait l'amitié de m'inviter mais, comme nous ne nous sommes pas rencontrés depuis mon retour d'Egypte, j'ai porté les premiers tirages de Sabah el Nour ainsi que les polaroïds pour les lui montrer et avoir son avis.
Depuis le premier rendez-vous qu'il m' accordé voilà déjà une douzaine d'années dans les bureaux de Photographies Magazine dont il était à l'époque le rédacteur en chef, c'est toujours le même rituel, je vais lui montrer les nouvelles séries les unes après les autres et chacun sait dans mon entourage qu' aucun point de vue, pour moi, ne compte plus que le sien.
De la même manière, je mesure la chance que j'ai de pouvoir décrocher mon téléphone, composer son numero et me voir accorder son temps et son attention. Qu'il s'agisse de lui soumettre les dernières images, de doutes ou d'interrogations photographiques les plus intimes, de conseils à propos d'encadrement ou d'un point de détail sur le travail de tel ou tel photographe ; depuis toutes ces années, il a été là pour moi, avec une générosité de regard jamais démentie, une exigence extrème en tout à laquelle se réferer et la somme merveilleuse de ses connaissances comme un coffre au trésor sans fond
Donc, en cette matinée de lundi, glaciale et grisâtre, je découvre les nouveaux locaux de Trans Photographic Press avec le nouveau mobilier très chic du "coin salon" et la longue table de travail en verre, le mobilier rouge, familiers qu'il est plaisant de retrouver.
Sourire du maitre des lieux, en forme et fidèle à lui même, parfaitement élégant en noir d'hiver.
La matinée passe, trop vite, j'écoute avec joie, j'apprends mille choses au détour d'une phrase, comme portée par un courrant qui à chaque instant me rapprocherait du coeur même de la photographie.
Et lorsque je le quitte, c'est comme à chaque fos, pleine de confiance, d'énergie nouvelle et décidée à travailler davantage et mieux.
On aura deviné mon admiration et mon estime, on comprendra sans peine ma reconnaissance pour cet homme qui par sa seule présence m'évite dêtre infiniment seule dans mon tête à tête quotidien avec la photographie.
Après mon départ, je regrette de n'avoir pas porté une botte de belles tulipes blanches ou rouges qui eussent été parfaites sur la nouvelle table basse. Dehors impossible de trouver un fleuriste.

Ni photos ni fleurs

Hier, déjeuner à la maison avec mon pote Arnaud Brunet.
Voilà une éternité que nous n'avons pas passé un moment ensemble parce qu'il est parti pour le Kenya à peine venais je de rentrer d'Egypte.
Je me réjouis de le voir, comme lui de me voir aussi sans doute et pourtant nous nous ratons dans les grandes largeurs.
L'après midi y passe et rarement je nous ai senti aussi loin l'un de l'autre.
Que l'amitié homme-femme est donc difficile!
Il est vrai qu'on peinerait à trouver plus différents que nous deux ; sans doute est-ce notre passion commune pour la photographie qui nous uni le plus.
En l'occurence, je rage in petto contreles histoires de femmes qui lui prennent la tête, l'éloignent de lui- même et de moi, me privent du plaisir d'entendre comment se sont passées ces semaines à travailler au Kenya ; quand je sais depuis midi que Stern lui a octroyé 10 ou 11 pages, qu'à 16 heures passées à peine avons nous effleuré le sujet et qu'il est venu sans une seule photo à me montrer me laissant sur ma faim.
Je regarde les heures passer sans nous rapprocher jamais.
Lorsqu'à la fin il part, je suis épuisée et je le déteste.
Comme on peut détester seulement les gens qu'on aime, j'imagine.
Pourquoi mon pote photographe préféré ressemble-t-il tellement à un champ de mines, mécanisme infiniment délicat et dangerosité extrème?
Voilà un type qui me prêterait sans hésiterson boitier préféré si j'en avais la nécessité, je le sais, pourquoi faut il, qu'étant aussi une femme, certains jours je préfèrerais quelque chose de plus simple, plus doux, qu'il me porte des fleurs, des bonbons, des bijoux, que sais-je?!
Le soir venu, nous nous égratignons encore avec nos sensibilités à fleur de peau, nos différences extrèmes.
Plus tard -Saul Leiter- il dit.
-Lee Miller, la bio*- je réponds.
Ainsi nourrissons nous nos âmes affamées.


*Lee Miller, dans l'oeil de l'histoire une photographe. de Carolyn Burke

صباح الضباب matin de brume

Ce matin, je vais présenter les premières photos de Sabah el Nour à ma galeriste, ce que je n'avais pas encore fait jusqu'ici.
J'espère obtenir une date d'exposition d'ici Septembre, car avec la recherche de la production, c'est ce qui m'importe le plus en ce moment, trouver rapidement un lieu d'exposition pour mon nouveau travail. Et, évidement, il me semble légitime d'espérer que le premier accrochage parisien se fasse à la galerie qui me représente...
Lydie fait un accueil tout à fait enthousiaste aux photos durant l'heure que nous passons ensemble car, après deux années ou davantage que je viens de consacrer au camp de concentration de Rivesaltes, voilà enfin une série susceptible d'avoir les faveurs de sa clientèle.
Je repars sans une date d'exposition.
Pourtant ne sommes nous pas déjà mi-Janvier ?!

Toutes les vidéos de l'Egypte