Mardi - Vernissage

Nous passons la journée à buller en attendant l'heure d'aller à la Maison de Régions.
Petite visite amicale à la Librairie Torcatis pour saluer Roger Costes.

J'en profite pour jeter un oeil sur "Trois" les recueils de Patty Smith qui viennent de paraître et qui attisent ma curiosité depuis quelques jours, mais une fois retiré le blister, le contenu me parait nettement décevant, à part le troisième cahier qui est vierge...charmante idée...mais ça me semble un tout petit peu cher, le carnet de notes...plutôt investir dans le catalogue de l'exposition.

En vitrine, le livre de Koudelka sur le Printemps 68 à Prague est assez tentant aussi, mais, cas unique dans les annales, l'esprit pas vraiment assez disponible pour me décider, je repars les mains vides !

Pour déjeuner, steak tartare rituel à la terrasse du Petit Moka. Nous faisons les lézards au soleil malgré la tramontane qui rafraichit nettement l'admosphère.
La perpignanaise déjà bronzée, montre bras et jambes nus, ce que j'admire en frissonnant légèrement dans mon cachemire.
Après un café tardif, le temps semble avoir fait un bond et, soudain, il est temps de rentrer au Crocodile Rouge se changer et de nous rendre à la Maison de Région.
Mystères du public, lorsque nous arrivons, avec une heure d'avance, nous croisons les premiers visiteurs qui partent et le photographe de L'Indépendant qui me cherche. L'expérience m'a appris qu'il vaut mieux être présente tôt un jour de vernissage, mais visiblement je n'ai pas été assez prévoyante !
Je pose de mon mieux pour un confrère qui me laisse sans une indication, ni un commentaire, me débrouiller seule, quand il serait si simple de guider gentiment la séance...y a plus qu'à prier en attendant de voir le résultat !
Encore quelques bricoles de dernière minute à régler, toutes les filles sont pimpantes, il règne une légère excitation, chacun se demande si ça va être un vernissage réussi et espère...
Je mets fin au suspense : ça a été un vernissage réussi !

© A.

Rien n'y a manqué, les élus étaient présents et attentifs, Monsieur le Consul d'Espagne nous a fait l'amitié de sa présence, la presse, toujours difficile à obtenir, était là aussi et, non seulement, il y avait du monde, ce qui est toujours l'essentiel, mais c'étaient des personnes, qui par leurs qualités, ont donné tout de suite un ton particulier à l'évènement, une ambiance, je ne sais comment dire, à la fois humaine, intelligente, chaleureuse et simple, qui était très perceptible pour un habitué de ce genre de manifestations.
Le Conseil Régional ayant bien fait les choses, régalait les invités d'un riche buffet aux délicieuses saveurs régionales.
20 heures, satisfaits et certainement soulagés, nous tardons à nous quitter, bavardant encore sur les marches du perron.
Eh, je ne veux pas dire que c'était un grand vernissage, qu'on se comprenne bien, mais c'était tout à fait honnête et charmant, surtout si l'on tient compte que je n'étais pas sur mon fief à Paris.

Lundi

8h. Douche brulante et petit déjeuner de rêve.
Nous sommes prêts à affronter ce montage dans l'énergie et la bonne humeur, même si les contretemps devait succéder aux imprévus.
Mais la journée ne réservera que d'agréables surprises ; la directrice de la Maison de Région nous accueille à bras ouverts. Josiane Oliete-Raynaud est une femme chaleureuse, franche, dynamique et efficace, sont équipe lui ressemble, et un courant de sympathie et de confiance s'instaure immédiatement.
Chacune a visiblement à cœur de nous facilité la tache au maximum et d'aider au succès de cette première exposition accueillie par la Maison de Région.

Je me sens respectés comme artiste et choyée, du coup il n'y a pas de problèmes, rien que des solutions, et nous tirons la quintessence de ce lieu dont la fonction première n'était pas forcement d'exposer de l'art contemporain.
A la mi journée nous recevons du renfort en la personne de Perrine Vigoureux venue toute exprès de Montpellier pour nous aider.
Fin de journée, mission accompli sans stress ni tensions inutiles. Dernier coup d'œil satisfait à la salle avant de retourner au centre ville prendre un apéro bien mérité.

Nous pouvons attendre le vernissage de demain l'esprit tranquille...

Dimanche

Dans un dernier effort, après cette semaine assez rude, nous nous arrachons de Paris, direction Perpignan où est prévu demain matin l'accrochage de la nouvelle exposition de "Je me souviens de vous" à la Maison de Région du Languedoc-Roussillon.
Je dis "nous", car, par chance, mon compagnon est à mon coté pour ce nouvel épisode perpignanais.
Enfin dans le train, après un départ retardé de 40min qui met tout le monde à cran, je retrouve les habitudes prises en Egypte, chèche en bandeau sur les yeux et serviette éponge sous la tête pour essayer de me reposer un peu car la journée de demain peut se révéler pleine d'embuches.
Pour le trajet j'ai pris Chicago, le dernier roman de l'auteur égyptien Alaa El Aswany qui est sorti cet hiver lorsque nous étions au Caire et dont j'avais retardé jusqu'ici le plaisir de la lecture. Mais ces dernier temps nous commençons à parler d'essayer de repartir en Egypte cet hiver, ce qui me ferais extrèmement plaisir et lire El Aswany c'est un peu comme commencer à préparer son sac...
Décidément, j'ai les voyages en train de jour en horreur ; lorsque nous arrivons enfin à Perpignan, autant dire que la journée est perdue, nous sommes courbatues et épuisés de n'avoir rien fait. Pour comble, alors qu'il faisait un temps splendide ce matin à Paris, au point que j'ai pris un maillot de bain par précaution, il bruine à notre arrivé.
Heureusement nous voyageons léger-léger et quitter enfin la capitale ensemble pour ces quelques jours suffit à notre belle humeur.
De plus c'est la cinquième fois que j'expose ici en deux ans et nous y sommes presque comme chez nous.
Pas du tout satisfaite de l'hôtel de la Loge, bruyant, obscur, vieillot, et pas accueillant lors de notre dernier séjour pour l'exposition chez Torcatis en septembre, j'ai pris le pari d'une chambre d'hôte cette fois ci, Le Crocodile Rouge. Les photos sur le site de l'office du tourisme était prometteuses et nous espérons ne pas être déçu.
Après la fatigue parisienne j'avoue que je soufflerais bien quelques jours en paix dans un endroit cosy !

Verdict : Le Crocodile Rouge nous séduit immédiatement par le charme attipique de la maison qui l'abrite et l'amabilité discrète de nos hôtes. C'est un luxe, être à 50 mètres de la Loge et dormir dans une chambre aussi silencieuse que si elle donnait sur la campagne, de jour comme de nuit.
De plus la pièce est vaste comme un studio, la décoration reposante, contemporaine sans être froide, aucune fausse note, le couchage parfait avec son matelas extra large et sa literie immaculé. Rien ne manque, ni l'assortiment de café et de thé sur la desserte, ni le choix dans le parfums des gels douches, ni les livres sur la tête de lit. On se croirait en Week End chez des amis.
Je m'installe avec délice.

Petite escapade et grande bousculade

Après cinq jours d'escapade charmante en Corse, retour à Paris pour les quelques journées qui précèdent la nouvelle exposition à Perpignan de " Je me souviens de vous". La liste des choses à faire, à ne surtout pas oublier, est longue comme celle des conquêtes de Don Juan ; envoyer les caisses de transport contenant les photos, vérifier qu'elles sont arrivées à bon port à La Maison de Région, contacter la presse régionale, n'oublier personne dans l'envoi des dossiers, maquetter le carton d'invitation pour la rencontre-débat du 21 Mai avec Pierre Manuel à Torcatis etc, le tout entrecoupé chaque après-midi par des prises de vues avec des comédiens...les journées sont trop courtes, les soirées n'y suffisent pas !

Le blog fonctionne de nouveau !

ENFIN ! Veuillez nous excuser pour cette interruption technique. Cordialement. www.videocomedia.net