Cher Ami, je vous souhaite une bonne convalescence...

Hier, déjeuner dans un bistrot charmant avec Rémi Nicolas.
A une époque, avec Rémi Nicolas, nous avons été assez intimes. Pas réellement intimes, mais assez tout de même.
C'était, il y a longtemps.
Maintenant, nous nous voyons trois ou quatre fois l'an ; parfois en tête à tête, le temps d'un déjeuner au restaurant.
De ces années où nous étions plus proches RN a gardé le goût, l'élégance, de me faire un cadeau parfois.
Aujourd'hui, je trouve sous ma serviette deux packs de Polaroïds SX 70 (ceux qui connaissent sauront ma joie émue, que ceux qui ne connaissent pas imaginent l'effet d'une petite boite avec une bague dedans ! ).
Autoportrait 1930

Un homme qui sait faire ce genre de choses est à peu près irrésistible...

Sauver polaroid

Signer la pétition contre la mort de Polaroid !

Décès de Madame Christine Fersen

J'apprends, ce matin, avec tristesse la disparition de Christine Fersen, sociétaire de la Comédie Française. Il me revient plein d'images en mémoire de cette période où étant photographe de spectacle, je travaillais assez souvent au Français et, des nombreuses fois où je l'ai photographiée, celle dont je me rappelle le mieux c'est lorsqu'elle jouait Lucrèce Borgia de Victor Hugo à l'Opéra Comique sous la direction de Jean-Luc Boutté.
A l'Opéra Comique, parce qu' autant qu'il m'en souvienne, en 1994, la Comédie Française était en pleine rénovation et la troupe était là, hors les murs.

C'est cette fois là, plutôt que toutes les autres, parce que qu'ensuite Jean-Luc Boutté allait mourir et très peu de temps après Eric Doye et que, pour nous qui les avions aimés dans la vie et admirés sur scène, il faudrait continuer sans eux.
Aujourd'hui, j'ai une pensée pour ceux que le décès de cette grande comédienne laisse dans la peine et pour la troupe dont elle était la doyenne.

Jeudi - Cours de photo - Prise de vue

"L'art comme instrument du travail de mémoire"


                   Photos 1 et 3 : © Perrine Vigoureux

Ne pas confondre Isabelle L. avec Elisabeth L.

Je m'aperçois avec étonnement que je ne vous ai jamais parlé d'Isabelle L. et il est grand temps que je répare cette négligence !
Isabelle L. est mon élève depuis plusieurs semaines déjà ; je lui donne des cours de photographie argentique qui étaient jusqu'ici plutôt axés sur l'apprentissage du tirage noir et blanc tandis, qu' en parallèle, j'essaye de l'aider à se trouver photographiquement, à développer et affiner son propre style.
C'est facile.
Isabelle L. est une élève comme tous les gens qui enseignent une discipline dont ils sont passionnés rêvent ; elle est motivante !
Bosseuse, impliquée, curieuse, avec un talent évident qui ne demande qu'à s'affirmer, avec ça ponctuelle, généreuse et gaie ; qui dit mieux?!
Elle travaille beaucoup, regarde quantité d'images, de livres, entre deux cours, du coup, elle progresse vite, menant de front, N&B, couleurs, argentique, numérique, 135 et 120 avec un bel enthousiasme. Elle a mille questionnements artistiques et techniques concernant la photographie auxquels je me fais une joie de répondre de mon mieux.
Préparer et donner un cour à Isabelle L. est un des plaisirs charmants de ma semaine...
Prochaine séance, portrait, nous quittons le labo pour une prise de vues en studio.


Fin de la pose-déjeuner du cour de samedi, tentant, non?!

Mathausen et Thierry Girard

En lien avec l'exposition de mes photos du camp de concentration de Rivesaltes actuellement à la Maison de Région de Perpignan, le Conseil Régional me commande une rencontre-débat que Roger Costes nous fait l'amitié d'accueillir à la Librairie Torcatis le mardi 20 Mai.
Je demande tout de suite que cette rencontre soit dirigée par Pierre Manuel et j'ai la chance que ce me soit accordé. Pierre Manuel, parce qu'il est à la fois bienveillant et très compétent, ou le contraire, ainsi je me sens davantage en sécurité.
Tout de même, parce que j'éprouve quelques réticences à tout laisser peser sur ses épaules et aussi à ne parler que de mon travail alors que nous sommes une jolie brochette de photographes vivants à nous pencher, ou à nous être penchés, sur le lien entre la photographie et la mémoire, je fais quelques recherche pour affiner mes connaissances à propos de leurs travaux.
De fil en aiguille, miracles du net, je tombe sur un long article sur le blog de Thierry Girard où il évoque ses photographies du camp de Mathausen. L'article, à lui tout seul, retient mon attention pour des raisons diverses et, peut être aussi, par l' écriture, de plus le camp de Mathausen, où beaucoup d'espagnols ont été déportés, se prête particulièrement au cadre des commémorations sur la République espagnole qui accueillent à la fois l'exposition et la rencontre.
Après quelques hésitations, la crainte de déranger, je me violente un peu, et décide de prendre contact avec ce photographe dans l'espoir de voir les photos et de l'entendre parler de son travail.
Donc, ce matin, le téléphone sonne et c'est Thierry Girard ! Nous avons une conversation très intéressante sur la génèse de ces fameuses photos de Mathausen qui, en fait, s'inscrivent dans une série sur le Danube, "Jaillissement & dissolution" - Un voyage le long du Danube depuis sa source en Forêt-Noire, jusqu'à son embouchure en Mer Noire -.

Travail de fourmi

Passé cette magnifique journée à envoyer les cartons d'invitation pour la rencontre-débat du 20 Mai à Perpignan !

En ces temps de mailing, de textos et d'envois en nombre plus ou moins anonymes, je m'obstine à écrire les enveloppes à la main et à mettre un mot pour chacun...

Le repos de la photographe

Samedi, déjeuner de soleil entre amis...