Seulement une fois l'an, heureusement !

Rendez vous ce matin avec mon comptable pour la déclaration d'impôts. Du coup, me suis débattue toute la soirée avec mes "frais réels", 7€50 de billet d'entrée à la BNF pour l'expo Carl de Keyser à la BNF avec Arnaud Brunet, il y a bien longtemps déjà, c'est vrai, qu'est ce qu'il devient Arnaud Brunet, d'ailleurs? 12 euros de plat du jour à Perpignan à l'occasion du montage de l'exposition à la Maison de Région, toute l'année 2008 qui défile sous mes yeux réduite à un tas de factures et de tickets de caisse, c'est interminable, l'heure tourne, il est plus de trois heures quand je rejoins enfin mon lit. Au réveil, petits yeux pochés et teint verdâtre garantis ! C'est ça aussi la vie d'artiste. Pas si glamour qu'on croit.

Accident Créateur - Dégoût et colère

Hier après-midi, un membre de Master Editions vient me rendre les quatre photographies qu'Isabelle L. et moi-même leur avions prêtées pour embellir leur stand et aider au lancement du livre "Accident Créateur" durant le Salon du livre.
La jeune personne me ramène sans excuses et sans état d'âme, un tirage original abimé, trois cadres endommagés et trois passes-partout tachés et éraflés !
Je découvre l'étendue des dégâts le soir de retour chez moi ; ma colère en voyant l'état du matériel n'a d'égale que ma peine devant le tirage ainsi maltraité.
Nous avons apporté, Isabelle L. et moi-même, tous nos soins à la réalisation et à l'encadrement des œuvres, cela nous a pris du temps et coûté de l'argent.
Je ne peux pas admettre ce mépris de notre travail, cette désinvolture arrogante, ce manque total de conscience et, devant le mal fait, ce défaussement devant les responsabilités, cette absence révoltante de regrets, d'excuses sincères et de volonté de réparer, de dédommager.
Je fais savoir mon légitime mécontentement et que j'attends pour le moins que les dégâts soient pris en charge.
22h Une autre jeune personne au téléphone, se présente comme la représente du groupe et entame la conversation avec une si froide insolence qu'il eut été moins insultant que personne n'appelle.

Master Edition se veulent de futurs éditeurs ?!
Il leur manque, à mon sens, une petite chose fondamentale, le respect de leurs auteurs.

Un Blog est-il un Journal ? Ou, mon Blog est-il mon Journal ?!

Je découvre, ce matin, deux petits commentaires d'un inconnu, qui ayant tapé un mot-clef sur Google, se retrouve, par hasard sur mon blog.
Facile à comprendre, le commentaire de l'inconnu est, en quelque sorte, la récompense du travail que nécessite un blog, plus ou moins consciemment, espérée par l'auteur.
Et m'écrit son sentiment.
A savoir: "Un site à l'allure d'un carnet de voyage (tout le monde voyage), d'impression(s) et ...de bons sentiments; on s'admire, on s'embrasse. Dommage que sa fraîcheur soit aussi insipide. Le regard porté pourrait être plus aigu et ainsi justifié de son intérêt d'être en ligne."
Formidable, non?!
La plupart du lectorat n'écrit pas et, on a bien raison de dire, que c'est la minorité mécontente qui s'exprime le plus !
C'est normal, c'est un risque à prendre, mais au fond, c'est assez peinant. Un inconnu déboule de nulle part pour vous dire que rien ne justifie vos efforts à ses yeux...
Bon, le type, on ne sait pas qui c'est, ça peut bien être quelqu'un avec qui on aurait pas forcément envie de sympathiser si on le rencontrait...
Mais, partons du principe que c'est quelqu'un de correct.
Naturellement, je lui fais d'abord une réponse personnalisée.Dans le style insipide qui me caractérise.
Tout de même, c'est le genre de message qui prête à réflexions.
Voici, vite fait, le fruit des miennes. Pas forcément par ordre d'importance.

La première, c'est que je n'ai guère de temps à accorder à ce blog, que je fais mon possible, avec irrégularité et dans l'urgence, que la liste des billets que j'ai pensés ou même écrits et que vous n'avez jamais lus, est presque aussi longue que celle des conquêtes de Don Juan.
En conséquence, je préfère, la plupart du temps, évoquer ce que j'ai aimé que ce qui m'a déplu. Question de caractère, je suppose.
A quoi bon prendre le temps de parler d'une oeuvre qu'on a pas aimée? A moins d'avoir détesté, d'être révolté...
N'étant pas critique d'art, il me semble que la question de la légitimité se pose. En tous cas, je me la pose.
Partant du postulat que,si j'ai des lecteurs fidèles, ils m'aiment pour ce que je suis, j'ai choisi de leur faire découvrir et de partager avec eux, ce qui m'a touchée.

Donc, le monsieur inconnu parle de "bons sentiments".

La deuxième, c'est qu'il faudrait être vraiment naïf pour croire que ce blog est un journal intime !
Son nom n'a pas été choisi par hasard.
Il s'agit de petites choses intimes ayant rapport de près ou de loin, ou d'un peu plus loin, à ma vie de photographe, livrées à un public inconnu et à peu près infini.
"Les paroles s'envolent, les écrits restent" dit le dicton.
Malgré un besoin d'honnêteté plutôt ancré chez moi, j'ai été rapidement consciente des limites que j'allais assigner à mon blog et que ce ne serait en aucun cas journal intime.
Je n'ai aucun désir de tout dire et, si parfois, j'ai la tentation d'en livrer davantage, en cas de contrariété, de coup dur, d'injustice, et que ça me soulagerait, c'est sûr ! je mesure vite les conséquences possibles, les dérives, je respire un grand coup et je me domine. Je parle à mon compagnon, à ma famille, à mes amis, dans l'intimité.
Soyons lucides, je ne vis pas chez Bambi, mes éventuels lecteurs ne sont pas mes amis. Certains oui. Mais pour l'écrasante majorité ce sont des inconnus. Et vous, vous iriez crier à tout va, le fond de votre pensée intime?!
Moi, non.
Donc, le monsieur dit que c'est "insipide".
C'est son droit.
Le monsieur me conseille d'avoir un regard plus aigüe ce qui justifierait un peu l'existence de mon blog !
Monsieur n'est il pas un peu dur ?!
Moi, je suis juste là pour parler de ma vie intime-publique de photographe et je reconnais bien volontiers que ça a ses limites.
La limite entre le blog et le journal, entre le public et l'intime.
Et, au nom de quoi, un monsieur inconnu vient-il me reprocher de ne pas me livrer davantage, donner plus de moi-même ?!
La question se pose...

Mieux vaut tard que jamais !

Trois semaines après notre retour de Budapest, je n'ai toujours pas fini de tirer les photos faites là-bas...mais, cette nuit, je sors cette petite image de la maison natale de Robert Capa, la vraie, pas celle en numérique pour le blog, celle où j'ai mis tout mon cœur.
J'espère qu'elle fera plaisir à quelqu'un, un jour, arrivant là, par hasard.
.
Cette maison, la maison de ton enfance. © Flore 2009

PS : Pour la Cat de Coquito.
Merci pour le petit message.
Je ne manquerai pas de transmettre la prochaine fois que je le vois à Paris !
Au plaisir de vous lire bientôt, peut-être.

Humeur de dogue et temps de chien...

Depuis mon retour de Budapest, n'avoir que quelques heures ici et là pour tirer mes images me coute terriblement, je ronge mon frein et ce n'est rien de dire que mon humeur s'en ressent ! Heureusement, ce matin, à l'heure de café, je parviens à prendre au moins quelques instants pour regarder un peu au calme la délicieuse monographie consacrée à Paul Burty Haviland (Serge Aboukrat Editions 2009) que j'ai acheté vendredi dernier et que je n'avais même pas eu le temps d'ouvrir.


© Paul Burty Haviland

Fort bel ouvrage, à mon goût, qui me redonne un peu de courage pour affronter une journée d'attente de plus...

Une pensée toute particulière pour A. en ce jour d'anniversaire

Recherche d'urgence !

Recherche d'urgence 50 g ou 100 g de citrate de fer ammoniacal vert à un bon prix pour éviter d'avoir à en acheter 1 kg chez Cauger alors que j'en ai besoin de 2 g ! Avec toute ma reconnaissance...

La moisson hongroise et le fameux goulash d'Alexandra

Aujourd'hui, Dimanche, grâce à la gentillesse de Jean-Pierre Haie, je récupère enfin mes films de Budapest !
L'argentique, c'est aussi ça, l'attente. L'inévitable suspense avec son inévitable cortège d'inquiétudes et d'impatience.
Donc, je serre contre mon coeur, mes douze malheureux petits films hongrois et, au lieu d'apaiser mon impatience, ça ne sert qu'à la nourrir, car, naturellement, maintenant, il va falloir voler le temps nécessaire à les tirer !
En même temps, je reçois d'Alexandra, ma nouvelle jolie camarade hongroise sa recette de goulash.
Voilà qui devrait un peu m'aider à attendre lundi, les heures douces et solitaires de la chambre noire.
En attendant de pouvoir partager les premières vraies images, voici toujours sa fameuse recette !



Préparation:
Laver 1 kg de boeuf (plutot des parties grasses) et on le coupe en morceaux (2x2 cm).
Eplucher 3 gros oignons et une gousse d' ail on les coupe en très petits dès.
Couper du chili et 3 poivrons verts en rondelle et 3 tomates en petites dés.
Couper aussi 3 grosses carottes et 3 navets en rondelles.
Eplucher et couper en dés (2-3 cm) 1 kg de pommes de terre .
Dans une cocotte,mettre du gras à chauffer (et oui,il faudrait du gras pour la vraie soupe ! Mais, je ne sais pas si vous en avez en France. Si tu n'en trouves pas, prépare la soupe avec de l'huile de tournesol mais surtout pas avec de l'huile d'olive, la cuisine hongroise ne le connait pas).
Faire dorer l'oignon et l'ail avec une pincée de sel sur feu très fort, ajouter 2-3 cuillères de poudre de paprika (et du chili si tu veux piquant) et faire dorer ensemble pendant quelques minutes.
Ajouter la viande et faire dorer aussi quelques minutes.
Puis, ajouter les poivrons et les tomates et faire cuire à feu doux pendant une heure, que la viande soit cuite (1 heure environ).
Ensuite, ajouter les carottes, les navets, les pommes de terre et environ 1,5 l de l'eau.
Ajouter une pincée de poivre moulu, du cumin, du sel à volontée, et faire mijoter la soupe jusqu'à ce que les légumes soient cuits.

Facultativement on y ajoute des "nokedli" hongrois (une sorte gnocchi).
Mettre un oeuf, 3-4 cuillerées de farine, une pincée de sel et un peu d'eau dans un bol, mélanger jusqu'à obtention d'une pâte "qui colle", très molle, faire des gnocchi (des nokedli de 2-3 cm a l'aide d'une cuillère).Les mettre à cuire pendant quelques minutes dans 1 litre de l'eau bouillante salée.
Quand les petits nokedli sont faits, on peut les ajouter à la soupe.
On peut décorer la soupe avec des poivrons verts ou rouges coupés en rondelles.
On peut y ajouter encore du chili si on préfère plus piquant.
Parfois on y ajoute une cuillère d'une sorte de crème fraiche, très grasse en Hongrie !

Bon appétit !