Iyi aksamlar

J'en suis si heureuse, après mille hésitations, c'est enfin décidé, la Femme Française partira finir son été à Constantinople.


© Jules Touzard

J'attendais ce moment depuis si longtemps, autant dire depuis notre retour d'Egypte, c'est comme un poids qu'on m'ôte de la poitrine.
Nous prenons nos billets dans l'instant.
Ainsi, je peux commencer à rêver tout de suite...

La première POM de Flore

Découvrez la première POM (Petite Œuvre Multimédia) de Flore sur sa série "Je me souviens de vous"
Elle sera projetée lors du colloque "Transmission et mémoire" de Farrera.

Colloque de Farrera - Transmission et mémoire

Je reçois par mail le texte de Walter Benjamin "Expérience et pauvreté", que nous fait parvenir Marta Marin-Domine afin que nous en prenions connaissance, avant que sa lecture fasse l'ouverture, lundi, du colloque de Farrera où j'ai l'honneur et le plaisir d'être invitée à réfléchir sur le thème "Transmission et mémoire".
Ce colloque débouchera, pour le plasticien Francesc Abad et moi-même sur une résidence d'artiste qui devrait donner lieu, Inch'Allah, pour chacun de nous, à la création d'une œuvre inspirée par les réflexions que la semaine qui s'annonce.
C'est malheureux à dire, mais bien que mon travail photographique ait porté plusieurs années sur un camp de concentration, que cette exposition tourne encore, et que je sois amenée régulièrement à parler lors de conférences ou de rencontres de "L'art comme travail de mémoire", de la même manière que j'avais 35 ans la première fois que j'ai lu Tolstoï, j'ai toujours remis à plus tard, (toujours coupé à ?!) la lecture de Walter Benjamin, mais le voilà qui me rattrape, à deux jours d'intervalle, à la fois, dans ma boite aux lettres hier et dans ma boite mails aujourd'hui.


Coïncidence,hier encore, en jetant un petit Å“il curieux au blog de Lunettes Rouges, je découvre en souriant qu'il le cite justement dans son dernier billet ; du coup, pour faire bon poids, je me procure aussi sa "Petite histoire de la photographie" (1931) !
Me voilà parée, il me semble.

Rendez vous...

...ce soir 28 Mai, vers 19h, si ça vous tente, au vernissage de la nouvelle exposition de Christian Mc Manus.
Nous pourrons découvrir d'autres photos de New-York que celles qui sont déjà exposées à la Galerie Jamault, entre autre, je me suis laissé dire qu'il y aurait le fameux grand Diassec du Pont de Brooklyng

Brooklyng Bridge, New York 1997 © Christian Mc Manus

Malgré la fatigue, je m'arrache du labo, que je n'ai pas quitté depuis deux jours, où je viens de passer encore une nuit, pour aller aller jeter un oeil, conquis par avance, à ce travail que je connais pourtant déjà en grande partie.
Du coup, après cinq heures de cours, preuve qu'on ne se lasse pas l'une de l'autre, j'amène Isabelle L. avec moi, pour la distraire un peu de la préparation de sa propre série pour la Foire Internationale de Biêvres, dont la date approche, il faut bien le dire.
Je jette dans le fond de mon sac, outre les films pour mon rendez vous à la Chambre Noire demain matin, 9 heures 15 avec les croissants, le petit livre de Walter Benjamin " L'Oeuvre d'art à l'époque de sa reproduction technique", qui ne prend pas toute la place laissée par l'absence de De J.


Vernissage :
Mac Allister
6, square de l'Opéra Louis Jouvet
75009 Paris

A comme Art

Il me semble que j'ai été élevée dans l'idée qu'il n'y avait rien au dessus de l'art.
Sauf, peut-être, l'amour ?
Une certaine forme d'amour, je dirais, celui de l'humain. A pour Anarchie.
C'était pressentir que l'art peut s'avérer la seule issue possible.
Heureusement, plus tard, pas trop tard, j'ai rencontré des amis qui disaient "Ce n'est pas le chemin qui est difficile, c'est le difficile qui est le chemin.", j'ai su tout de suite que j'étais sur la bonne voie.

A voir en ce moment...

...la nouvelle exposition de Christian Mc Manus à la Galerie Jamault.
Ceux qui connaissent déjà "Quartiers du Monde" pourront trouver ici la nouvelle série consacrée à New-York, dans la parfaite continuité des travaux précédents et j'invite ceux qui n'ont pas eu la chance de voir l'exposition de 2007 avec les magnifiques photos de Valparaiso ou de Mumbaï, à venir se rendre compte par eux-même de la vision originale et poétique que ce photographe franco-chilien pose sur la mégapole américaine.


Caleta Portale,Valparaiso, Chile. 2007 © Mc Manus

De Steichen à Depardon, en passant par Buri, New-York n'a pas manqué de regards talentueux posés sur elle ; en voilà un nouveau, proposé au public parisien, qui parvient, de manière frappante, grâce à une écriture fort personnelle, à transformer, ce qui pourrait n'être qu'une série de poncifs, en images de qualité qui sont un échos délicat de notre inconscient collectif.


Top of The Roc, New-York,USA. 2008 © Mc Manus

Galerie Jamault
19 rue des Blancs-Manteaux
75004 Paris
01 42 74 13 85
Exposition du 14 Mai au 13 Juin inclus.
Ouvert du mardi au samedi de 11h. à 19h.

Fragments retrouvés



"(...) il est terriblement malade, il croit que c'est toujours ce microbe qu'il a attrappé sur les fouilles de Louxor dont il ne parvient pas à se débarrasser, et craint, si cela empire, de ne pas passer l'hiver qui s'annonce.
Je m'y suis beaucoup attachée depuis que nous nous sommes retrouvés et je ne peux pas penser partir pour Ismaïlia, en le laissant seul ainsi.
Nous avons reçu hier les livres, les disque que A; a fait venir de Paris en prévision des prochaines semaines.
Le matériel photo que j'avais demandé est bien arrivé aussi et j'ai été gaie tout la journée.
J'irai, ces jours ci, rendre à Elie Sophie cette visite que je lui ai promise et faire de lui quelques portraits à envoyer à sa mère qui les lui réclame.
Il est resté si beau malgré la maladie ; toutes les femmes en sont folles ici. C'est, d'ailleurs, peine perdue, car Boy, le fils de Sir Gordon, lui a à moitié brisé le coeur, je crois, en ne le suivant pas du Caire jusqu'ici."

Fragments retrouvés



A sa famille, à ses amis restés en France, à D.qui vit au Caire, elle a pris l'habitude d'écrire de longues lettres.
En Décembre, cette année là, on peut lire souvent : " (...) Voilà des semaines que nous sommes installés à Port Saïd, je m'y plais beaucoup depuis que nous avons quitté l'Hôtel de la Poste.
A. nous a trouvé une villa. Il a entendu parlé d'un certain Monsieur Ibrahim qui loue aux étrangers de passage. Aussi, nous avons enfin quitté nos chambres à l'hôtel et, maintenant, nous vivons Villa Dinah.
De la fenêtre de ma chambre, je peux voir le Canal, certains soirs il ressemble au Mékong, et les beaux minarets de la Grande Mosquée El Hussein de ce quartier qui s'appelle Port Fouad.
Nous prenons souvent le bac, nous traversons pour aller diner chez Elie Sophie qui nous a pris en amitié (...)".

Vidéo de la vente éphémère Studio***


Pensée du jour

" Ce qui m'influença fortement, c'était la manière dont ils vivaient - un combat.
Ce n'était pas tant ce qu'ils faisaient, mais c'étaient des gens qui croyaient vraiment en ce qu'ils faisaient et recevaient assez peu en retour.
Cela m'impressionnait beaucoup de voir combien ils croyaient en ce qu'ils faisaient."

Robert Franck

Le blog d'Oga Gimeno, ma mère, peintre.

De retour dans la grisaille parisienne

Nous sommes de retour à Paris après quinze jours d'escapade dans le sud.
J'ai eu beaucoup de mal à trouver une seule raison valable pour rentrer, il me faut l'avouer, l'argent n'étant pas une vraie raison valable à mon sens, et je m'en veux de ne pas m'être organisée mieux, pour pouvoir rester un peu plus à travailler tranquille au soleil.
Heureusement, mes élèves attendent la reprises des cours, avec plaisir, voire, pour certaines, avec impatience.
Hier, 8 Mai, mais voilà belle lurette que les Dimanches et les jours fériés n'ont plus grand sens pour moi, j'ai un cours avec Sarah.
Je lui montre tout d'abord la belle monographie de Sylvie Romieu avec qui je viens d'exposer à Malves et dont j'aime beaucoup le travail.
La lumière est douce dans ce qui nous tient lieu d'atelier, favorable à la repique, aux interventions plasticiennes ; nous tirons la table devant la porte-fenêtre, Sarah se met tranquillement à dessiner, puis à peindre sur les tirages l'histoire d'une baignoire qui mange, peu à peu, la jeune fille qu'elle contient.



Je lui fait la lecture à haute voix.
Je lui lis la thèse écrite par DE Jonckeere sur Robert Franck ! A quoi on peut voir que je suis obstinée et tenace.
Je tiens ma promesse...je ne saute pas le gros chapitre consacré à Pull my daisy. Mais, cher Philippe, force m'est de constater, que c'est le passage qui retient le moins mon attention ; difficile, vous en conviendrez, de se passionner pour l'analyse d'un travail dont on a pas vu la première image, quand, de surcroit, on n'a pas de sentiments particuliers pour son auteur.
Pour le reste, Sarah et moi nous intéressons fort et apprenons encore, grâce à vous, beaucoup de choses.
C'est un agréable, paisible et passionnant moment que nous partageons là et si, notre attention a un peu faibli vers 1960, dès 1972, nous sommes de nouveau très concentrées sur l'histoire des collages que je connaissais mal.
Du coup, évidement, je me demande si quelqu'un aurait, sur ce travail, un livre à me recommander, que je pourrais éventuellement me procurer pour un cours prochain...
Les références à Jackson Pollock me font sourire parce que c'est précisément le peintre que j'ai pris comme exemple de l'ennui qu'il me procure dans un précédent billet, celles aux surréalistes dont le courant me touche peu en général, me confirment plutôt pourquoi je me sens loin du travail de Robert Franck...l'évocation de ''La vie matérielle'' de Duras, que je n'ai pas lu, m'attrape comme par le bas de la robe et me touche, en me surprenant au détour d'un texte où je ne l'attendais pas.
Je lirai donc La vie matérielle, dès que j'en serai sortie du gros romain indien où je patauge sans plaisir excessif.
A moins que je ne l'abandonne jusqu'à l'été où il ferait un roman de plage épatant !
A propos d'envie de livres, Jean - Luc Aribaud, avec qui j'avais eu seulement quelques brefs échanges téléphoniques, mais dont je fais vraiment la connaissance, à St Cyprien, il y a quinze jours, se lance avec moi dans une réjouissante conversation littéraire dont je ressorts avec une liste d'auteurs recommandés avec tant de chaleur et de conviction, qu'il parait impossible de les ignorer plus longtemps...

Exposition au Château de Malves...suite

Je profite de la solitude que me procure, un café fort matinal, pour vous donner les dernières nouvelles, en particulier, celles de l’exposition organisée par le GRAPh
Nous avons, dès lundi, quitté Toulouse pour Carcasssonne, plus exactement pour le château de Malves-en-Minervois, afin d'y poser nos bagages pour les quelques jours de montage et de reprendre contact avec le lieu, où vont être exposées, pour la première fois réunies, à l’initiative d’Eric Sinatora, les deux séries que j’ai faites sur le camp de concentration de Rivesaltes, « Loin de l’Espoir » et « Je me souviens de vous », à la fois, dans le cadre de la commémoration des 70 ans de la Retirada et dans celui d’un évènement qui a pour nom « Mémoire, futures mémoires » et pour lequel le GRAPh nous a réunis, Sylvie Romieu, plasticienne, Régis Baudy, vidéaste et moi-même durant tout le mois de Mai.
Je suis déjà venue ici,en compagnie Eric Sinatora, l’été dernier, après que la programmation ait été finalisée ; nous étions dans la région et je trouve toujours préférable de connaître le lieu d’exposition avant l’accrochage.
Dans le cas présent, ça m’a permis de le visualiser, à peu près, quand nous avons dû préparer le plan de l’exposition, par téléphone, avec Eric, pour choisir l’emplacement des éventuelles cimaises et la place qui serait attribuée à chacune des séries.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, le Château de Malves est un fort beau lieu, qui donne sur un petit parc ravissant. La grande bâtisse qui lui fait face, et qui devait servir de dépendance avant qu’il ne devienne un lieu consacré aux Arts Visuels, sert aujourd’hui de chambre d’hôtes.



C’est là que vivent les artistes en Résidence, c’est également là que le GRAPh nous loge durant notre séjour.
Comme la plupart des châteaux, les pièces ont de vastes proportions et sont hautes de plafond et c'est la plus vaste salle du 1er étage qui m'est destinée.
La première visite m'avait laissé une impression d’immensité légèrement écrasante et j’avais gardé quelques doutes sur mes capacités à occuper un tel espace.
Aujourd’hui, lorsque nous arrivons, les ébénistes sont en train de finaliser l’installation des cimaises et, bien que nous ayons énormément gagné en mètres linéaires, l’endroit m’apparaît moins effrayant. C’est un peu comme visiter un appartement vide et le revoir meublé, l’espace semble différent.
Je suis là avec 40 tirages, le N&B en 40/50, la couleur en 60/80. Au final, quand l’accrochage me semblera juste, en fonction de l’espacement entre les images, et des caractéristiques propres au lieu, il y aura seulement 18 couleurs et 19 N&B.
Comme quoi, ce qui m’apparaissait énorme au départ, n’était pas si disproportionné que ça avec les photos prévues.
Pour l’heure, je retrouve Eric Sinatora avec beaucoup de plaisir, c’est un homme absolument charmant, compétant, impliqué et inépuisable, qui nous accueille, nous reçoit, avec une attention et une générosité de chaque instant.
C’est la marque de fabrique du GRAPh, toute l’équipe est adorable avec nous, engagée à fond dans la photographie ou l’image.
Rien que pour ça, c’est un bonheur d’être là.
Vu de la sphère parisienne, Malves risque d’apparaître, aux non initiés, comme un coin perdu au fin fond de l’Aude, ce serait bien regrettable, car vu sous l’angle de la photographie, c’est le lieu d’accueil d’une programmation pointue, mené avec une énergie et une exigence indéfectible par une équipe de choc, c’est pourquoi indépendamment de mon plaisir à être chouchoutée dans le sud, je suis si fière et heureuse d’être invitée à exposer là.
Bien que ce soit la veille du pont du 1er Mai et que chacun ait dû prendre sa voiture pour venir, il y aura plus de 100 personnes le soir du vernissage, et j’ai rarement vu un public plus averti.
Je n’y suis pour rien, on compterait sur les doigts d’une main, les amis venus à mon invitation.
Le mérite en revient exclusivement à Eric Sinatora et au travail de fond qu’il mène avec son équipe dans la région ; à croire, qu’ici, chacun fait, ou s’intéresse, de près ou de loin, à la photographie, c’en est stupéfiant.
Il semble y avoir réunis dans cette région, proportionnellement, plus de gens qui s’intéressent à la photographie que dans mon propre entourage, du coup, je regarde chacun avec un à priori favorable, naturellement… n’avons-nous pas quelque chose en commun ?!
Mercredi, veille de vernissage, en milieu d’après-midi, l’accrochage est fini, l’esprit tranquille, nous fignolons ; dans le cadre d’un atelier, Eric a organisé une rencontre entre son groupe-photo de femmes gitanes et moi.
Quelques unes n’ayant pas pu venir, sur la douzaine que compte le groupe habituellement, elles sont six ce jour-là en face de moi, certaines font de la photographie depuis les origines du projet, à savoir quatorze ans.



Bien que je sois plutôt farouche et que ça me demande toujours un vrai effort, je suis, par principe, partante pour les rencontres avec le public, il me semble que c’est important d’être capable d’expliquer, d’accompagner le travail, de répondre aux éventuelles questions, d’être disponible à un certain moment, comme, au moment de la création, je revendique le droit de n’être disponible pour personne que moi-même.
En particulier, pour ce qui est du travail sur le Camp de Rivesaltes, parce que, même si je considère que c’est de la photographie contemporaine à part entière, en aucun cas du reportage ou de la photo d’archives, je pense que l’art peut être politique, que c’est le cas pour cette série et que ma présence peut aider, d’un côté, à la perception d’images qui peuvent être parfois un peu difficiles d’accès, par leur forme, pour un public non averti et, de l’autre, à la compréhension, voire à la découverte d’évènements dramatiques qui font parti de notre patrimoine et de notre mémoire communs.
Donc, je suis là, toute seule avec mes photos de camp de concentration, dans la grande salle vide, je les entends monter l’escalier, et elles sont là, sans Eric, à la porte, en petit groupe resserré.
Nous nous faisons face un instant, un peu intimidées les unes par les autres et certaines d’entre elles, légèrement sur leurs gardes.
Et là, il n’y a que de la perception féminine et des antennes, ça se joue vite et en silence, malgré les salutations courtoises de part et d’autres.
La dernière fois que j’ai rencontré, pas croisé, des gitans, j’avais deux ans, c’était en Corse, mes parents étaient tombés en panne de voiture au milieu de nulle part, ils nous avaient accueillis dans leur camp, nourris et logés pour la nuit ; ma mère en parle toujours avec reconnaissance, pour moi, c’est loin, je me rappelle juste du feu, des guitares et que les femmes étaient gentilles avec moi.
Mais, je sais qu’ils sont fiers et difficiles d’approche et que, si je ne leur plais pas, elles ne me l’enverront pas dire !
Elles, elles sont habituées aux rencontres avec les artistes…mais on n’est jamais à l’abri d’une mauvaise rencontre…
La notre, a été pour moi, certainement, le meilleur moment, le plus humain, le plus intense, peut-être aussi parce que le plus improbable, de tout un séjour qui a été pourtant riche et privilégié dans son ensemble.
Saint-Exupéry a écrit « Il nous faut, dans la nuit, lancer des passerelles », il parlait, apparemment, de la nécessité des vols de l’Aéropostale, mais j’ai toujours pensé, le connaissant un peu, que c’était une phrase dont on pouvait avoir une compréhension plus large, plus universelle, et, pour ce qui est de la nuit où sont la plupart des êtres humains à communiquer entre eux et à partager quoi que ce soit, il m’est nettement apparu qu’Eric Sinatora et le GRAPh, lançaient inlassablement, depuis de longues année, d’étonnantes, formidables passerelles.
Et,visiblement, une passerelle photographique en vaut bien une autre !