Pause café

Pause déjeuner, suite


Pause déjeuner


Donc, aujourd'hui, fini de faire mumuse, je me collette au Mac du Centre pour faire le choix final dans des conditions optimum.
C'est un peu laborieux de travailler avec un matériel différent de celui sur lequel on a ses habitudes** ; ça me rappelle le stage à ST Cyprien avec Guillaume Fleureau, tous les participants en PC chez eux en train de peiner sur les Mac durant trois jours...
Bon, là, je me console du temps que ça me fait perdre, en me disant que ça me prépare à l'arrivée prévue par A. d'un Mac en septembre à la maison ; Final Cut oblige !
En nous installant ensemble, nous avions convenu, ni télé, ni ordinateur, ni Internet, à la maison, et, à la rentrée, le loup dans la bergerie...
Il m'aura fallut une journée et demi pour réduire les 350 photos faites en Juin aux 12 qui vont devenir des pierres tombales pour l'exposition de Lerida.
Maintenant, je ne cesse de me poser les éternelles questions sur la couleur. Qu'est ce que je veux dire vraiment ? Et quelle couleur va exprimer ça au plus juste ?
Cliquez ici pour voir la suite du billet...


**Une petite pensée pour Vinca à qui j'ai prété mon labo pour l'été et va devoir se débrouiller elle aussi avec ce nouveau matériel.
J'espère que tout se passe bien, que les habitudes reviennent, qu'il ne fait pas trop chaud et que le plaisir est au rendez vous !
Un grand merci pour les conseils, les adresses en Turquie et tout particulièrement pour le numéro du cousin, c'est adorable !

Résidence d'artiste - Centre d'Art i Natura - Farrera

Arrivée ce matin à Farrera pour une semaine de résidence d'artiste.



Entre les sacs photo, l'ordinateur, la caméra, le matériel pour les cyanotype, les livres que je viens d'acheter à la librairie Ombres Blanches lors de notre brève escale à Toulouse et, quand même, un peu de linge, la voiture est déjà pleine à ras bord !
Acheté, entre autre, Personne ne dort à Alexandrie le livre d'Ibrahim Abdel-Meguid que m'a conseillé Wafaa El Cherbini, jeudi, lors de notre rencontre à l'Ambassade d'Egypte et Rachel-Rose et l'officier arabe de Paula Jacques dont Dominique Gaessler m'a appris, qu'étant née au Caire, elle écrit beaucoup sur l'Egypte ;on ne croirait jamais que nous partons en Turquie dans quinze jours ! Nous retrouvons avec grand plaisir Cesca et Lluis et découvrons avec curiosité les autres locaux du centre, où nous sommes logés cette fois ci. Naturellement, ils sont aussi agréables et, ici aussi, il y a plein d'oeuvres d'art sur les murs et partout où c'est imaginable. C'est à la fois tellement naturel et tellement formidable !
En plus, c'est motivant...
Une tranche de "pan con tomate", un bout de chorizo, un petit petit somme pour réparer les quatre heures de route, et je me mets au travail avec joie.

Avant tout, il faut que je sélectionne d'une douzaine d'images parmi les 350 environ que j'ai faites en Juin ; ce seront elles qui seront montrées durant l'exposition que le Centre d'Art i Natura va organiser à Lerida en 2010.
La lumière de la salle à manger est douce, la maison vide et silencieuse, je décide de rester là, tranquille, pour aujourd'hui. Mon ordinateur portable suffira bien pour une présélection.
A. m'a acheté des réglisses.



Je redis, pour mémoire, que je suis injoignable au téléphone jusqu'au dimanche 19 Juillet inclus. Merci de communiquer avec moi par mail durant cette semaine.

Rendez-vous à l'Ambassade d'Egypte en France

Ce matin, dernier rendez-vous avant de quitter Paris pour l'été.
Madame Wafaa El Cherbini, attaché culturel de l'Ambassade d'Egypte en France m'accorde ce rendez vous dont j'espère tant que nous retardons notre départ tout exprès pour que je puisse la rencontrer.
Je suis toujours en quête de financements, privés ou public, pour finaliser le projet d'exposition à Alexandrie qu'organisent le CCFA en partenariat avec la Fondation Anna Lindh.
Il manque peu, 1500 ou 2000 euros, pour que ce soit viable et comme exposer en Egypte m'a toujours tenu à cœur, tandis qu' ils essaient de trouver des alternatives financières, il me parait normal de chercher, de mon côté, ici, en France.
Les demandes de bourse et autres aides attribuées par l'Etat français nécessitent de pouvoir s'organiser des mois et des mois à l'avance et ne peuvent en aucun cas, à ma connaissance, répondre à une urgence, donc, à la réflexion, il me semble naturel de m'adresser aux services culturels de l'Ambassade d'Egypte.

Exposition au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris -Journées du Patrimoine 2009

Rendez- vous ce matin au Petit Palais avec Susana Gallego-Cuesta la nouvelle conservatrice en charge de la photographie.
Je dis nouvelle, bien qu'elle soit déjà en poste depuis un certain temps, un an au moins, parce que c'est la quatrième dont je dépends depuis 2000, date vers laquelle j'ai commencé à photographier le Petit Palais pour la Ville de Paris, et que nous ne nous connaissons pas encore.
C'est une jeune femme aux cheveux roses (comme Pinky, l'amoureuse londonienne de Robert Capa?), ce qui me la rend sympathique dès l'abord, qui vient de l'Art contemporain, bonne nouvelle et qui est espagnole ou d'origine espagnole, ce qui achève de me prévenir en sa faveur.
De son côté, gageons qu'il lui aura fallu quelques secondes pour identifier la blonde décoiffée que je suis devenue comme étant la brune coiffée à la Louise Brook entrevue sur le dvd du vernissage de l'exposition de 2005, réalisé par A. dont disposent les archives du musée.

Susana Gallego-Cuesta s'apprête à montrer, ou remontrer, certaines de mes photographies à l'occasion de l'exposition collective, sur l'histoire du musée si j'ai bien compris, que le Petit Palais prépare pour les Journées du Patrimoine 2009 et nous avons ce rendez vous pour parler ensemble des choix éventuels à opérer parmi deux cent photographies de collection que le musée possède de moi.
Naturellement, je suis très heureuse et fière que mes photographies soient associées à ce nouveau projet, d'autant plus que je ne m'attendais pas à ce que ces images soient remontrées de sitôt.

Et puis, il faut me comprendre, même si la réalisation de cette commande n' pas toujours été un chemin bordé de roses, j'ai passé cinq ans de ma vie à photographier ce lieu, forcément ça crée des liens !
Nous passons un moment dans les réserves et je suis émue que je ne l'aurais cru possible de revoir ces photographies que j'ai faites, pour certaines, il y a déjà 7 ou 8 ans, et les tirages qui sont gardés là sont, pour la plupart des tirages uniques.
Étrangement, même si je fais de la photographie comme une lutte de chaque jour contre la mort et l'oubli (je résume), je ne travaille pas du tout dans l'idée la postérité et, à mon propre niveau, je ne suis jamais préoccupée par l'idée de la conservation de l'Å“uvre, si j'ose dire ; je prends un soin extrême de mes tirages fixage-rinçage, voire sélénium, quand je les fais, mais c'est par amour du travail bien fait, j'utilise des boites à PH neutre et s'il y avait le feu au labo, mon unique préoccupation serait de sauver les films naturellement, mais, au fond, demain ne me préoccupe jamais comme l'éventuelle trace de mon passage sur terre.
Pourtant, je suis touchée de voir le soin extrême qui est apporté à la conservation des tirages que j'ai sous les yeux et je suis heureuse pour eux de les voir si bien protégés, si bien à l'abri.
Il y a là, dans des boites, sous passe-partout, numérotées au catalogue, au bas mot, entre six cent et six cents cinquante photos, de techniques et de formats différents ; certaines dont je me souvenais parfaitement, d'autres que j'avais oubliées.
C'est un drôle de sentiment.
Peut-être que je suis reconnaissante de ce que quelqu'un quelque part leur accorde assez de valeur pour s'attacher à les conserver si précieusement…

Juste une impression

Terminé ce matin la lecture des Carnets de route (voir le billet du 24 Juin 2009).
Il y a tant de blogs où je peux lire des jugements péremptoires, comme si la légitimité de l'auteur à les émettre était une évidence sous-entendue devant laquelle il faille naturellement s'incliner, que, j'hésite un peu avant de vous livrer mon impression.
D'un autre côté, signaler l'achat d'un livre et ne pas dire à la fin ce que j'en ai pensé, me paraitrait légèrement incohérent...


Donc, en résumé, j'ai lu avec plaisir le livre de Carole Naggar que j'ai trouvé très agréablement fait et illustré.
Je regrette seulement qu'il n'ait pas été plus gros, ou plus complet, comme on voudra.
En particulier, puisque, apparemment, journal il y avait, j'aurais aimé davantage d'extraits, voire carrément la totalité des carnets. Mais, peut-être, ont-ils déjà été publiés, sans que j'en ai connaissance, ne m'étant jamais particulièrement intéressée à Werner Bischof auparavant, comme je l'ai déjà dit.
Il me semble souvent que justement dans l'idée de journal, c'est l'accumulation, qui permettant d'accéder à davantage de connaissance, donne le principal intérêt ; les extraits cités ici, à tort ou à raison, m'apparaissent plutôt comme la face visible de l'iceberg.
Je m'attendais également à plus de reproductions de croquis...
La lecture de ce livre m'a juste mis l'eau à la bouche. On pourra me rétorquer que c'est déjà beaucoup et j'en conviendrai volontiers.

Mais c'est un peu dommage, à mon sens, parce que ce livre n'ayant pas non plus déclenché chez moi une passion pour Werner Bischof, je ne vais pas maintenant me lancer dans une quête approfondie sur sa vie et son œuvre en complément de ce que je viens de lire.
Pour ceux qui l'ignorent, W. Bischof est mort fort jeune, à 38 ans, et même s'il a commencé tôt la photographie, faire un ouvrage plus complet, biographie, journal, photographies, croquis, analyse de l'oeuvre, ne pouvait pas être aussi complexe que le même ouvrage sur Picasso, ou Cartier-Bresson pour rester dans le domaine photographique, lesquels ont vécu presque un siècle comme chacun sait.
J'accueillerais donc avec plaisir l'annonce d'un Volume II !
Mais je crois savoir que Madame Naggar prépare plutôt en ce moment un ouvrage sur Chim....
Ainsi, au moins, restons nous chez Magnum, ce qui n'est pas pour me déplaire.

Carnet de route 1932-1954, à mon avis, une agréable manière, assez intime, de prendre contact avec la vie et l'ouvre de ce photographe et, rétrospectivement, puisque j'ai les deux, un achat un peu plus onéreux certes, mais qui me semble plus judicieux que le Photopoche qui lui est consacré.
Par contre, sauf à partir en voiture, avec la banquette arrière dévolue à la bibliothèque, trop gros mais pas assez dense pour les vacances d'été !


A ce propos, je cherche toujours ma lecture pour 4 semaines de périple turc ; compte tenu que je pars avec un sac sur le dos et déjà les films, les boitiers etc, tous les conseils sont les bienvenus !

Soleil d'hiver - Alex