Voilà qui me parait résumer la question

Tandis que L'Oeil de l'Esprit continue de rechercher ce qui m'apparait avec le temps comme la perle rare, à savoir un nouveau prof pour me seconder à la rentrée de Janvier et que chaque jour, les mails succèdant aux appels téléphoniques, coule le petit filet ininterrompu des photographes de mariages, d'événementiels, de ceux qui n'ont pas saisi que L'Oeil enseigne essentiellement l'argentique ou de ceux qui ne parviennent pas à comprendre ce que les expressions courantes "travail personnel" ou "auteur-créateur" veulent dire, alors que la tentation du découragement me guette à force d'entendre A. me dire que je cherche le mouton à cinq pattes, que nous ne trouverons jamais et je devrai "me contenter", la vilaine expression, je tombe sur cette phrase magnifique de Montaigne :
Enseigner, ce n'est pas emplir un vase, c'est allumer un feu.

Dès lors, comment se "contenter" ?!

Sous le sapin

Entre chiffons de soie et boa de fourrure qui réjouissent mon cœur de femme frivole, le Père Noël, cette année, laisse à mon intention Black Passport de Stanley Greene, livre, à mon sens, magnifique dans sa forme et passionnant quant au fond..


Editions Textuel Nov. 2009

C'est à Nathalie Lopparelli que je dois d'avoir découvert les images de ce photographe de guerre atypique ; j'avais tout de suite été empoignée au cÅ“ur par son travail âpre et sans concessions, ses noirs de deuil.
Depuis, je continue de suivre son actualité avec grand intérêt.
La sortie du Photopoche qui lui est consacrée m'avait réjouie pour lui comme une marque de reconnaissance supplémentaire mais je ne l'avais pas acheté parce que la qualité des reproductions et le trop petit format de l'édition ne me rendait guère l'émotion que j'avais pu avoir devant certains tirages.
Avec Black Passport, c'est autre chose...
Attention, ce serait mentir de dire que ce livre éclairera vos longues soirées d'hiver...ou armez vous de marrons glacés consolateurs.

Ceux qui aiment Eugene Smith retrouveront chez son ancien assistant devenu un de ses fils spirituels, ses noirs, qui ne sont pas les noirs de lumière de Matisse, loin s'en faut, mais des noirs de souffrance.

Toulouse, ô Toulouse

Arrivée ce matin à l'aube dans la Ville Rose, par le train de nuit.
Épuisée !
Heureusement que le montage de l'expo n'est que pour lundi...