Dernier sélénium avant l'été...

...enfin, j'espère !

Dernière ligne droite, ça par contre c'est sûr.
Avant une exposition, c'est un peu comme avant un voyage ; on travaille trois fois plus et on fait des listes de choses et de personnes à ne surtout pas oublier.
J'avoue un léger soulagement à avoir mis la dernière main aux tirages et, si je ne les oublie pas demain dans le métro en les amenant à la galerie, il y aura au moins quelque chose à regarder ; je dis ça parce que quelque jours avant l'exposition à la Direction des Affaires Culturelles, Hôtel d'Albret, en 2004, j'ai oublié deux 60/90 dans une cabine téléphonique en sortant de Fenêtre sur Cour et ça a été vraiment un cauchemar.
Il n'y avait pas d'adresse dessus mais, de toutes manières, la personne qui les a pris n'avait pas l'intention de les rendre et ils n'ont jamais été ramenés ni au commissariat du coin, ni dans le métro à 10 m, ni aux objets trouvés et la petite annonce passée en urgence dans Libération n'a rien changé à l'affaire, Nathalie Lopparelli et moi-même nous avons dû nous résoudre à les refaire.
Nous travaillions sur de l'Art Classic Kentmere, pour ceux qui n'ont pas connu, c'était un papier anglais texturé à grade fixe qui avait existé en 2 et en 3, mais à l'époque n'existait déjà plus qu'en 2 et nous tirions dans de l'Eukobrom (chez Téténal) en dilution 1+4 pour essayer de rattraper les contrastes .
Sans exagérer, il y avait parfois 1/4 d'heure d'exposition et un tirage nous prenait la matinée ; c'était pas cliquer sur imprimer avec la souris, comme on voit.
Depuis, je ne peux pas éviter une certaine appréhension quand je transporte des tirages d'expo...
Donc, demain je livre
Lundi, accrochage, Inch'Allah.
Alors la forme des verres et la couleur des serviettes, le choix de la vodka, c'est juste des broutilles de plus dans mon esprit surmené.
Est-il besoin de préciser que je n'ai rien à me mettre ?

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Flore (photographe)

Contre l'execution de Gaile Owens - Appel à signer la pétition

Je reçois à l'instant ce mail de ma consœur la photographe Jane Evelyn Atwood :


© Jane Evelyn Atwood

Gaile Owens, une des femmes dans mon livre Femmes en prison, incarcérée dans le couloir de la mort aux Etats-Unis depuis 22 ans, est maintenant en danger d'être exécutée, la Cour Suprême de l'état de Tennessee ayant refusé de commuer sa sentence en peine à perpétuité.
La date d'exécution est fixée pour le 28 septembre 2010.
C'est seulement le Gouverneur de l'Etat qui peut la sauver.
S'il vous plait, aidez, aidez Gaile!
Allez à:
www.friendsofgaile.com
Lisez tout à propos de Gaile et signez la pétition. C'est vite fait, c'est simple.
Je signe rarement les pétitions moi-même mais très exceptionnellement, je vous demande votre aide. Envoyez ça à tout le monde. Envoyez à votre carnet d'adresse entier.
Nous avons besoin d'autant de signatures que possible.
Merci de tout coeur.
Jane Evelyn Atwood


Je tire 12 14 heures par jour, je suis lessivée, j'hésite, je la connais pas moi la dame, que je signe ou pas, hein, c'est pareil, ça fera pas une grande différence, moi, les horreurs du monde j'en ai par dessus la tête, si on la laissait crever, elle est loin, on le saurait même pas, je rêve de soleil tiède, de brassées de fleurs, de temps libre, d'un peu de douceur...elle aussi certainement...
Je m'extirpe de ma chambre noire et je rallume mon ordi exprès pour vous transmettre cet appel et je signe, le peu d'anglais à ma disposition me permettant tout de même de remplir les 4 cases.
On serait tenté de se dire que c'est dérisoire et je laisse à chacun le soin de se demander si la vie d'une femme, même inconnue et loin, vaut les 30 secondes que prendra la signature.



Pour ma part c'est assez vite vu, et peu m'importe qu'elle soit coupable ou non et de quoi, je ne serai pas celle qui a laissé glisser l'info sans rien faire par une sorte de facile indifférence.

Appel à signer la pétition pour soutenir le juge Baltasar Garzon dans son action de dénonciation de l'impunité des crimes du franquisme

Il n'y a pas que la photographie dans la vie.
Comme on ne peut pas tout laisser passer sinon on va droit au mur, A. et moi prenons quand même le temps de signer la pétition pour soutenir le juge Baltasar Garzon dans son action de dénonciation de l'impunité des crimes du franquisme.
Voir l'article du Monde
Je doute fort que ce blog ait un impact quelconque mais si aujourd'hui il pouvait servir à quelque chose d'un peu important...
Une fois n'est pas coutume, je vous invite vivement à signer cette pétition, ça prendra 20 secondes dans votre journée.
Si vous pouviez relayer autour de vous en plus, c'est formidable et je vous en serais reconnaissante.

Studio labo dodo studio labo dodo

Encore une journée passée au studio ; tirer, rincer, faire les sélénium, rincer, presser, couper, faire la repique, tamponner, signer...Dieu que c'est long... j'espère finir les tirages pour l'expo à temps, même si, actuellement, je ne vois pas trop comment ça va être possible si je continue d'avoir mal à la tête de cette manière.
Il me revient en mémoire que lors de sa première exposition monographique au Mexique Frida Kahlo était tellement malade qu'elle avait été transportée jusqu'au lieu de vernissage sur son lit d'hôpital, du coup, je n'ose pas me plaindre.
D'un côté, je n'en suis pas là non plus et c'est encore heureux parce que je ne vois pas où on mettrait le lit, à la galerie...

C'est encourageant

Ce matin, découvert la belle place que Caroline Mallet fait à l'annonce de l'exposition de ''Une Femme Française en Orient'' dans le numéro de Réponses Photo qui parait en kiosque aujourd'hui.
Quand on connait le poids de la presse, la difficulté d'obtenir l'attention des journalistes et mon épuisement du moment, on peut comprendre ma joie ce matin.
Je suis surtout touchée qu'elle ne se soit pas contentée, comme la plupart de ses confrères, de reprendre le communiqué de presse mais qu'elle ait pris la peine d'écrire quelques lignes.

A ceux qui me lisent régulièrement, je ne voudrais pas laisser croire que la préparation de cette exposition est une "course en solitaire" et je suis heureuse de pouvoir partager cette petite bonne nouvelle avec la fine équipe qui m'entoure et dont la présence est précieuse, non seulement à cause de la somme considérable de travail qu'ils fournissent dans l'ombre, mais parce qu'ils croient en moi et en témoignent chaque jour par leur engagement, leur gentillesse et leur patience, Jean-Pierre Haie, mon galeriste, Jennifer Jean, mon attachée de presse, Vinca Dupuy-Bazack, mon agent.
Je voudrais aussi témoigner ma reconnaissance à ceux qui, chacun selon ses possibilités, mais tous avec la même générosité, me donnent un précieux coup de main, me soutiennent, m'encouragent, au quotidien ou précisément aujourd'hui que le besoin s'en fait sentir, Béatrice, Christian, Jean-François, Hector, Habib et les autres....
Tant pis si, pour une fois, ça fait un peu remise de prix à Cannes, j'ai une pensée toute particulière pour Dominique Gaessler et Susana Gállego Cuesta.
J'espère n'avoir oublié personne.
A. ?
A. c'est encore autre chose, c'est mon chevalier.

L'Egypte de Flore

Aujourd'hui est un grand jour ; A. a terminé le reportage qu'il a consacré à la réalisation de Sabah el Nour, ma première série en Egypte.
Après des semaines de montage, les DVD sont sur la table.
Histoire de partager cette belle aventure, nous réfléchissons à une date de projection privée, disons juste après le vernissage à Demi-Teinte (avant ce n'est même pas la peine d'y songer).

En attendant, je vous invite à découvrir la BANDE ANNONCE


Cliquez pour voir la vidéo

Jeune fille en fleur pour Les Âmes Soeurs

Petite prise de vue pour la collection printemps-été des créatrices de bijoux ''Les Âmes Soeurs''.
C'est la jolie Sandra M. qui me sert de modèle ce matin et j'ai grand plaisir à la diriger dans ce petit exercice qui lui sied à merveille, faire la jolie fleur de printemps.
C'est mon moment de beauté, de féminité et du frivolité de la semaine, pour ne pas dire depuis mon retour, et même si je n'ai guère le loisir de faire durer parce que le studio est pris juste après moi, au moins je le savoure.



De toutes les collaborations artistiques que j'ai connues depuis que je travaille, si l'on excepte la luxueuse fidélité d'Agnès Sourdillon à mon égard, ma relation avec les Âmes Sœurs est une de celle que je préfère, sans doute parce qu'elle est à la fois harmonieuse, créative et affectueuse.
On reconnaitra que c'est assez privilégié par les temps qui courent.


Pour celles qui auraient envie d'une peu de beauté et de féminité, je précise que la collection printemps-été des Âmes Soeurs est en vitrine :
Veta 19, rue Oberkamf 75011 Paris
Zazoubara 1, avenue du Père Lachaise 75020 Paris

Photo sensible

Heureux anniversaire à Olivier L. de retour sur le sol de France avec sa moisson d'images.

Pour le reste, des migraines brutales en permanence depuis mon retour du Maroc finissent par me pousser chez mon toubib.
Lui : Vous vomissez ?
Moi : Pas encore, docteur.
Lui : Oh, alors, c'est bénin.

Verdict : céphalées pour cause de photo-sensibilité ; ça ne s'invente pas

Pensée younguienne : Serait-ce que la photographie me prend le tête (à la longue...) ?!

Je me retrouve à cuisiner le diner du soir, à me laver les dents avec mes lunettes de soleil, ce qui me donne un nouveau genre qui manque un peu de simplicité, je le crains.

Librairie Photographique

Je passe en courant à la Librairie Photographique acheter deux petits volumes consacrés au magnifique travail de Julia Margaret Cameron dont je voudrais faire découvrir le travail à Sandra.


Paul et Virginie 1864 © Julia Margaret Cameron

Marc Pussemier m'ayant confirmé qu'il n'existe pas de monographie plus importante, j'emporte le Photopoche et le petit Phaidon à couverture souple qui lui sont consacrés.
Le plaisir que je prends à ma visite et à notre conversation est cruellement écourté par le fait qu'A. m'attends en double file au croisement de cette petite rue avec une autre au moins aussi petite et qu'à la première voiture qui s'engagera, nous gênerons la circulation.
Je pars sans avoir pu rien feuilleter d'autre que ce que j'étais venue acheter exprès depuis mon 18eme arrondissement ; autant dire sur ma faim !

Quelle part de réalité ?

Les photographes se répartissent en fonction de leur rapport à la réalité : quelle part de réalité admettent-ils dans l'image, jusqu'où tolèrent-ils son désordre sans le transformer ?
Rosalind Krauss

Tandis que je voyage, pour ''Une Femme Française en Orient'', en quête de ce qu'on pourrait appeler une "idée" de l'Orient, voilà une petite phrase qui me parle singulièrement ce matin.