La bouteille à moitié pleine ?

Ou à moitié vide ?
Au seuil d'une semaine littéralement dévorée par 32 heures de cours, ce qui me laisse sur les genoux par avance, j'hésite encore quand à la teneur de ce billet.
Rajouter 5h de cours à un planning déjà surchargé et accepter d'y retourner le dimanche matin dès 7 heures ne serait encore rien, si l'élève en face travaillait d'arrache-pieds...mais, à 5 jours d'un concours, voir cette nonchalance au quotidien...
Aujourd'hui, je jetterais bien l'éponge.

Ou à moitié pleine ?
Grâce à Yann Morvan, qui a eu la galanterie de me reconnaitre alors que notre unique rencontre remontait à une douzaine d'années et bien que, de brune, je sois devenue blonde, je me retrouve au vernissage parisien des Promenades Photographiques de Vendôme jeudi dernier.
Pas très portée sur ce genre de festivités, je m'y traine sans grand enthousiasme et surtout pour voir accroché le beau tirage du mur de Berlin qui annonce son exposition.
Bien m'en a pris, car j'ai le plaisir de rencontrer là Klavdij Sluban pour le travail de qui, je l'ai assez dit, j'ai la plus grande estime.
Que ce photographe de talent, qui collectionne les prix, soit resté aussi abordable, simple et charmant est un de ces petits miracles que la vie nous distille certains jours et qui permettent de garder espoir.

Petits travaux d'écritures

Puisque A. est en tournage à l'autre bout de Paris jusqu'au soir, c'est naturellement à moi que revient la mission de faire partir les cartons d'invitation pour la projection du samedi 12 juin ; j'assume la tâche sans barguigner puisqu'après tout je suis responsable de l'idée alors qu'aussi bien nous aurions pu nous contenter de Facebook pour communiquer...
Qui acceptera de croire que cette bêtise m'a pris la journée ?
Dehors, il fait un temps de mousson, pluvieux et affreusement moite.
Un temps à lire L'amant de Marguerite Duras ou Barrage contre le Pacifique ; je me console d'être occupée ailleurs en écoutant Swing de Susy Bogguss, la petite merveille que m'a gentiment fait découvrir Jean-François.

A propose de petite merveille et de Jean-François Vallet, voilà plusieurs jours que je voulais vous montrer cette image que j'aurais donner cher pour avoir faite .


© Jean-François Vallet 2010

Stage Initiation à la Lumière



L'Atelier Photographique de L'Oeil de l'Esprit propose son troisième stage

INITIATION A LA LUMIERE (portrait en studio en lumière continue et en argentique)
animé par Arnaud Joly

Dates : Samedi 19 juin ou samedi 26 juin ou dimanche 27 juin 2010.

3 tranches horaires au choix par journée :
- de 10h a 12h
- de 13h a 15h
- de 16h a 18h

Nombre de stagiaires par tranche horaire : 2

Niveau : Débutant

Tarif : 50 € par personne pour 2h.

Lieu : Paris 17

+ D'INFOS

Ça devait arriver...

...portés par la vague de succès que rencontre l'exposition, nous avons acheté aujourd'hui les billets pour le prochain voyage de la Femme Française.

Après bien des hésitations concernant la destination, tiraillés entre la tentation de retourner au Maroc et le désir de profiter d'une certaine aisance financière, probablement momentanée, pour aller voir plus loin, est-ce dû à l'enthousiasme de la superbe Audrey B. dont je fais la connaissance à la galerie hier et qui en revient juste ou à la passionnante conversation que j'ai eu à propos de Damas et du lien entre Andalousie et Omeyyades avec Susana Gallego-Cuesta voilà quelques semaines, nous nous décidons finalement pour la Syrie.



Assurément, de multiples nouvelles occasions de mesurer l'étendue de mon inculture, mais, le voyage étant maintenant fixé pour fin octobre, plusieurs semaines devant moi pour y palier.
Quelqu'un connait-il le nom d'un(e) photographe syrien(e) ?
D'un écrivain ?
De nouveaux émerveillements en perspective...

Où dormir, que visiter de préférence, que ramener à ses copines ?
Tous les tuyaux, les conseils et les avis concernant la Syrie sont naturellement les bienvenus !

Projection du film "L'Égypte de Flore"

J'ai le grand plaisir de vous annoncer ce matin que la date tant attendue de la projection privée du film-documentaire qu'Adrian Claret-Pérez a consacré à mon travail a enfin été fixée !
Je suis heureuse de vous inviter au Cinéma L'Entrepôt à Paris, le samedi 12 Juin 2010 à 11h.



Pour le lecteur qui prendrait l'histoire en cours de route, je résume la genèse de ce documentaire : en 2007, je suis partie en Égypte plusieurs semaines réaliser la première partie de la série photographique en couleurs qui s'appelle aujourd'hui Sabah el Nour. En 2008, j'y suis retournée finir cette série et commencer Une Femme Française en Orient.
Adrian Claret-Perez m'a filmée, tandis que je travaillais lors ce deuxième voyage et, de retour à Paris, à La Chambre Noire, avec mon tireur Guillaume Fleureau durant la transformation de ces images en tirages d'exposition.
L'ambition du réalisateur étant ici d'essayer de faire partager "les coulisses" de la création d'une exposition, en portant son choix sur une forme de photographie contemporaine loin du reportage et de la photographie conceptuelle.

Vernissage à Demi Teinte par Adrian


Comme dit Karin sur son blog, peut être un des vernissages les plus courus ce printemps.

Le printemps tarde à arriver sur Paris, mais...

...samedi, comme tous les samedi pendant la durée de l'exposition, je vais passer l'après-midi à Demi-Teinte pour accueillir les visiteurs.
A. est venu me tenir compagnie.
J'ai le plaisir de faire ainsi connaissance avec des inconnus, de retrouver des personnes que je n'avais pas vues depuis une petite éternité et de papoter avec des proches, sûrs de me rencontrer là plus facilement que si nous cherchions une date pour un rendez-vous avec nos agendas ouverts ; certains viennent en voisins me faire une petite visite hebdomadaire de courtoisie.

Pour être complètement honnête, à la longue, je me désole de la pauvreté des questions qui se résument en gros à :
quel papier ?
quel boitier ?
voire, quel film ?
et même, quelle référence le boitier pola ?

Depuis le temps, je devrais être habituée, mais c'est désolant.

Il faut être naïf pour croire que les réponses que je fourni permettent d'obtenir les même images ; aussi bien tous les photographes travaillant avec un 5D de Canon auraient les même photos...
Malgré tout, temps passe vite et de manière plutôt agréable.

Il n'aura pas échappé à tous que c'était ce samedi ''La nuit des musées'', donc, fin de journée, parisiens disciplinés et enseignante consciencieuse, nous ne dérogeons pas au plaisir d'aller attendre une petite heure dans le froid humide en compagnie de nos congénères pour accéder à un musée qui nous est par ailleurs ouvert toute l'année pour une somme raisonnable.
C'était quoi déjà, l'histoire des moutons de Panurges ?
Mais n'ayons pas mauvais esprit ; j'ai proposé le musée Nissim Camondo parce qu'il fait parti de ces musées parisiens auxquels on peut parfaitement échapper toute une vie sauf à être passionné de mobilier et d'objet du XVIII siècle, ce qui n'est pas mon cas, et que l'occasion fait le larron.
On s'étonnera peut-être un peu de ce genre de motivation, disons soustractive, je dois à la vérité de rajouter qu'il y a, en ce moment, comme cerise sur le gâteau, une petite exposition de photographies de Constantinople d'Abdullah frères, photographes attitrés des sultans Abdulaziz et Abdüllhamid II, plutôt tentante pour qui s'intéresse à la Turquie ou de manière plus générale à l'Orient.


© Abdullah frères (ph. de gauche)

Je trouve amusant de découvrir une de leur photo de Yeni Camii (à gauche) prise vers la fin du 19éme siècle avec un angle presque semblable à celle que j'ai faite moi-même l'an passé (à droite).
A titre indicatif, je précise qu'il s’agit là du premier volet de la présentation du fonds de photographies d’Abdullah frères qui sera suivi, à compter du 7 juillet prochain, d’un second accrochage ayant pour thème l’architecture et la décoration intérieure des mosquées ainsi que le palais de Topkapi.

Je ne voudrais pas laisser penser que la photographie pour moi s'est arrêtée début vingtième et que seuls le collodion humide et la plaque de verre me font vibrer...
Une nouvelle preuve s'il le fallait ; je reçois juste avant le week-end NewYorkUSA le livre de Dolores Marat publié aux éditions Marval (2002).



Je crois avoir découvert le travail de Dolores Marat à la FNAC-Les Halles lors d'une exposition qui lui était consacrée ; je revois la beauté de ses photographies en couleurs parfaitement mises valeur par des tirages Fresson ; j'ai le souvenir en particulier de rouges sang-de-boeuf magnifiques.
Je ne crois pas que ce livre aux pages trop mates à mon goût rende tout à fait justice aux photos mais si l'on souhaite prendre connaissance de cette impressionnante série faite sur New-York (environ 200 images en 7 ans ) sans devoir attendre une prochaine hypothétique exposition et qu'on veuille bien accepter de passer par dessus cette première impression et être un peu attentif, il me semble qu'on en sera récompensé par la découverte d'un travail extrêmement personnel et qui évite le piège des lieux communs que peut présenter une ville aussi photographiée que New-York pour nous offrir une approche déambulatoire, dont la fausse vivacité de tons évoque en fin de compte le vague à l'âme et la solitude.
Un livre qui se donne et se retire lentement.
Personnellement, j'aime mieux ça que le contraire.

Vernissage à Demi-Teinte

Presque dix jours écoulés depuis le vernissage de mon exposition à Demi-Teinte et je n'ai toujours pas mis une ligne à ce propos ; le fidèle lecteur est en droit de se demander ce que je fabrique et si cet évènement qui m'avait tant (pré )occupée, m'a finalement laissée de marbre.
Que nenni.
Réflexion faite, il me semble plutôt qu'une sorte de pudeur m'a empêchée d'écrire dès le lendemain que ça avait été un franc succès.
Attention, tout est relatif, et ce n'était pas non plus le vernissage de Pierre et Gilles à la MEP de 1996, il n'y avait pas 50 m de queue à l'entrée et Bianca Li était absente.


© A.


© A.

Bon voyage !

Une pensée particulière pour Delphine A. qui s'envole avec son petit sac de films pour Casablanca où elle va vivre plusieurs mois.
En ces jours encore saupoudrés de fécule de pomme de terre, impossible de ne pas évoquer ici Gabriel Veyre, photographe et cinéaste attitré du Sultan du Maroc, Moulay Abd el Azi, ses magnifiques autochromes du Maroc, sa mort à Casablanca en 1935.


© Gabriel Veyre Casablanca 1908 Autochrome 13/18

Ceux qui désirent en savoir plus pourront se tourner vers le très beau livre de Philippe Jacquier, Marion Pranal et Farid Abdelouahab chez Kubik éditions.



Ce talentueux ainé puisse-t-il l'accompagner durant son séjour et être un compagnon aussi enrichissant pour elle que le fût Gustave Le Gray durant mon premier voyage en Égypte.

Le miracle de la pomme de terre

Dimanche, à la faveur d'un rayon de soleil faussement printanier, j'entraine A. jusqu'au musée Albert Kahn de Boulogne voir la fameuse collection d'autochromes (avec 72000 plaques conservées, c'est la plus grande collection du monde).
Nous bénéficions en prime d'une exposition temporaire "Bretagne, voyager en couleurs", moins exotique certes mais tout à fait charmante comme mise en bouche.
A qui ne connais pas encore ce musée et s'intéresse à la photographie, à mon avis, une petite visite s'impose et avec les beaux jours ce sera la période idéale car vous pourrez profiter des magnifiques jardins en sortant.

Une Femme Française en Orient - Jour J-1

Mission accomplie.
Accrochage terminé.