Isabelle L. au Centre Iris

Ayant été légèrement empêchée par ailleurs, j'ai malheureusement tardé à vous annoncer l'exposition ''Anamnèse'' d'Isabelle L. qui démarre cette semaine au Centre Iris dans le cadre de PhotoCollection#2.
Heureusement, il n'est pas trop tard.
Je vous invite vivement à venir découvrir ce travail sensible et poétique, tout à fait mis en valeur par des tirages en camaïeux de gris doux sur papier ivoire mat.
Je serai présente sans faute et je vous donne rendez-vous pour le vernissage jeudi 30 septembre à partir de 18h30.
Pour ceux qui hésiteraient pensant qu'ils ont déjà vu cette série en février à la Galerie Daguerre, je précise qu'il y aura de nouvelles images et quelques grands formats qui valent tout à fait la peine de se déplacer une nouvelle fois.


2008...........................................© Isabelle L.

Mes fidèles lecteurs se souviendront certainement qu'Isabelle L. a été mon élève entre 2008 et 2009 et que cette première série lui a valut le Grand Prix du Jury de Biêvres 2009.
Après une année en solitaire, elle est aujourd'hui membre de l'Atelier Photographique de L'Oeil de l'Esprit qu'elle enrichit de son talent et de son engagement photographique.


Centre IRIS
238, rue Saint-Martin 75003 PARIS
+33 (0) 1 48 87 06 09

Exposition du 1er au 16 octobre 2010

De Toulouse suite...

Alors que je m'apprête pour la visite du soir, A. téléphone pour m'annoncer que les photos de Robert Capa, Gerda Taro et Chim contenues dans la fameuse valise retrouvée ont été tirées et vont faire l'objet d'une exposition à New-York**.
Moi qui avais toujours boudé New-York..
Quelle tentation soudain !

Hors de tout contexte actuel, il est bien certain que ni A. ni moi ne ferions une escapade improvisée à New-York ces jours prochains, l'ambassade syrienne détenant nos passeports, jusqu'au 11 octobre si ma mémoire est bonne, au prétexte de demande de visa.



**Barcelone à l'automne 2011 et peut-être Arles.

De Toulouse...

Tandis qu'à Toulouse, entre la maison et le service réa de l'hôpital Rangueil, ma soeur et moi nous affrontons chaque heure nouvelle comme une sorte de jour nouveau plein de douloureux possibles, ma grande amie Catherine, désireuse de me choyer autant que de me distraire en ces moments difficiles, m'offre gentiment un livre que j'ai choisi moi-même au rayon photo de la librairie Ombres Blanches.
Il s'agit de L'image fantôme d'Hervé Guibert aux Editions de Minuit.
Ici pas d'images, mais une petite série de textes ayant plus ou moins trait à la photographie, du moins si l'on en croit la quatrième de couverture.
Après lecture, il me semble plutôt que la photographie n'est ici qu'un motif, un prétexte aux réflexions mortifaires et, peut-être nécessairement, narcissiques, d'un jeune homme atteint d'une maladie mortelle ; qui était à coup sûr mortelle à l'époque de l'écriture, je veux dire.
Voilà, entre mille, l'ouvrage dont je me serais bien passée, ces jours ci particulier, mais les autres jours aussi à la réflexion.
De fantasmes homosexuels en delectations morbides, je peine à trouver entre l'écrivain et moi le moindre point commun pour ce qui concerne la photographie et chaque page insidieusement me met plus mal à l'aise que la précédente sans m'éclairer jamais ni m'enrichir pour autant.
Heureusement, enfin, page 70, La Chambre dix lignes à peine, petite pensée sur les chambres d'hôtel, me rapprochent un instant de l'auteur, m'arrachent un sourire.
Mais p.70 seulement.
Ensuite le même voile malsain de maladie et de mort.
Assurément, mon amie ne pouvait pas deviner...
Ne m'en tiendra pas rigueur...
J'arrache la page 70 et me débarrasse du volume sur une poubelle.

Tandis que j'attends Sarah...

Force m'est de constater que mes derniers billets sont des sortes de petites brèves et que j'ai perdu en route le temps, l'énergie et/ou la motivation d'y être plus personnelle.
Le temps surtout me parait chaque jour plus compté et lorsque j'ai fini de faire les choses obligatoires de ma journée, il n'en reste guère pour écrire davantage que quatre lignes d'actualité.
L'énergie que je renonce finalement à y mettre semble plutôt très en lien avec le manque de motivation.
Et le manque de motivation n'est pas complètement sans rapport avec la quantité incroyable de personnes qui disent me lire et la dérisoire quantité de retour qui découragerait à la longue le caractère le mieux trempé.
Voilà pour ce qui est du blog de ces derniers temps.

Nous devons aujourd'hui ces quatre lignes récapitulatives à Sarah V. qui faisant sa rentrée ce matin, avec un cours à 10h30, n'est toujours pas arrivée, me laissant ainsi une sorte de temps libre inattendu dans des semaines qui n'en contiennent plus guère.
Remercions Sarah V. ici.

Et profitons-en pour récapituler.
12 jours hors de Paris cet été n'auront pas suffit comme coupure et je reprends en ayant la pénible sensation de ne pas être partie, de ne pas m'être arrêtée.
En conséquence, notre voyage en Syrie prévu pour fin octobre me semble être dans mille ans.
Heureusement, la nouvelle petite série de photographies en couleurs sur laquelle je bricole l'air de rien dans la quiétude de notre appartement et les nouveaux cours d'aquarelle où je fais l'élève à mon tour, sensation bien agréable lorsque par ailleurs on enseigne toute l'année, sont un salvateur ballon d'oxygène.
L'essentiel du temps restant étant consacré à la bonne remise en route des cours et de l'Atelier de L'Oeil de l'Esprit ; les nouveaux profs prennent leurs marques, les nouveaux élèves aussi ; où sont la cafetière et le chocolat ? comment fonctionne le Beseler ? combien d'eau pour 1 litre de révélateur ?
Les anciens montrent leur moisson d'été en évoquant les joies de vacances déjà lointaines.
Leurs images embaument le sable chaud ou les épices de pays plus lointains.
Faire les ''editing'', c'est un peu comme repartir ensemble, partager le voyage.
Il y a le retour de l'enfant prodigue aussi, Isabelle L. de nouveau parmi nous et c'est bien naturellement et Jean-François comme un petit zodiac vif qui va au loin et revient au bateau montrer sa pêche, partager son enthousiasme, c'est bien aussi, ça donne de l'espoir pour le futur.
Et ces gens qui téléphonent et qui disent "j'aimerais apprendre la photographie argentique, ou j'aimerais me perfectionner, trouver mon écriture en N&B, vous pouvez m'aider", alors qu'on la tenait pour morte, la photographie argentique, non ?!
Moi, ça me donne le sourire ces gens qui téléphonent, l'autre jour la maman pour la gamine de 13 ans.
Je me dis, il y a de l'espoir, un sacré espoir même.
Après, je me dis, mon Dieu, mais où est que je vais trouver le temps d'enseigner à tous ?!
Heureusement, il y a l'équipe, Marie-Noëlle et les deux Romain(s)...

Je ne veux pas conclure le billet d'aujourd'hui sans dire ici ma joie et ma fierté d'apprendre à l'instant que la télévision catalane vient de pré-acheter le nouveau documentaire que va réaliser Adrian Claret, un autre membre fondateur de L'Oeil de l'Esprit.
J'aime bien cette idée surréaliste d'acheter un truc qui n'existe pas encore, une idée en quelque sorte ; je trouve que c'est un acte de foi enthousiasmant par les temps qui courent.

Nous aurons certainement l'occasion de revenir sur le contenu de ce nouveau projet...

Demain soir, vernissage de l'exposition Mise en scène

Ceux qui suivent l'évolution des cours de L'Oeil de l'Esprit se souviennent peut-être avoir lu que nous avons ajouté cette année à notre activité principale, l'enseignement du Noir & Blanc en argentique, un cours de ''Photoshop appliqué à l'étude de la couleur comme expression artistique''.
Impossible de me rappeler si c'est ma rencontre avec Romain Grimaldi qui m'a décidée à ajouter ce cours à nos activités ou si le projet couvait déjà et que notre rencontre a précipité les évènements, mais les deux sont étroitement liés, c'est sûr et c'est à lui que j'ai confié ce fameux cours de couleur.
C'est donc tout naturellement que j'annonce ici Mise en scène l'exposition collective à laquelle il participe en compagnie de Olivier CANS (photographie, sculpture), Cheyco LEIDMANN (photographie) et Philip PROVILY (photographie).


© Romain Grimaldi

Vernissage demain soir, jeudi 16 septembre, de 18h30 à minuit.
A. et moi serons présents aux alentours de 19h30

Mise en scène
Galerie Box in Paris
6, cité du Midi
75018 Paris

Du 16 au 30 octobre 2010

A l'Est à PiY

Nous avons tous dans notre entourage, du moins je l'espère pour vous, une personne au moins dont la personnalité nous enchante et à laquelle nous ne pouvons penser sans nous dire aussitôt que nous avons bien de la chance de l'avoir rencontrée.
Je voudrais aujourd'hui vous parler d'une ces personnes, rares, précieuses, dont la présence lorsqu'elle se manifeste suffit à illuminer ma journée.
Une fois n'est pas coutume, il ne s'agira pas ici de photographie, enfin pas exactement.

Les 11 et 12 septembre aura lieu à Nogent sur Marnes PiY une rencontre de livres d'auteurs.
Dans le monde formaté où nous vivons, la chose en soi est déjà assez réjouissante il me semble et j'aurais de toutes manières été fort tentée d'y jeter un petit oeil curieux.
Mais la vraie raison pour laquelle A. et moi nous avons depuis longtemps réservé notre samedi après-midi est la possibilité qui nous est ainsi offerte de découvrir enfin A l'Est de Nelly Sabbagh et Tristan Van Spece.



Difficile de vous en dire davantage étant donné que je n'en sais pas plus pour l'instant, mais en attendant, je vous invite vivement à découvrir le monde de mon ami le Gros Monsieur...

A l'Est
Nelly Sabbagh et Tristan Van Spece
50 exemplaires numérotés
Format : boîte métal 13 X 19 cm comprenant 5 posters A3 impression couleur
et 5 photographies originales 8 x 10 cm

Et toujours à propos de livre, je suis heureuse de pouvoir annoncer que le catalogue de l'exposition ''Une Femme Française en Orient'' est désormais disponible à Paris à La Librairie Photographique, lieu que j'apprécie tout particulièrement.