Appel à participation - La Grande Lessive

La nouvelle édition de La Grande Lessive aura lieu le jeudi 24 mars 2011 et pour la troisième fois consécutive, L'Oeil de l'Esprit y participera.
Le collectif installera son fil dans à Paris dans le XVIIeme ; l'adresse exacte en sera précisée ici même prochainement.
Nous vous invitons à vous joindre à nous afin de rendre l'accrochage plus riche et plus remarquable.

Pour ceux qui voudraient nous rejoindre mais ne souhaitent pas ou ne peuvent pas se déplacer, nous vous proposons de faire parvenir votre œuvre ou celles que vous avez recueillies à l'adresse suivante :
L'Oeil de l'Esprit
124, rue Damrémont
75018 Paris

Ceux qui me voient d'ici là, pourront évidement me les remettre en main propre.
Pour des raisons évidentes d'organisation, le plus tôt sera le mieux !
Dead Line mardi 22 mars.
Nous nous chargerons de l'accrochage et du décrochage mais chacun devra venir récupérer son œuvre s'il le souhaite, il n'y aura pas de courrier de retour.
Je vous rappelle les règles du jeu :
Une œuvre originale par personne, signée devant, avec ou sans site internet précisé.
Format A4 maximum.
Chacun, adulte, enfant, amateur ou professionnel a le droit de participer. Il peut s'agir de photographie naturellement, mais aussi de gravure, de dessin, de poésie etc
Le participant doit bien être conscient qu'il s'agit d'un accrochage dans la rue, en extérieur, et en accepter les risques.
Le collectif ne pourra en aucun cas être tenu pour responsable des éventuels dégâts qui pourraient advenir aux œuvres qui lui seront envoyées.



Voilà la première participation de cette nouvelle édition. Elle est signée Julien Sebban. Et la tirer avec lui a été un des moments les plus jouissifs de ma semaine.

Comme j'ai déjà longuement écrit sur les raisons qui me poussent à participer à cet évènement, je renvoie ceux qui prennent l'histoire en cours de route vers mes billets précédents.

Impossible Project

Ceux qui me connaissent savent que j'ai résisté au piège à gogo nommé Impossible Project presque autant que la chèvre de Monsieur Seguin, partant j'en connais deux-trois qui vont bien ricaner en lisant ce billet.
J'ai pas mal hésité sur la rubrique où le ranger car si mon plaisir à jouer fut grand, mon irritation ne l'est pas moins.
Comme j'ai déjà beaucoup écrit sur mon blog et sur d'autres tout le mal que je pense de la qualité du produit et toute la stupéfaction que j'éprouve devant cet incroyable phénomène qui consiste à parvenir à vendre à prix d'or un produit défectueux de notoriété publique, je ne vais pas m'éterniser là dessus.

Le gros avantage d'être à la fois au sein d'un collectif et au cœur d'un atelier qui brasse l'énergie, la créativité, les connaissances et l'enthousiasme à la fois des profs et des élèves, c'est que l'émulation n'y manque pas.
Il serait naïf de croire qu'enseigner se résume à donner sans rien recevoir et, pour ma part, je garanti bien que je reçois assez pour que ma paye à la fin du mois soit la moindre de mes motivations.
Jeudi, dans ma boite aux lettres, un petit mot accompagné d'une belle photographie de Fabien en hommage à Kertèsz suffit à me mettre en joie pour la journée ; qu'il en soit ici chaleureusement remercié.


Samedi, Delphine qui arrive de Casa pour prendre son cours...avec la jambe dans le plâtre...on voit un peu l'énergie et l'envie qu'il lui faut avec Paris sous la pluie.
Un dimanche de janvier tandis qu'une la galette des Rois tardive servait de prétexte à faire couler le champagne à la maison, Jean-François m'offre un transfert de pola, petite chose réellement gracieuse et exquise qui me redonne envie de transférer à mon tour.
Ceux qui suivent voient qu'on tient là le coupable idéal à qui imputer mes dépenses inconsidérées de ces deux derniers jours et le fait que je joue tranquille chez moi au lieu de travailler sérieusement.



La tendance étant furieusement à la nature morte de fruits et en particulier à la poire depuis l'arrivée de Marie parmi nous, nul ne s'étonnera que je jette mon argent par les fenêtres à photographier des poires, des pommes et des scoubidoubidous avec mon SX-70 pour les transférer sur un papier japonais qui lui-même me coûte un œil, pour ne pas dépareiller.



Un petit thé marocain pour remercier Delphine de sa visite.

Le fruit (si j'ose dire) de mon expérience à l'intention des futurs imbéciles heureux qui seraient tentés par l'aventure :
Pour la couleur - PX 100 - Contrairement à ce que j'ai pu lire ici et là, pour moi une exposition normale donnait de meilleurs résultats que la surexposition préconisée. La gamme de couleurs se réduisant essentiellement, comme on peut le lire partout, à un monochrome rose plus ou moins vif et plus ou moins mâtiné d'une autre teinte, rose-bleuté, rose-orangé etc
Sympa mais peut-être un peu restreint à la longue.

Pour le N&B - PX 600 - Sur 16 photos (soit 2 boites, soit 40 euros), environ 2 trop claires, le temps de me caler (parce que la bonne densité pour avoir de la matière dans les hautes lumières est plutôt 1/2 diaph sous-ex avec mon SX-70), 3 avec une bande latérale à droite d'1/3 plus foncée, 2 avec la même bande à gauche, 2 avec 3 bandes d'1/3, foncé, clair, foncé et 3 avec les fameux petits défauts en étoile sur le haut et les latéraux.
Donc, même en ne comptant pas les 2 deux photos du début trop claires, 10 images avec un défaut technique du produit sur 16 achetées.
Chacun fait bien sûr comme il l'entend, mais à ce prix là, il me semble bon d'être légèrement informé.
Naturellement c'est juste mon avis.

Escapade à Bruxelles, suite et fin

Donc, dimanche milieu d'après-midi, nous filons à Charleroi qui est à à peine 45 mn par la route.
Avec 80 000 tirages, si ma mémoire est bonne, 800 photographes représentés et une collection allant des débuts de la photographie à la création contemporaine, le Musée de Charleroi est un des plus grands d'Europe dans cette discipline ; on se laisserait tenter à moins.

Installé dans un ancien couvent de Carmélites, il bénéficie du jardin attenant qui doit être bien agréable au printemps mais que nous avons à peine aperçu depuis les étages faute d'assez de temps.


© A. et Flore

Une des expositions temporaires proposée en ce moment est consacré la série Worldview du photographe de Magnum Leonard Freed ; il y a là, à vue d'Å“il une bonne centaine d'images.
Avec deux heures à peine devant nous avant la fermeture, le choix est cornélien aussi, bien que la photo d'affiche soit absolument somptueuse, comme je ne suis pas une fan de reportage, nous survolons rapidement les deux grandes salles pour nous consacrer aux collections permanentes.
Pour la même raison de temps, nous zappons les salles consacrées aux débuts de la photographie au prétexte que nous avons eu notre dose dernièrement avec l'expo calotype de la BNF.


Atelier de photographe début du XX° siècle. Musée de Charleroi

Nous verrons, pêle-mêle, des humanistes comme s'il pleuvait, des Brassaï, des Kertèsz familiers, plus rares quelques Laure Albin-Guillot, des Sief, les premiers pour A., le fameux Migrant Mother de Dorothea Lange, un Sohji Ueada de plage qui me rappelle ma jeunesse, une poignée de Koudelka dont une image magnifique prise durant le Printemps de Prague, un splendide autoportrait de Kurt Kranz, un Hubert Grooteclaes dont je m'aperçois à l'instant qu'il a beaucoup photographié Léo Ferré, et naturellement tout un tas de photographes belges.

L'heure de la fermeture arrive sans que nous ayons pu voir la moitié de ce qui était proposé, néanmoins nous repartons fort satisfaits.
Seule petite déception, la librairie qui présente un choix de livres assez restreint et une sélection de reproductions pas très exaltante...

Au final, je ne voudrais pas, malgré tout, laisser croire qu'il n'y rien à faire à Bruxelles hors la photographie ; qu'on se rassure, nous sommes passés acheter notre pain d'épice chez Dandoy comme le faisait Baudelaire - certains se rappellent peut-être que les quatre vers en exergue du catalogue d'Une Femme Française en Orient sont tirés d'un de ses poèmes - nous avons trainé dans les librairies d'art et chiné dimanche matin dans le quartier des Marolles en compagnie de notre camarade Francis qui avait gentiment accepté de nous servir de guide, nous avons bu de la bière le soir en terrasse et fréquenté le cinéma d'Art et d'Essai Arenberg (pour voir des choses autrement moins vaines et ennuyeuses que ce Black Swan dont la presse nous rebat les oreilles), pris nos habitudes chez Arcadie, le formidable bistrot au bout du Passage Royal Saint-Hubert et beaucoup joué ensemble dans le parc du palais ou ailleurs pour tester ma nouvelle optique.

Comment ?
J'ai pas dit que j'avais une nouvelle optique ?


PS : Marie Accomiato hier soir au labo devant le carton d'invitation de l'exposition Leonard Freed que je viens de punaiser, rêveuse et simple :
Ah, c'est un des premiers photographes pour qui j'ai tiré...une exposition pour la FNAC...

Escapade à Bruxelles

A. et moi, trois jours à Bruxelles à l'occasion de l'exposition Dolorès Marat à la Alice Day Gallery


© Francis Auboyneau

J'ai grand plaisir à voir enfin au mur les tirages de la série Sirocco que j'avais le plus souvent entr'aperçus à travers du papier bulle, ce qui est assez frustrant, on en conviendra certainement.
Mes lecteurs les plus assidus se souviendront peut-être avoir déjà lu quelques lignes à propos de Dolorès Marat l'an dernier lorsque j'avais acheté son livre New York et les élèves de L'Oeil de l'Esprit présents à l'époque ont encore en mémoire, sinon toutes les photographies d'un ouvrage souvent montré, au moins, je l'espère, le souvenir d'une couleur bien personnelle.



Depuis 2005, Dolorès Marat voyage autour du bassin méditerranéen à la recherche d'un lien qui unirait tous ces pays (je résume).
Comme on peut voir ci dessus, il s'agit là d'une photographie en couleurs dont les tirages (ce qui est impossible à deviner ci dessus) sont réalisés par l'Atelier Fresson auquel elle est fidèle depuis de nombreuses années.


© A. Alep-Syrie

Syrie, Égypte, Maroc, autant de pays dont je rentre, les ayant photographiés moi-même, ce sont les même lieux et les images, pourtant combien différentes, justement parce que je reconnais ces villes, ces paysages, ces monuments familiers, me parlent surtout de la femme qui les photographies.
Elle m'a précédée ici sans que je le sache et suivra mes traces ailleurs sans le savoir jamais.
Elle, en quête de Méditerranée et moi, en quête d'Orient.
Elle, en couleurs et moi, en noir et blanc.



Jamais nos images ne se ressemblent, même si elle a vu Port Saïd depuis ma chambre - ou est-ce le contraire ? - nous ne nous connaissons pas, et certainement chacune a découvert les photos de l'autre alors qu'elle même était déjà terriblement engagée dans sa propre série.
Ce qui me trouble le plus et me touche, ce n'est pas que d'une réalité identique nous ramenions des visions différentes - cela me semble naturel, la moindre des choses en somme - c'est elle, cette inconnue qui ne m'est pas étrangère, de la savoir en voyage, mue par une pensée autre que la mienne et que ces pensées font nos chemins lointains se croiser sans cesse...

Dimanche, Musée de la Photographie de Charleroi, nous étions si près n'est ce pas, impossible de résister.
J'y reviendrai.

Sirocco
Photographies de Dolorès Marat
Alice Day Gallery
Du 1er février au 12 mars 2011
39 Quai au Bois à Brûler
Bruxelles
Metro station: Sainte Catherine Mardi à samedi de 14h à 19h

Stage de cyanotype organisé par L'Oeil de l'Esprit

Dans le cadre de l'Atelier photographique, L'Oeil de l'Esprit organise un premier stage de cyanotype dont vous trouverez les détails ci-dessous.

Dimanche 1 mai 2011
Maitre de stage : FLORE
Adrian Claret-Pérez encadrera la préparation des négatifs

10h - 12h : 1h pour la préparation des négatifs et 1h pour l'émulsionnage
12h - 13h : Pause déjeuner
13h - 16h : Tirages des cyanotypes

Stage de 5heures pour un groupe de 4 personnes.
Tarifs : 125 euros (Chimie et papiers fournis)

Infos et inscriptions au 06.19.26.88.03 ou par mail : contact@oeil-esprit.com



Il semblerait toutefois que lorsqu'on a dit ça, on n'a rien dit ; voici donc quelques lignes pour vous dire ma façon d'envisager ce stage et en quoi il sera certainement différent de la légion d'autres stages qu'on peut actuellement trouver à Paris sur le même procédé.

1° Comme toujours avec les stages organisés par L'Oeil de l'Esprit, fidèle à sa ligne qui soutient que plus on est moins on apprend, il y aura peu de participants.
Deux binômes, cette session ci - à la fois motivant et convivial - pour deux profs le matin et un l'après-midi ; on peut espérer que chaque participant aura sa part d'attention, de réponses aux questions qu'il se pose, quel que soit son niveau ou sa rapidité à comprendre et appliquer ce qui est expliqué.
Ce n'est pas comme certains stages conçus pour 8, 10, voire 12 personnes, qui ressemblent plutôt à un plateau de cinéma où chaque stagiaire passe finalement plus de temps à attendre qu'à apprendre.

2° Afin d'optimiser la journée de stage proprement dite, un suivi personnalisé est proposé en amont, que le participant soit ou non élève de L'Oeil de l'Esprit, il pourra, s'il le souhaite, se mettre en contact avec Adrian Claret pour la partie numérique ou avec moi-même pour tout ce qui est du choix des images les mieux adaptées (par leur sujet et leur forme) au procédé.
De surcroit, pour ceux qui souhaiteraient une petite mise à niveau, quelques heures en chambre noire, ou une réflexion sur d'éventuelles prises de vues dédiées, des cours spécifiques seront assurés jusqu'à fin avril.
Naturellement, les élèves de L'Oeil de l'Esprit bénéficieront d'une préparation approfondie.

Comme on voit, je reste fidèle à l'enseignement que nous offrons le reste de l'année ; à mon sens la pratique du cyanotype est accessible par un enfant de cinq ans un peu soigneux, prétendre transmettre son côté technique seul revient à peu près à se moquer du monde.
Comme toujours, et c'est mon credo, si la technique n'est pas étroitement, pour ne pas dire intimement mêlée à une forme de réflexion artistiquement ce n'est rien. Nada.
On voit chaque jour des images bleues, sorties de stages d'ici ou là, auquel ce bleu n'apporte pas le moindre intérêt ni sens supplémentaire.
Nous essayerons d'avoir cette petite réflexion, à mon sens pour le moins primordiale.

Nota bene : A mon avis, ce stage, sauf à choisir de bénéficier de l'encadrement que nous proposons en amont, s'adresse à des personnes ayant déjà une technique et des connaissances photographiques correctes.

Ceux qui fréquentent l'Atelier photographique ont pu constater que je donne peu des stages que je programme, préférant généralement inviter des intervenants extérieurs choisis chacun pour exceller dans leur discipline - je ne prétends pas être une spécialiste internationale du cyanoptype - ; comme chacun sait, je suis un auteur contemporain dont le choix d'écriture, en fonction du sujet, peut aller sans problème du numérique en couleurs à l'argentique en N&B, du petit format précieux pigmenté à la poudre d'or à l'installation conceptuelle de grands tirages numériques posés au sol sur plaques de marbre.
Pour moi, le cyanotype, le tirage Van Dyke, la gomme sont simplement des techniques, donc des moyens de s'exprimer ; je suis une photographe, une artiste contemporaine utilisant éventuellement des techniques dites anciennes comme de simples outils de création contemporaine, c'est en ce sens mon approche et l'enseignement qui en découle sont particuliers et c'est pourquoi j'ai choisi de donner ce stage moi-même.

La vie, la mort, la coiffure

Hier, pour lutter contre la grisaille ambiante, après-midi cyano avec Marie Accomiato.
Nous testons une nouvelle lampe à UV achetée en prévision du stage de cyanotype qu'organise L'Oeil de l'Esprit en mai et des échantillons de transparents que je viens de recevoir.
Les temps de pose nous laissent assez de temps, c'est formidable, pour papoter, nous faire les ongles et vers 17 heures prendre le thé en dégustant de délicieuses tartelettes à la framboise.



Un après-midi de filles comme je les aime ; on met du bleu partout jusque dans le ciel en écoutant Ella Fitzgerald.

URGENT- Petite annonce optimiste mais sérieuse

Le collectif de photographes-auteurs L'Oeil de l'Esprit recherche un logement pour 7 adultes dans Arles intra muros du 4 au 10 juillet inclus, si possible, sinon du 4 au 9.
Prix souhaité de 800 à 1000 euros. Dans l'idéal, nous recherchons 3 chambres + un salon.
Nous serions également intéressés par un logement pour 3 adultes dans 2 pièces.
Prix souhaité de 300 à 400 euros

Merci de nous contacter au 06-63-60-55-31
Ou de faire circuler l'info autour de vous.

L'Oeil de l'Esprit en Arles - Utopie ou réalité

Le Maroc en Mai étant encore loin, en ce moment je me concentre pour parvenir à amener L'Oeil de l'Esprit au complet à Arles durant les Rencontres ; ce qui peut sembler assez anodin mais n'est finalement pas une mince affaire si l'on tient compte du peu de disponibilités, des moyens relatifs et des caractères de chacun d'entre nous.
Quand on sait que nous voudrions retrouver là-bas les membres de la galerie de Porto Adorna Coraçoes et deux autres photographes, on mesure mieux l'ampleur du projet.
De mon point de vue, certains matins, il s'apparente assez à la construction de la pyramide de Sakkarah (pour rester dans l'actualité égyptienne).
Selon que je manque de sommeil ou pas, qu'il fait gris ou pas, je vois la bouteille à moitié pleine ou vide - un challenge motivant ou un des douze travaux d'Hercule -.

A mon sens, les mots solitude et névrose(s) semblent inhérents à l'état de photographe-auteur ; partant de là, il y a comme une aberration, j'en conviens, à concevoir un collectif d'auteurs.
D'ailleurs, si l'on regarde bien la plupart des collectifs de photographes réunissent des reporters ou des photographes de presse, très peu se risquent à tenter de réunir des artistes dans l'espoir de les voir mener à bien des projets communs.
D'un autre côté, que serait un collectif sans un minimum de projets communs ?
Autant dire une coquille vide.
Concevoir une coquille vide, voire la couver des mois, des années, en toute innocence, très peu pour moi.
Donc, a minima, cet été nous trouvera en Arles durant la première semaine du festival, Christian Mc Manus, Louise Narbo, Adrian Claret et votre servante.

Dans mes rêves d'enfant, nous nous retrouvions dimanche en fin d'après-midi Gare de Lyon, Louise et moi en robes légères, les garçons élégamment vêtus de lin clair, pour voyager ensemble ; nous voyagions légers et dans la gaité tendre d'une escapade loin de Paris.
En Arles, Hector Olguin et Estefania venaient nous attendre à l'arrivée pour nous mener à la belle maison - au grand appartement frais - où nous logerions toute la semaine, chacun prenait possession de sa chambre, faisait un brin de toilette, avant de se retrouver pour le diner autour de la grande table de la salle à manger, grillades, salade fraiche et vin rosé.
La discussion animée et joyeuse durait tard dans la nuit.
Ensuite, des expos, des débats, des projets, des apéros tardifs, des petits déjeuners ensoleillés, des photos vues et des photos faites, de longues ballades nocturnes etc

On ne se refait pas.

Dans la réalité-vraie, si nous y parvenons, chacun partira de son côté et arrivera quand il pourra, A. et moi au sortir d'une semaine de tournage à l'Abbaye de Fontfroide pour les 10 ans des Master Classes données par le violoncelliste Lluis Claret, nous aurons certainement eu notre compte de vie en communauté et de stress, nous arriverons tard, en milieu de semaine et en voiture, nous aurons renoncé au lin clair et à la robe légère à cause du matériel de location, caméras et autres projecteurs divers, qui empliront la voiture et qu'il faudra décharger sitôt parvenus à destination, probablement, j'aurai déjà commencé à travailler sur ma Carte Blanche pour le GRAPh et nous aurons aussi le matériel photo avec nous.
Avec un peu de chance, nous aurons effectivement trouvé d'ici là un appartement où nous loger tous les 7 - Louise elle ayant choisi de séjourner de son côté - mais si nous ne dormons pas tous empilés sur des matelas dans le salon, ce sera déjà formidable.
Dans le cas contraire, nous nous serons certainement rabattus sur un hôtel intra muros, modeste mais qui nous coutera un œil à chacun.
Peut-être que la moitié d'entre nous logera là et l'autre moitié ailleurs, peut-être y seront nous finalement seuls A. et moi...
Certainement, cela ressemblera peu à ce que j'aurai espéré, à ce que j'aurai rêvé, disons moins fitzgeraldien.

Mais si nous sommes tous réunis en Arles cet été, pour moi, je le dis tout net, ce sera une grande victoire.

Saisons indiennes

A ceux, nombreux, qui m'ont contactée ces derniers jours à la suite de mon billet sur Marie Accomiato, pour me demander s'il existait une publication où voir mieux son travail en attendant une prochaine exposition, j'ai le plaisir de répondre oui.



Elle s'est consacrée durant plusieurs années à une série sur l'Inde et une partie de ces photographies a été réunie dans un livre paru aux Editions Ci Vediamo.
Un long texte de l'écrivain-voyageur Elisabeth Foch les accompagne.
Cet ouvrage datant de 2007, il est encore possible de se le procurer sur Amazon et chez l'éditeur en écrivant au mail suivant ed_civediamo@yahoo.fr.

Ceux qui ont la chance de fréquenter Marie au sein de l'Atelier ou qui souhaiteraient posséder un exemplaire dédicacé peuvent l'obtenir directement d'elle ou par mon entremise, en le demandant à l'une ou à l'autre.

Jardin d'hiver

Sont-ce les conséquences de ma grippe, celles d'un hiver parisien particulièrement gris et glacial ou encore celles du retard de l'exposition à la Bibliothèque du Château d'Eau initialement décidée pour début mars et remise aux calendes grecques, je ne sais pas, mais je peux bien l'avouer, ces derniers temps je manque d'élan créateur.
Je veux parler de cette vague puissante et gaie qui m'emporte le plus souvent.
Que mon entourage proche et les parisiens dans leur majorité semblent eux aussi frappés d'épuisement ne me console en rien, comme on l'imagine, de cette insidieuse mélancolie.



En attendant un printemps plus clément ou que le feu sacré se rallume, que l'envie de me mettre au labo réapparaisse, je bricole, comme on peut voir...



En cherchant, c'est bien étrange, on trouverait dans ces petites images quelque influence profondément enfouie du symboliste Gustave Moreau dans la première et dans la seconde un écho lointain du Magic Garden de Josef Sudek dont quelques reproductions punaisées autrefois dans ma chambre d'adolescente se retrouvaient dernièrement sur le panneau d'affichage de la chambre noire à l'intention des élèves..

Il faut croire qu'à défaut d'être emportée par une puissante vague, de discrets courants me traversent...