Tout comme les jours précédents

Un sms de mon élève Gersende Mathieu ce matin "Si tu passes au studio, peux tu jeter un œil sur mes natures mortes pour le stage de cyano de dimanche..."
J'y passe, j'y passe...environ 10 à 12 heures par jour, je dirais, à vue de nez.

Cela dit, ma vie n'est pas juste un long chemin de croix avec les expositions ici et là comme autant de stations, j'ai des bons moments aussi ; hier avec Isabelle L. charmante journée à préparer des cartes postales d'été à partir de nouvelles petites images en couleurs (oui, oui, en couleurs et même à partir de fichiers numériques, à L'Oeil de l'Esprit, on n'est pas non plus des ayatollahs du N&B en argentique, faudrait pas croire ça, juste des photographes).
Donc, de gaies cartes postales pour le courrier estival, pas comme d'autres qui se contenteraient de les acheter toutes faites dans une boutique à touristes du bord de mer.
Naturellement, la tentation est grande de vous les montrer en avant-première, mais ce ne serait vraiment pas sympa de les déflorer avant qu'elles arrivent des vos boites aux lettres, n'est ce pas ?!

Fin de journée, A. m'apprend l'attentat de la place Jemaa-el-Fna.

C'est reparti

Après un bien agréable week-end pascal grâce à Isabelle L. qui me prête sa maison de Deauville avec une grande gentillesse, voici le retour des interminables journées de labo, des sushis-makis livrés par coursier et des nuits improvisées au studio.
A. veille à l'indispensable, pilule, brioche et pomme du petit-déjeuner, roman pour les longues heures de rinçage et il reste quelques traces du rush de l'an dernier, à la même époque, la préparation de l'exposition à Demi-Teinte, un fond de gel douche, du démaquillant.
Tout manque encore pourtant et je peine à trouver un drap propre mais, je rassure mes lecteurs, ça viendra ; le plus contraignant n'étant pas de ranger tout ce petit camping au matin mais de devoir s'interrompre à chaque instant pour laisser place aux cours qui poursuivent leur déroulement habituel...

Une journée ordinaire

Arrivée fort tôt à Paris par le train de nuit et donc manquant légèrement de sommeil toute la journée, même si ce n'est pas non plus Le Caire-Assouan.
Deux petites heures d'initiation à la chambre noire avec Véronique C.
30 mn de pause avec un surgelé réchauffé au micro-onde du studio en guise de déjeuner.
Suivent 5 petites heures de labo en solitaire, histoire de faire avancer un peu les tirages pour les expos précédemment annoncées.


© Isabelle L.

Auxquelles se rajouteront 2 petites heures supplémentaires de cours avec Gersende Mathieu pour conclure cette journée photographique ordinaire.

On aurait tort de croire que je me plains ; j'ai eu le temps d'embrasser A. et j'ai pris ma dinette de midi dans une flaque de soleil.
Mais, comment dire, à ce rythme là, il ne restera guère de temps libre jusqu'au le 14 mai...

Exposition à Barcelone en juin 2011

Après quelques heures d'hésitation, juste histoire de mesurer le surcroit de travail et par conséquence de stress que ça allait générer, j'accepte avec plaisir la proposition d'Hubert de Wangen d'avancer l'exposition d' Une Femme Française en Orient de novembre, date initialement prévue, à juin.
Les catalans pourront ainsi découvrir en avant-première les photos de Syrie qui devaient être montrées à Paris ce printemps.

Avec un vernissage à Porto le 4 et celui de la galerie Kowasa le 9, nul doute que les prochaines semaines vont être bien remplies...

Un jour prochain, Tanger

A. réserve nos chambres d'hôtel pour Tanger et Fès, nous donnant ainsi l'illusion que le temps du départ approche...
Nul doute que L'île verte viendra encore enrichir la longue liste des délicieux taudis dont nous sommes coutumiers.



Marrakech, l'an dernier.
Polaroïd original visible à la galerie Demi-Teinte / Paris

Ecole buissonière

Être indépendant, mieux, faire l'artiste, vivre une vie de bohème, comme on disait autrefois, ce n'est pas facile tous les jours, j'en conviens volontiers ; les fins de mois difficiles, ne pas rouler en Aston Martin, ne pas avoir de jardin d'hiver, même tout petit...
Mais se lever le matin, voir briller un premier soleil printanier et pouvoir se dire en chantonnant qu'on ira plutôt travailler demain, que pour l'heure, on va plutôt s'allonger dans un parc avec un roman japonais, un grand chapeau de paille et une bouteille d'eau fraîche.

Je vous le dis, pour moi, cette liberté n'a pas de prix.

Ce que vous auriez pu voir




Alep