Aterris à Barcelone hier lundi en début de soirée après une journée d'escale passée à régler les inévitables impératifs urgents .
Le temps est médiocre mais nous sommes heureux de retrouver cette ville qui nous est chère, son ambiance festive et notre bar à tapas habituel.

Pour une fois, nous voyageons légers, la caisse de photos étant partie très en avance à la Kowasa Gallery pour laisser à Natasha Cristia, le bras droit d'Hubert de Wangen, qui gère toute l'organisation de l'exposition avec une maestria et un professionnalisme sans égal, le temps de les répertorier pour préparer le plus beau dossier qu'il m'ait jamais été donné de voir et de les faire mettre sous cadre avant mon arrivée.
De ce que j'ai pu en vivre jusqu'ci, exposer à Kowasa équivaut à rentrer dans une Rolls Royce et à se laisser conduire à bon port.
Ce matin, lorsque nous arrivons à la galerie les photos nous attendent en compagnie de la personne chargée de l'accrochage, ce qui soulage formidablement A. de cette partie aussi longue et fastidieuse qu'importante dont il se charge d'habitude par gentillesse.
Ne reste plus alors que la mise au sol des quarante photographies qui vont être montrées, ce dont je me sors en trois petites heures (à peu près ce que j'avais prévu).



D'experience, pour moi, chaque accrochage est une nouvelle aventure - cela fait mille ans que je ne crois plus au plan de salle - et chaque lieu nécessite un ordre nouveau des images en fonction des volumes de ou des salles et surtout du nombre d'angles et de la fragmentation des murs, sortes de césures qui imposent leur rythme et nécessitent une attention particulière.
Pour les mêmes raisons, ce n'est pas parce qu'un certain nombre de photos a été initialement prévu que je me crois obligée de les accrocher à toute force et, dans la mesure du possible, je préfère amener plus d'images que nécessaire parce q'il n'est pas rare, en milieu d'accrochage, de se trouver dans la situation où un tirage ne s'harmoniserait bien qu'avec une photo déjà utilisée ou avec une qui est restée à Paris.
Ce qui fait toujours râler.



La Kowasa Gallery est un bel espace compliqué qui multiplie les angles et les portes à plaisir avec ses quatre salles en enfilade et l'accrochage s'est révélé un joyeux casse-tête chinois mais quarante oeuvres s'est avéré être une bonne estimation.
Deux moments délicats, toujours à mon avis, le choix de la photo d'ouverture et les quelques images vers la fin lorsque le choix s'est réduit comme peau de chagrin et qu'il faut faire avec ce qui reste, sauf à tout reprendre à zéro ou à risquer de détruire le fragile équilibre précédemment trouvé.
La complicité de mon pote Hector Olguin avec qui je viens de faire la mise au sol à la galerie Adora Coraçoes m'a bien manquée dans les moments de doute mais heureusement petit à petit - je veux dire avec tact - Natasha s'est mise de la partie et nous avons terminé ensemble, ce qui était bien agréable et certainement plus facile.

13h30 - mission accomplie et ultimes corrections faites sur le fameux dossier, nous partons déjeuner en laissant le montage entre les mains expertes de Xavier.