La Galerie 127 - Stand C 11 - Fotofever

Avant de fermer la porte du labo et de disparaitre dans la nature jusqu'à mercredi sans internet ni téléphone - perspective assez réjouissante - je suis heureuse de vous annoncer que la Galerie 127 montrera une partie de mon travail durant la Fotofever qui aura lieu à Paris les 11, 12 et 13 novembre 2011.
Il s'agira d'un accrochage spécial Maroc et Nathalie Locatelli a choisi pour l'occasion un extrait inédit de ma série Une femme française en Orient et des polaroïds originaux retravaillés.
L'opportunité de découvrir des photographies que je n'ai encore jamais exposées à Paris.



J'aurai grand plaisir à partager ces cimaises avec mes complices de la Marrakech Art Fair, Carole Benitah, Deborah Benzaquen et Marco Barbon.

Couleur d'automne - Stage Van Dyke

Dimanche, Adrian Claret-Perez et moi-même donnions un stage de tirages Van Dyke et ce fût un moment bien agréable et tout à fait fructueux.





Si j'ai pu écrire la fois précédente qu'il paraissait difficile, en tant que maitre de stage, de parvenir au juste équilibre entre le studieux et le festif, je suis heureuse de pouvoir dire aujourd'hui que ce n'est pas chose impossible et que parfois, sans prétention, la magie opère.

Ci-dessous une petite sélection du fruit de nos efforts conjugués :


Autoportrait © SAM


© Enrico Vietti


© Enrico Vietti

Le sujet vivement suggéré - mais non imposé - de ce stage était le nu.
Même si les participants qui n'ont pas pu le préparer sont évidement excusés, je tiens à remercier et à féliciter chaleureusement ceux qui se sont prêtés à ce jeu délicat et pas forcément facile .


© Rémi Padowski

Certaines de ces images et d'autres encore issues des travaux de l'atelier ou de stages précédents seront visibles sur le stand de L'Oeil de l'Esprit du 11 au 13 novembre inclus à l'occasion de Révélation 5 dont nous sommes partenaires cette année.

Nota bene : Les prochains stages organisés par L'Oeil de l'Esprit sont prévus pour le premier trimestre 2012 "Le nu" maitre de stage Marie Accomiato fin janvier et un nouveau stage de cyanotype que j'animerai moi-même et dont la date reste à définir.
Comme toujours - et j'ai assez expliqué mes motivations - il s'agira de cessions en petits comités (2 stagiaires pour Marie Accomiato et 4 pour Adrian Claret-Pérez et moi-même).

Une femme française exposée par le festival Sept-OFF

A peine de retour de Marrakech, nous repartons à Nice pour faire montage de l'exposition Une femme française en Orient dans le cadre du Sept-OFF, festival de la photographie méditerranéenne.
L'exposition est accueillie en plein centre ville par l'Espace Écureuil, partenaire privilégié du festival.
Il s'agit d'une vaste salle que je partage pour l'occasion avec le photographe niçois Rémy Saglier ; du coup, nous partageons aussi une grande belle affiche qu'on peut voir partout dans les rues.
Je n'ai pas eu l'occasion de faire la connaissance de Rémi Saglier qui avait déjà accroché avant notre arrivée et, pour être franche, en apprenant que nous serions deux dans le même espace et que mon confrère exposerait de grands formats, je n'avais pas sauté de joie mais finalement tout s'est bien passé et le résultat final ne nuit ni à l'un ni à l'autre.


Avec Robert Mathey à gauche et Patrick Lombard à droite. © A.

Nous avons étés fort bien accueillis A. et moi autant par Robert Mathey, le président du festival, toujours aussi chaleureux et engagé, que par Patrick Lombard, le responsable de la programmation de l'Espace Écureuil, un homme charmant et très agréablement cultivé qui a su faire s'envoler toutes mes appréhensions dès le premier instant.



Et j'ai adoré Nice, son petit air italien, la beauté de son architecture et son climat idyllique.

Carte blanche à la lumière noire
Une femme française en Orient - Flore
Ma méditerranée a débordé - Remy Saglier
Espace Ecureuil
Place Massena
Nice
Exposition du mardi au samedi jusqu'au 29 décembre 2011

La Galerie 127 - Stand A25 - Marrakech Art Fair 2011

Nous quittons Paris dans une telle précipitation, nous arrivons à Marrakech si peu de temps avant l'inauguration, que j'en suis réduite à me changer dans les toilettes de l'aéroport ; 5min de stress juchée sur la cuvette de WC pour enfiler une robe un peu ajustée, des collants et une paire d'escarpins.
Heureusement, Nathalie Locatelli nous a gentiment envoyé son chauffeur et je termine de me maquiller dans la voiture, un oeil sur la montre, tandis que nous roulons en direction du Palace Es Saadi

N'étant pas une habituée des palaces, on me pardonnera un instant de gaité enthousiaste lorsque je découvre le lieu où va se dérouler la Marrakech Art Fair.

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Malgré la fatigue due au vol et une légère appréhension quant à ce qui nous attend ces prochains jours, je suis extrêmement heureuse d'être de l'aventure.

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La réussite d'un salon pour les photographes tient, il me semble, à une poignée de données ; la place accordée à son travail dans l'accrochage collectif, l'accueil du public, les ventes, l'ambiance entre photographes et naturellement l'attitude et la personnalité du galeriste.
Tout entre en ligne de compte parce qu'un salon, pour l'artiste présent est infiniment plus fatiguant, éprouvant même je dirais, qu'une exposition monographique.
Je m'explique, durant une exposition personnelle, le public vient voir votre travail à vous, tandis qu'à l'occasion d'un salon, l'attention du visiteur est plus ou moins attirée par les oeuvres des centaines d'artistes qui vous entourent.
Et ce serait mentir que de prétendre que c'est toujours facile à vivre.

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Il a fait épouvantablement chaud durant ces 4 jours et toutes nous avons eu les jambes si lourdes et les pieds si douloureux qu'il devenait parfois difficile de penser à autre chose.
Nous avons vu des gens traverser le stand juste pour couper au plus court et d'autres passer sans un regard.
J'ai entendu les fameuses réflexions "ah ben autant que j'accroche mes photos de vacances, ce sera pareil" à propos de mon travail, aussi classiques que "mon fils fait la même chose" devant les Picasso, mais toujours aussi pénibles à entendre.
Nous avons trouvé les heures interminables et eu l'impression de faire le tapin, nous avons joué aux chaises musicales et nous avons tous eu des coups de blues ou les larmes aux yeux, des moments de découragement et de fatigue extrême mais au total nous avons eu beaucoup de chance aussi et c'était riche et excitant.
Nous avons eu beaucoup de chance parce qu'il n'y a eu aucune rivalité entre les photographes présents mais au contraire toujours de l'attention et de la bienveillance et assez de générosité pour se réjouir quand l'un de nous avait vendu.

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Nous avons eu de la chance parce que ça c'est bien vendu, ce qui est important non seulement pour soi mais aussi pour la galerie qui nous a fait confiance.
Avec ça un bel accrochage avec de vrais espaces consacrés à chacun et des boites aux trésors pour ceux qui voulaient en voir d'avantage.
Et durant ces 4 jours, Nathalie Locatelli et Sophie Benkirane pimpantes, attentives et égales malgré la fatigue et des enjeux qu'en tant qu'artistes on ne mesurent pas toujours exactement.

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Impossible de résumer ainsi ces quelques jours sans dire que Nathalie Locatelli nous logeait chez elle et que nous étions accueillis comme des princes dans une maison si poétique et si belle que l'un d'entre nous était toujours en train d'y faire quelles photos.
Cette généreuse hospitalité et le charme de cette maison pleine de livres, de chats et de photographies n'étaient pas anecdotiques car ces conditions absolument privilégiées nous permettaient de nous ressourcer chaque soir et d'aborder le jour suivant comme lavés de la fatigue de la veille.

J'ai beaucoup appris, j'ai eu des journées étranges, des moments d'épuisement et de vraies joies, j'ai aimé le temps des petits déjeuner, les conversations douces du matin entre photographes, avec la confiance qui s'installe peu à peu, les crêpes chaudes et la confiture d'orange de Djamila.
Sortir à l'aube avec A. "travailler" avec Marco Barbon fera parti de mes plus jolis souvenirs parce qu'il y a quelque chose d'infiniment précieux à pouvoir arpenter la ville avec un autre photographe en toute quiétude, en sachant que nos images seront différentes parce que nous sommes - déjà ? enfin ? - suffisamment nous-mêmes.
Il nous semblait aussi qu'après ces heures vaines faire un peu de photographie nous irriguait le cerveau.
Discuter jusqu'à plus d'heure avec Carolle Benitah sur le tapis de sa chambre avait le charme ineffable des amitiés féminines dont les bavardages sont les mêmes à tout âge.

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La Marrakech Art Fair, cette année, ça aura été un peu pour moi quelque chose qui ressemblait à ce que j'imaginais de la vie d'artiste lorsqu'à 14 ans j'apprenais cette chose qui allait devenir toute ma vie, la photographie.
J'ai adoré le champagne qui coule à flot, les buffets pharaoniques, les soirées à l'ambassade, courir les vernissages avec la délicieuse Marie Moignard pour guide, les déjeuners au bords de la piscine… Je me suis réjouie de cette légèreté parce qu'elle permettait d'effacer le reste, dont j'ai parlé tout à l'heure, les questionnements, les doutes, le découragement, mais surtout parce que nous la partagions ensemble, Carolle, Déborah, Christine, Bernard et toi Marco, et que c'était une chance de faire votre connaissance et d'échanger avec vous.
Pour mon plus grand bonheur, A. était du voyage, naturellement.

1 - Le soir du vernissage
2 - Le stand A 25 de la Galerie 127
3 - Sophie Benkirane, Deborah Benzaquen, Bernard Descamps, Christine Lefebvre, Carolle Benitah et Marco Barbon.
4 - Avec Carolle Benitah devant mes photos
5 - Bernard Descamp dédicaçant son livre à ambassadeur de France au Maroc
6 - Le soir du démontage - Avec Marie Moignard - A. buvant le champagne sous mes photos

Sauf la dernière, les photographies de ce billet sont d'Adrian Claret-Perez