Week-end avec la Comtesse sur la Côte d'Azur


© A.

Certains jours, je suis bien heureuse d'oublier un peu que je suis une professionnelle de la photographie et de pouvoir jouer avec mes petits camarades sans arrière-pensée.

Donc, cette fois ci un grand merci à Jean-François pour son inventivité gaie et généreuse et pour m'avoir permis d'étrenner son Zeiss Ikon Comtessa à l'occasion de ce petit séjour niçois programmé de longue date pour le décrochage de l'exposition d'Une femme française en Orient, dont j'attendais repos et dépaysement et qui, au final, s'est avéré à moitié solitaire et complétement pluvieux.



Les moments les plus agréables ayant été ceux consacrés à la recherche de mes 4 photos (c'est peu) puis aux 4 photos d'A.

Les lecteurs intéressés découvriront certainement le suite de cette petite aventure amicale dans des billets ultérieurs.
Pour l'heure la Comtesse est dans les bras d'Enrico V..

Le Matin - Nouvel article sur Égyptopédie

Connaissant l'influence de la presse, comme on imagine, je découvre avec grand plaisir l'article que consacre la journaliste Afaf Sakhi à Égyptopédie dans le fameux quotidien marocain Le Matin :



Égyptopédie
Photographies de Denis Dailleux, Flore et Scarlett Coten
Galerie 127
127, avenue Mohammed V
Guéliz - Marrakech

Prolongation jusqu'au 18 février 2012

Mon petit bonheur du jour


© Enrico Vietti 2011 - Atelier L'Oeil de l'Esprit

J'aime ces images qui peuvent sembler simples au premier abord mais ne disent ni où ni quand ni pourquoi et, gardant leur léger voile de mystère, laissent intacte la part du rêve.

Enrico Vietti participera à la neuvième exposition de 24Photography ** en février à Londres

** L'idée est simple : 24 photographes, documentant les 24 premières heures de chaque nouvelle année pendant 24 ans.
Chaque participant dispose d’une heure précise pour capter sa vision de ce premier jour de l’année, créant une collection unique d'images reliées entre elles par le temps.
Six tirages parmi les vingt-quatre seront vendus aux enchères au profit de Too Many Women, une œuvre caritative agissant pour la recherche contre le cancer du sein.

Kodak en faillite

C'est vrai qu'on en entendait parler depuis quelques temps mais le billet de Spei me laisse comme fauchée.
Qu'allons nous devenir, nous les amateurs de la mythique Tri-X ?



Encore une fois réduits à acheter en gros et à faire des stocks ?
Faire un peu de place dans nos frigidaires déjà remplis de polas, 160NC et autres Fuji 1600 pour accueillir les nouvelles arrivantes ?

Certains jours, je vois mes nouveaux élèves, Julien, Nicolas, 18 ans, 19 ans, la génération montante pleine de poésie, d'enthousiasme et de talent et je me dis que non l'argentique n'est pas moribond comme on me le répète à longueur de diners en ville.
D'autres fois, comme aujourd'hui, j'éprouve autant de peine qu'à la mort de Joe Strummer et l'impression que l'étau se resserre.

Bientôt le numérique ne serait plus une possibilité mais LA voie unique ?
Mais si nous nous ne voulons pas être des moutons ?
Si leur pseudo progrès nous laisse légèrement de marbre par moment et même dubitatifs à d'autres.

Et si nous ne voulions pas être formatés ?

Fragile

A certains moments - avez-vous remarqué ? - la peur et la mort semblent se rapprocher d'un bond et rôder à vos côtés comme d'effrayantes compagnes dans la nuit.
Parfois, il fait jour pourtant.
La photographie vous apparait alors un pauvre bouclier de papier japonais.



Le bouclier du jour

Prolongation d'Egyptopédie à la Galerie 127

Une bonne nouvelle en ce mois de janvier plus laborieux qu'excitant : devant le succès rencontré, Nathalie Locatelli décide de prolonger l'exposition jusqu'au 18 février.
Voilà un prétexte tout trouvé pour ceux qui seraient tentés de filer au soleil.
25° à Marrakech et 7° à Paris ces jours derniers ; moi-même, j'hésite à planter tout là.

Égyptopédie
Photographies de Denis Dailleux, Flore et Scarlett Coten
Galerie 127
127, avenue Mohammed V
Guéliz - Marrakech

Jusqu'au 18 février 2012

Tina Modotti - Après la BD, la bio*

Donc - *voir les épisodes précédents - je mets à profit mon célibat forcé pour terminer en deux jours la biographie de Tina Modotti par Pino Cacucci.
Parue en 1993 chez Belfond, je n'ai eu aucun mal à me la procurer d'occasion à un prix raisonnable.



Disons pour commencer qu'après la lecture de ces deux ouvrages, s'il me reste encore quelques zones d'incompréhension quant au caractère et aux motivations de la dame, mes connaissances des luttes internes au sein du PCM (traduire Parti Communiste Mexicain), elles, ont fait un sacré bond en avant.

Pour ma part, j'ai préféré, sinon la lecture, du moins le contenu de la biographie, moins exalté, moins romantique mais qui inscrit en grandes lignes, parfois particulièrement éclairantes, la vie de Tina Modoti dans le contexte d'un stalinisme dont apparemment elle ne peut être dissociée.
Qu'au total l'ensemble ne soit ni particulièrement attachant ni réjouissant, j'en conviens volontiers. C'est une lecture qui peut laisser un goût un peu amer dans la bouche et qui ôte toute l'idée de glamour qui pourrait être vaguement associée à la photographe des Roses - Mexico, muse nue et solaire d'Edward Weston.


Roses - Mexico © Tina Modotti

Pour autant et malgré le plaisir que j'ai pris à la lecture de la belle BD d'Angel de la Calle, j'ai préféré cette biographie parce que j'y ai plus appris.

Deux petits bémols malgré tout, le livre est vraiment assez moche, autant l'impression des photographies que le papier et il n'y a aucune bibliographie, l'auteur ne citant pas non plus ses sources en fin d'ouvrage.

Il existe apparemment au moins une autre BD L'impertinence d'un été de Pellejero et Denis Lapière ainsi qu'une poignée de biographies dont Tina Modotti : Between Art and Révolution, Yale Univerty Press, Londres 2003 de Letizia Argenteri, la dernière parue mais dont je n'ai pas trouvé de traduction en français.
Attention toutefois, les deux couvertures sont à peu près identiques.

Heureuse Année 2012



A. et moi, nous vous souhaitons une heureuse année.
Que 2012 soit traversée tout du long par un souffle de folle liberté.