Soir de Naples

Sur un air de Tarentelle

Ah, si ce n'est pas déjà l'Orient - encore que je connaisse quelques ruelles pavées entre Izmir et Tanger qui ne sont pas si différentes - c'est déjà bien le sud ; c'est bruyant et sale, avec ici et là des restes de splendeurs passées.
C'est formidablement ailleurs à 2h à peine de chez nous.
Qu'on ne s'y trompe pas, laminée que je suis par la routine parisienne, je me sens conquise dans l'instant.
Je retrouve les images familières des façades noirâtres vérolées par les paraboles et autres climatisations.
ça sent la ville portuaire et la pauvreté.
Au deuxième coup d’œil et assez vite, c'est aussi tout autre chose et de bien particulier, un palais tout les vingt mètres, de la tarentelle à chaque coin de rue, des façades aux couleurs antiques, de petits autels fleuris pour vierges adorées et une langue à chanter l'opéra.

Baci a Enrico, Marco, Roberto i Tutino.