Une nouvelle fois le réveil sonne à 6h30 et nous voilà dans la rue sans même le réconfort d'un café, direction Pompei via la gare centrale .
Pas question, n'est ce pas, de découvrir la célèbre cité antique entre deux centaines de touristes.
Donc, 8h30, nous pénétrons les premiers sur le site.
Je suis glacée malgré un soleil franc parce qu'entre les deux alternatives, me couvrir et avoir trop chaud toute la journée ou partir légère et avoir froid ce matin, j'ai opté pour cette dernière.
Alors, là tout de suite, je donnerai cher pour un café, je veux dire un vrai café comme à la maison, pas une de ces fantaisies italiennes, une cuillère à soupe de liquide brunâtre dans le fond d'un de ces verres dans lesquels à Paris on sert la vodka.
Ensuite c'est vraiment étonnant et je cesse de trainer des pieds en soupirant après mon lit.


© A.

Notre petit guide de voyage, le Baedeker - non, je plaisante - propose de visiter Pompei en 2h.
Comment ?
En quatre heures.
En courant alors ?
Ou d'y passer la journée.
La meilleure option à mon avis si vous êtes valide et inutile de s'inquiéter pour les provisions de bouche, tout a été prévu sur place.

Pour notre part, nous arpentons avec beaucoup d'enthousiasme et quelques déceptions - pour cause de fermeture de certaines salles suite aux intempéries de l'hiver - de 8h30 à 15h - pause déjeuner - et avec pas mal de ténacité au vu de notre fatigue ensuite jusqu'à la fermeture.



Pompei, pour moi, c'est un peu comme le Musée du Caire, j'ai, comme beaucoup d'entre nous, des images en tête -quelques fresques érotiques au moins, un petit léopard assis de profil, une corbeille de figues - que nous nous efforçons de retrouver in situ, comme au Caire, il nous faut un certain temps pour réaliser que le scribe assis est au Louvre et la Néfertiti au Berlin Museum.
Cette découverte s'accompagnant, pour dire vrai, de pas mal de déception.
Ok, nous irons au Musée d'Archéologie demain ou plus tard mais on admettra que ce ne sera pas exactement la même chose.

Pompei ce sera ça pour nous, la joie d'être là par une belle et douce journée de printemps, le privilège de s'y être promenés à peu près seuls la moitié du temps, des émerveillements multiples, quelques tentatives photographiques ici et là, la quête aux fameux corps en plâtre, ni ici ni là, le chien ayant quitté sa vitrine, l'enfant restant introuvable et en fin de journée un épuisement total avec encore mille questions sans réponses sur le pourquoi et le comment.


© A.

17h30. Les pieds en compote, pas une reproduection correcte à la boutique mais enchantés de notre journée.

Le soir, diner chez Lombardi, un régal - salade poulpe aux zestes de citron râpés, antipasti caprese et Lacrima Christi - avant Plein Soleil de René Clémeent.