Donc, l'autre jour, chose absolument exceptionnelle, je tire pour quelqu'un d'autre - des tirages de tête pour un livre - du coup, chose non moins exceptionnelle pour moi, je vais faire un saut chez Artista.
Entendons nous, ce n'est pas que je n'aime pas Artista, ils sont d'ailleurs partenaires de l'Atelier de L'Oeil de l'Esprit, c'est qu'ils sont à l'autre bout de Paris, vu de ma fenêtre.
Je vais m'y approvisionner en Bergger CB Style.
Et alors tant qu'à y être, je farfouille dans les rayons, je regarde tout et je tombe sur le révélateur Moersch étiqueté Bergger-Sépia ; comme je ne le connais pas, je craque et je repars avec.

38 euros le litre, A. qui fait le chèque, manque s'évanouir.
Dilution recommandée pour le "ton sépia" 1+5.
A ce stade là, vous aussi peut-être.
Disons que dans ces conditions, vous ne savez plus si vous préfèreriez que ce révélateur, sans lequel vous viviez parfaitement jusqu'ici, s'avère génial ou au contraire pas du tout.

Le temps passe, je pars à Naples, je rentre de Naples, je tombe malade et enfin voici le temps venu de faire mes quelques essais tranquillement, de petites photos - souvenirs d'Italie feront très bien l'affaire.

Et alors, pour faire court, c'est une jolie déception.
A 1+9, temps 3 mn, 20° le soi-disant ton brun chaud, à ce prix là bof bof, ni plus ni moins que le Variospeed habituel et moins que le Warmtone d'Ilford.
A 1+5, temps 2 mn, 20° le fameux ton sépia, ni plus ni moins que précédemment et on voudra bien m'accorder que j'ai l'œil assez vif.

En conclusion et ce n'est que mon avis, voilà un révélateur qui même sur un papier Bergger préconisé ne vaut pas du tout son prix et n'a pas grand intérêt.