Dimanche, c'était stage de chambre à l'Atelier sous la houlette éclairée de Marie-Noêlle Leroy.
Par un effet du hasard trop long à raconter ici, je me retrouve de la partie ; ravie de prendre un cours au lieu de le donner.
Un stage, c'est un peu comme une soirée, on a beau faire, l'alchimie dépend surtout des convives.
Là, c'est jackpot, qu'on me passe l'expression ; Ingrid et Jean-François sont des habitués de la maison et François, le pote d'Ingrid, s'avère dès l'abord sympathique, actif et d'un niveau déjà honnête.
En face de nous, Marie-Noëlle s'en donne à cœur-joie, déployant les atouts de sa chambre Sinar comme dans une danse des sept voiles sous nos yeux médusés.

C'est tellement bon d'apprendre.

Trois heures plus tard, nous mesurons déjà bien tout ce que nous ne savons pas.



Fidèle à l'esprit de L'Oeil, la pause déjeuner est un croisement charmant entre un pique-nique et un festin.
A la reprise, le petit verre de blanc sur le changement d'heure s'avère fatal, avouons-le, mais confère à la scène un petit côté dimanche entre amis pas déplaisant du tout.

Ensuite, c'est prise de vue en studio.



On n'est pas trop de quatre pour mémoriser la check list et encore, chacun de nous à ses bases en photo et en studio, maniement des lampes, de la cellule, attention au modèle ne nous demandent pas un surcroît d'attention.



Nous sommes tout entiers concentrés sur la machine infernale.
Même moi qui suis plutôt une louve solitaire, en l'occurrence, je suis bien contente d'avoir de petits camarades de jeu.
Fin de l'après-midi, nous sommes à moitié morts ; en récompense, chacun repart avec son portrait et moi avec une photo de notre petite bande.



Vu à la fois de l'intérieur et de l'extérieur, je dirais que c'était un stage qui portait bien son nom Initiation.
Sans parler pour mes camarades, je crois que nous repartons avec l'essentiel, à savoir la compréhension globale du principe et assez de connaissances pour se risquer à bidouiller tout seul si l'occasion se présentait.
Pour le reste, ne rêvons pas, ce n'est pas demain que j'achète une chambre sans demander conseil, encore moins que je pense à avoir "un style" et je ne ferais pas la fine bouche si l'on me proposait une petite séance de perfectionnement.