Certains jours...

...je rêve d'être un prof lamda.
J'enseignerais à dix, douze, quinze ou vingt élèves, je verserais sur eux le sirop béni des multiples techniques en alternance avec assez de compliments - on ne reconnait pas assez les pouvoirs du compliment, tout flatteur vit aux dépends etc - et peu importerait qu'ils suivent ou pas, peu importerait ceux qui ne travaillent pas entre deux cours, ceux qui n'écoutent pas ni les autres qui n'en font qu'à leur tête.
Certains jours, j'aimerais être moins impliquée voire, et ce serait formidable, pas impliquée du tout et que ma paye soit un bel argent sonnant et trébuchant qui justifierait - à mes yeux naturellement - que je sois là.
Et, tant qu'à rêver, qu'être là ne signifie pas nécessairement être présente.

Certains jours, je trouve si difficile, si douloureux d'être un prof honnête - du moins l'idée que je m'en fais - que j'enverrais tout balader, pour faire du corporate par exemple, ce qui rapporte plus gros et n'engage guère.

Certains jours, je rentre à genoux, il faut bien le dire.

Heureusement, la nuit, je dors et le matin j'ai - presque - oublié.
Heureusement, dimanche je fais l'élève aussi et avec une prof formidable encore.

Patience et longueur de temps


2011

Gomme bichromatée (6 couches) sur cyanotype.
Format 13x18.
2 jours de boulot.

Naturellement c'est plus beau "en vrai".

Mais quand même, pourquoi je me lance toujours dans des trucs pareils ?
Alors qu'avec un bon téléphone et 30 secondes devant soi...

Ensuite les vacances et Noël

Pour ma part, je suis entrée dans la période des derniers et dernières.
Le temps est arrivé des derniers cours avec l'une ou avec l'autre, des cadeaux et des chocolats avant de nous séparer jusqu'à l'année prochaine.
Ce ne sont pas les grands adieux des vacances d'été mais plutôt de ces petits adieux qui sont prétextes à se témoigner attention et affection.
Le week- end passé fût aussi pour A. et moi la dernière nuit de camping au labo - enfin, j'espère - avant Noël ; derniers tirages à finaliser pour le charmant couple d'acheteurs londoniens de Fotofever et tant qu'à y être je ne résiste pas à prendre un peu de temps pour jouer un peu (quelques tirages Van Dyke à but non commerciaux, si j'ose dire).
Vendredi soir, ce sera dernier diner avec le collectif ce qui pour une fois rimera mieux avec festif qu'avec travail et tout au long de la semaine dernière liste de choses à ne surtout pas oublier de faire.

Avec ça, les jours qui ne cessent de raccourcir...
Vivement l'année prochaine, les nouveaux projets, les nouvelles aventures, les nouveaux rêves !

Tout va si vite

Qu'il était favorable à l'écriture le temps où une de mes élèves, fameuse pour son caractère imprévisible, arrivait vers midi pour un cours censé commencer à 10h.
Et encore, lorsqu'elle venait.
Aujourd'hui, j'en suis réduite à écrire en courant ; mes élèves, contents de me retrouver après la séparation des vacances d'été, sont à l'heure leurs nouvelles photos sous le bras - on ne peut guère le leur reprocher, n'est ce pas ?! - et l'actualité d'Une femme française en Orient, entre la Marrakech Art Fair et le festival Sept Off de Nice nous monopolise bien.

Violoncelles à l'abbaye – Bientôt la fin

L'abbaye de Fontfroide appartient à une même famille depuis le début du siècle dernier, elle a toujours été habitée depuis et il faut rendre cette justice aux propriétaires qui s'y sont succédés qu'elle a était rénovée avec beaucoup de soin et infiniment de goût.
Aujourd'hui, quelques images de ce lieu fantastique dans lequel nous avons le privilège de vivre depuis une semaine.



Des centaines de touristes y passent chaque jour ce qui en perturbe forcément la quiétude néanmoins nous en profitons encore largement matin et soir lorsque l'heure des visites est terminée et en journée car elle est immense et la plupart des salles dans lesquelles nous évoluons ne sont pas accessibles au public.
Par contre, pour flirter dans la roseraie mieux vaut attendre la nuit tombée.



Samedi dernier au matin, nous arrivions avec pas mal de questions sur ce qui nous attendait et, pour Adrian surtout, pas mal de pression.
D'ailleurs, je dois l'avouer, c'était plutôt inhabituel et agréable pour moi de travailler sur un projet où la pression pèse sur les épaules de quelqu'un d'autre !
Ce matin, une semaine plus tard exactement, nous avons si bien avancé que je peux bénéficier d'un vrai moment de tranquillité pour écrire et qu'une caméra sur la répétition de l'ensemble de violoncelles suffit au lieu des deux habituelles.

La liste des plans à ne pas oublier s'est réduite à peau de chagrin et peu de participants sont encore passés au travers des mailles du filet de l'interview, nous pouvons parler sans devoir toujours interrompre la conversation par tu as pensé à ? et tu n'as pas oublié de ?
Ce qui est bien agréable.



J'ai beaucoup aimé cette expérience d'image qui bouge même si, pour le coup, elle me donne surtout des envies d'en apprendre davantage - trop tard maintenant pour faire une formation de chef op. ou de cadreur, dommage - et travailler ensemble, avec Adrian, est une habitude de longue date toujours très positive, que nous soyons sur un de ses projets ou sur un des miens.



Fréquenter Lluis Claret qui est un excellent pédagogue durant les master- classes et peut-être plus encore l'écouter pendant les interviews que nous avons filmées a été très enrichissant pour moi et j'espère en avoir appris quelque chose, quand à ma connaissance du répertoire pour violoncelle seul ou violoncelle et piano, elle a fait un bond en avant fulgurant.
Et j'ai aussi réussi à faire quelques photos sympas durant ce séjour.
Néanmoins, maintenant que nous avons l'esprit un peu plus libre, le mien se tourne vers Arles, la photographie et mes potes et mes grandes copines que je vais retrouver là-bas pour voir et parler de photographie jusqu'à plus soif.
Et faire la fête, naturellement.

Violoncelles à l'abbaye – Tournage suite

Au fur et à mesure que les jours passent, nous prenons nos marques ; après avoir longuement filmé les cours, en attendant qu'un peu de familiarité s'installe et que chacun s'habitue à notre présence, à la présence de la caméra, Adrian a commencé la série d'interviews.



Malgré quelques hésitations chacun finit par se prêter à l'exercice de bonne grâce.
Je profite de ces rendez-vous pour faire une poignée d'images, histoire de jouer un peu.
Comme je le disais plus haut, nous avons passé de nombreuses heures à filmer les cours et si, coté caméra, c'est trop répétitif pour que je m'épanouisse complètement, coté enseignement c'était tout à fait enrichissant pour moi, même s'il s'agit ici de musique, car à un certain niveau d'enseignement, quelque soit la discipline, on peut retrouver les mêmes points fondamentaux (s'attacher à la pensée motrice, se préoccuper de la place du corps etc).



Seule différence qui me saute aux yeux, ces élèves trouvent normal de travailler d'arrache-pieds...



...alors qu'il semble communément admis que la photographie est naturellement donnée à tous le monde et, partant, qu'elle ne nécessite pas de réels efforts ni de discipline, ni d'exercices, tout au plus une certaine forme d'enthousiasme.
Je n'ose pas imaginer les progrès que feraient mes élèves s'ils consacraient ne serait-ce qu'une heure par jour à la photographie.
Entendons que je dis ça avec beaucoup d'affection néanmoins et pas mal de fierté devant certains progrès accomplis cette année.


Mais revenons à nos moutons.
Quand Adrian a décidé de nous sortir de la salle de cours pour attaque les interviews et les "plans de coupe" j'ai acquiescé avec enthousiasme car n'ayant aucune passion pour le violoncelle, en entendre jouer six heures par jours commençait à me porter légèrement sur les nerfs.
Violoncelle en gammes au petit déjeuner et exercices de violoncelle à l'heure de la sieste, avec ou sans piano violoncelle en cours le matin, en master classes l'après midi et ensemble de violoncelles le soir, gageons que peu d'entre vous imaginent à quoi ça ressemble réellement.
Il faudrait être naïf pour croire que le violoncelle nocturne qui s'élève tandis qu'allongés sur le dos vous regardez les étoiles dans un silence divin vous arrache autre chose qu'un râle d'exaspération mal réprimé.
De surcroit, il m'est apparu rapidement que Bach est au violoncelle ce que Tchekhov est au théâtre et si vous n'aimez pas Bach, c'est double peine.
Déjà je n'aimais pas Tchekhov...

Violoncelles à l'abbaye – Arrivée et début du tournage

Je mets à profit un moment de répit inattendu pour écrire ces quelques lignes tout particulièrement destinées à ceux qui nous ont amicalement apporté leur soutien pour que ce documentaire puisse être réalisé dans de meilleures conditions. Qu'ils en soient ici chaleureusement remerciés.



Nota bene :
1° L'abbaye de Fontfroide étant située dans une région du monde encore protégée d'internet, il se peut que les nouvelles du tournage arrivent au compte-goutte ; j'espère que le lecteur compréhensif ne m'en tiendra pas personnellement responsable.
2° Je tiens à rappeler à celui qui prendrait ce blog en cours de route que, n'étant une spécialiste ni de violoncelle, ni de musique, ni de documentaire, les quelques billets qui vont suivre durant une dizaine de jours doivent être considérées comme les simples appréciations personnelles d'une néophyte dans les matières précédemment citées.

Le documentaire semble avoir ceci de différent du long-métrage, c'est que le budget étant plus restreint, l'équipe technique est plus réduite.



Après un départ de Paris un peu sport et une arrivée en gare de Narbonne remarquablement matinale, nous arrivons à Fontfroide avec une demi-journée d'avance sur les premiers participants ; temps que nous mettons à profit pour faire une première installation technique son et lumière.



Si, comme on peut s'en douter, pour la lumière j'ai encore une opinion, pour ce qui est du son, l'entière responsabilité pèse sur les épaules d'Adrian Claret-Perez et je ne fais même pas semblant de m'y intéresser.

Partageons une nouvelle aventure

Violoncelles à l'abbaye
L'Oeil de l'Esprit produit le nouveau documentaire d'Adrian Claret-Perez.
Début du tournage samedi 25 juin à l'Abbaye de Fonfroide (11).

Pour soutenir notre nouveau projet, cliquez ici.

Ceux qui ont vu L'Egypte de Flore le premier documentaire d'Adrian Claret-Perez en projection ou par le DVD qui accompagne le catalogue d'exposition d'Une Femme Française en Orient savent que L'Oeil de l'Esprit est aussi tourné vers l'image qui bouge.
Simple collectif d'auteur à ses débuts, L'Oeil de l'Esprit s'est rapidement doté d'une micro maison d'édition plutôt spécialisée dans le catalogue d'exposition et d'une modeste maison de production de documentaires.
L'idée initiale étant d'assumer un minimum de soutien aux projets de ses membres grâce à une certaine autonomie ; ambition assez difficile à concrétiser pour une jeune structure.



Pour ce qui est de L'Oeil de l'Esprit Editions avec 3 catalogues à son actif en deux ans, je m'estime satisfaite.
Pour ce qui est de la production de documentaires, c'est encore une autre aventure.

J'ai toujours trouvé - et peu de confrères me contrediront, je pense - que la photographie est une danseuse fort gourmande mais depuis que je m'intéresse de plus près à l'image qui bouge, je n'ose plus me plaindre.
Avant L'Oeil de l'Esprit, il m'est si souvent arrivé de devoir ajouter ou avancer de mes deniers privés pour clôturer un budget d'exposition que mon comptable avait du mal à distinguer mon compte perso de mon compte pro mais je découvre avec stupeur que le nombre de zéros n'est pas exactement le même dès qu'il s'agit d'image qui bouge.
Par ailleurs, si les montants ne sont pas les mêmes, comme les lourdeurs administratives le sont et que depuis un certain temps déjà, la tendance n'est pas plus à la culture qu'à l'éducation, avec les coupes franches effectuées dans les budgets de subventions la moindre réalisation devient vite un casse-tête chinois.
N'importe, nous avons la foi, de l'énergie à revendre et le tournage du deuxième documentaire produit par L'Oeil de l'Esprit "Violoncelles à l'Abbaye" d'Adrian Claret-Perez commencera samedi prochain.



Toutefois, le tournage est une chose et la post-production une autre quand l'argent public se fait plus rare.
C'est pour donner au film toutes les chances de voir le jour rapidement que nous avons décidé de lancer une souscription de soutien.
Le miracle de la souscription réside en cela qu'il est possible de réunir des fonds considérables pour soutenir un projet juste en mettant bout à bout des sommes qui ne sont pas en soi significatives.
Soutenir, ici et là, la sortie de livres, de films, de spectacles issus de petites structures indépendantes, c'est aussi se positionner clairement par rapport au type de productions qu'on souhaite voir se développer dans notre pays et, au travers de sommes finalement dérisoires, être soi- même l'acteur d'un plus vaste projet culturel.
Il est évident pour L'Oeil de l'Esprit que produire un documentaire sur une certaine universalité de la transmission maitre-élève et dont l'action se déroule dans le milieu de la musique classique est un positionnement assez radical et cette souscription que nous venons de lancer pour assurer le bon déroulement de la post-production prouve à quel point nous avons confiance en vous.

Pour soutenir notre nouveau projet "Violoncelles à l'Abbaye" cliquez ici.

Une journée ordinaire

Arrivée fort tôt à Paris par le train de nuit et donc manquant légèrement de sommeil toute la journée, même si ce n'est pas non plus Le Caire-Assouan.
Deux petites heures d'initiation à la chambre noire avec Véronique C.
30 mn de pause avec un surgelé réchauffé au micro-onde du studio en guise de déjeuner.
Suivent 5 petites heures de labo en solitaire, histoire de faire avancer un peu les tirages pour les expos précédemment annoncées.


© Isabelle L.

Auxquelles se rajouteront 2 petites heures supplémentaires de cours avec Gersende Mathieu pour conclure cette journée photographique ordinaire.

On aurait tort de croire que je me plains ; j'ai eu le temps d'embrasser A. et j'ai pris ma dinette de midi dans une flaque de soleil.
Mais, comment dire, à ce rythme là, il ne restera guère de temps libre jusqu'au le 14 mai...

Appel à participation - La Grande Lessive

La nouvelle édition de La Grande Lessive aura lieu le jeudi 24 mars 2011 et pour la troisième fois consécutive, L'Oeil de l'Esprit y participera.
Le collectif installera son fil dans à Paris dans le XVIIeme ; l'adresse exacte en sera précisée ici même prochainement.
Nous vous invitons à vous joindre à nous afin de rendre l'accrochage plus riche et plus remarquable.

Pour ceux qui voudraient nous rejoindre mais ne souhaitent pas ou ne peuvent pas se déplacer, nous vous proposons de faire parvenir votre œuvre ou celles que vous avez recueillies à l'adresse suivante :
L'Oeil de l'Esprit
124, rue Damrémont
75018 Paris

Ceux qui me voient d'ici là, pourront évidement me les remettre en main propre.
Pour des raisons évidentes d'organisation, le plus tôt sera le mieux !
Dead Line mardi 22 mars.
Nous nous chargerons de l'accrochage et du décrochage mais chacun devra venir récupérer son œuvre s'il le souhaite, il n'y aura pas de courrier de retour.
Je vous rappelle les règles du jeu :
Une œuvre originale par personne, signée devant, avec ou sans site internet précisé.
Format A4 maximum.
Chacun, adulte, enfant, amateur ou professionnel a le droit de participer. Il peut s'agir de photographie naturellement, mais aussi de gravure, de dessin, de poésie etc
Le participant doit bien être conscient qu'il s'agit d'un accrochage dans la rue, en extérieur, et en accepter les risques.
Le collectif ne pourra en aucun cas être tenu pour responsable des éventuels dégâts qui pourraient advenir aux œuvres qui lui seront envoyées.



Voilà la première participation de cette nouvelle édition. Elle est signée Julien Sebban. Et la tirer avec lui a été un des moments les plus jouissifs de ma semaine.

Comme j'ai déjà longuement écrit sur les raisons qui me poussent à participer à cet évènement, je renvoie ceux qui prennent l'histoire en cours de route vers mes billets précédents.

Stage de cyanotype organisé par L'Oeil de l'Esprit

Dans le cadre de l'Atelier photographique, L'Oeil de l'Esprit organise un premier stage de cyanotype dont vous trouverez les détails ci-dessous.

Dimanche 1 mai 2011
Maitre de stage : FLORE
Adrian Claret-Pérez encadrera la préparation des négatifs

10h - 12h : 1h pour la préparation des négatifs et 1h pour l'émulsionnage
12h - 13h : Pause déjeuner
13h - 16h : Tirages des cyanotypes

Stage de 5heures pour un groupe de 4 personnes.
Tarifs : 125 euros (Chimie et papiers fournis)

Infos et inscriptions au 06.19.26.88.03 ou par mail : contact@oeil-esprit.com



Il semblerait toutefois que lorsqu'on a dit ça, on n'a rien dit ; voici donc quelques lignes pour vous dire ma façon d'envisager ce stage et en quoi il sera certainement différent de la légion d'autres stages qu'on peut actuellement trouver à Paris sur le même procédé.

1° Comme toujours avec les stages organisés par L'Oeil de l'Esprit, fidèle à sa ligne qui soutient que plus on est moins on apprend, il y aura peu de participants.
Deux binômes, cette session ci - à la fois motivant et convivial - pour deux profs le matin et un l'après-midi ; on peut espérer que chaque participant aura sa part d'attention, de réponses aux questions qu'il se pose, quel que soit son niveau ou sa rapidité à comprendre et appliquer ce qui est expliqué.
Ce n'est pas comme certains stages conçus pour 8, 10, voire 12 personnes, qui ressemblent plutôt à un plateau de cinéma où chaque stagiaire passe finalement plus de temps à attendre qu'à apprendre.

2° Afin d'optimiser la journée de stage proprement dite, un suivi personnalisé est proposé en amont, que le participant soit ou non élève de L'Oeil de l'Esprit, il pourra, s'il le souhaite, se mettre en contact avec Adrian Claret pour la partie numérique ou avec moi-même pour tout ce qui est du choix des images les mieux adaptées (par leur sujet et leur forme) au procédé.
De surcroit, pour ceux qui souhaiteraient une petite mise à niveau, quelques heures en chambre noire, ou une réflexion sur d'éventuelles prises de vues dédiées, des cours spécifiques seront assurés jusqu'à fin avril.
Naturellement, les élèves de L'Oeil de l'Esprit bénéficieront d'une préparation approfondie.

Comme on voit, je reste fidèle à l'enseignement que nous offrons le reste de l'année ; à mon sens la pratique du cyanotype est accessible par un enfant de cinq ans un peu soigneux, prétendre transmettre son côté technique seul revient à peu près à se moquer du monde.
Comme toujours, et c'est mon credo, si la technique n'est pas étroitement, pour ne pas dire intimement mêlée à une forme de réflexion artistiquement ce n'est rien. Nada.
On voit chaque jour des images bleues, sorties de stages d'ici ou là, auquel ce bleu n'apporte pas le moindre intérêt ni sens supplémentaire.
Nous essayerons d'avoir cette petite réflexion, à mon sens pour le moins primordiale.

Nota bene : A mon avis, ce stage, sauf à choisir de bénéficier de l'encadrement que nous proposons en amont, s'adresse à des personnes ayant déjà une technique et des connaissances photographiques correctes.

Ceux qui fréquentent l'Atelier photographique ont pu constater que je donne peu des stages que je programme, préférant généralement inviter des intervenants extérieurs choisis chacun pour exceller dans leur discipline - je ne prétends pas être une spécialiste internationale du cyanoptype - ; comme chacun sait, je suis un auteur contemporain dont le choix d'écriture, en fonction du sujet, peut aller sans problème du numérique en couleurs à l'argentique en N&B, du petit format précieux pigmenté à la poudre d'or à l'installation conceptuelle de grands tirages numériques posés au sol sur plaques de marbre.
Pour moi, le cyanotype, le tirage Van Dyke, la gomme sont simplement des techniques, donc des moyens de s'exprimer ; je suis une photographe, une artiste contemporaine utilisant éventuellement des techniques dites anciennes comme de simples outils de création contemporaine, c'est en ce sens mon approche et l'enseignement qui en découle sont particuliers et c'est pourquoi j'ai choisi de donner ce stage moi-même.

URGENT- Petite annonce optimiste mais sérieuse

Le collectif de photographes-auteurs L'Oeil de l'Esprit recherche un logement pour 7 adultes dans Arles intra muros du 4 au 10 juillet inclus, si possible, sinon du 4 au 9.
Prix souhaité de 800 à 1000 euros. Dans l'idéal, nous recherchons 3 chambres + un salon.
Nous serions également intéressés par un logement pour 3 adultes dans 2 pièces.
Prix souhaité de 300 à 400 euros

Merci de nous contacter au 06-63-60-55-31
Ou de faire circuler l'info autour de vous.

L'Oeil de l'Esprit en Arles - Utopie ou réalité

Le Maroc en Mai étant encore loin, en ce moment je me concentre pour parvenir à amener L'Oeil de l'Esprit au complet à Arles durant les Rencontres ; ce qui peut sembler assez anodin mais n'est finalement pas une mince affaire si l'on tient compte du peu de disponibilités, des moyens relatifs et des caractères de chacun d'entre nous.
Quand on sait que nous voudrions retrouver là-bas les membres de la galerie de Porto Adorna Coraçoes et deux autres photographes, on mesure mieux l'ampleur du projet.
De mon point de vue, certains matins, il s'apparente assez à la construction de la pyramide de Sakkarah (pour rester dans l'actualité égyptienne).
Selon que je manque de sommeil ou pas, qu'il fait gris ou pas, je vois la bouteille à moitié pleine ou vide - un challenge motivant ou un des douze travaux d'Hercule -.

A mon sens, les mots solitude et névrose(s) semblent inhérents à l'état de photographe-auteur ; partant de là, il y a comme une aberration, j'en conviens, à concevoir un collectif d'auteurs.
D'ailleurs, si l'on regarde bien la plupart des collectifs de photographes réunissent des reporters ou des photographes de presse, très peu se risquent à tenter de réunir des artistes dans l'espoir de les voir mener à bien des projets communs.
D'un autre côté, que serait un collectif sans un minimum de projets communs ?
Autant dire une coquille vide.
Concevoir une coquille vide, voire la couver des mois, des années, en toute innocence, très peu pour moi.
Donc, a minima, cet été nous trouvera en Arles durant la première semaine du festival, Christian Mc Manus, Louise Narbo, Adrian Claret et votre servante.

Dans mes rêves d'enfant, nous nous retrouvions dimanche en fin d'après-midi Gare de Lyon, Louise et moi en robes légères, les garçons élégamment vêtus de lin clair, pour voyager ensemble ; nous voyagions légers et dans la gaité tendre d'une escapade loin de Paris.
En Arles, Hector Olguin et Estefania venaient nous attendre à l'arrivée pour nous mener à la belle maison - au grand appartement frais - où nous logerions toute la semaine, chacun prenait possession de sa chambre, faisait un brin de toilette, avant de se retrouver pour le diner autour de la grande table de la salle à manger, grillades, salade fraiche et vin rosé.
La discussion animée et joyeuse durait tard dans la nuit.
Ensuite, des expos, des débats, des projets, des apéros tardifs, des petits déjeuners ensoleillés, des photos vues et des photos faites, de longues ballades nocturnes etc

On ne se refait pas.

Dans la réalité-vraie, si nous y parvenons, chacun partira de son côté et arrivera quand il pourra, A. et moi au sortir d'une semaine de tournage à l'Abbaye de Fontfroide pour les 10 ans des Master Classes données par le violoncelliste Lluis Claret, nous aurons certainement eu notre compte de vie en communauté et de stress, nous arriverons tard, en milieu de semaine et en voiture, nous aurons renoncé au lin clair et à la robe légère à cause du matériel de location, caméras et autres projecteurs divers, qui empliront la voiture et qu'il faudra décharger sitôt parvenus à destination, probablement, j'aurai déjà commencé à travailler sur ma Carte Blanche pour le GRAPh et nous aurons aussi le matériel photo avec nous.
Avec un peu de chance, nous aurons effectivement trouvé d'ici là un appartement où nous loger tous les 7 - Louise elle ayant choisi de séjourner de son côté - mais si nous ne dormons pas tous empilés sur des matelas dans le salon, ce sera déjà formidable.
Dans le cas contraire, nous nous serons certainement rabattus sur un hôtel intra muros, modeste mais qui nous coutera un œil à chacun.
Peut-être que la moitié d'entre nous logera là et l'autre moitié ailleurs, peut-être y seront nous finalement seuls A. et moi...
Certainement, cela ressemblera peu à ce que j'aurai espéré, à ce que j'aurai rêvé, disons moins fitzgeraldien.

Mais si nous sommes tous réunis en Arles cet été, pour moi, je le dis tout net, ce sera une grande victoire.

Fin de la trêve des confiseurs

Après quelques journées traditionnellement consacrées aux fêtes de Noël en famille, ce soir reprise des activités photographiques.
Je reprends le harnais - l'avouerais-je - sans enthousiasme excessif, afin d'aider mon élève Gersende Mathieu à finir à temps des tirages destinés à une exposition dont les dates ont été fixées de manière légèrement optimiste.
Mais comme on dit "quand le vin est tiré, il faut le boire" ; aussi maintenant ne nous reste-t-il qu'à faire de notre mieux...
Devant l'urgence, je fais ce que je m'étais promis de ne plus faire, je mets la main à la pâte.
Difficile de savoir à chaud si, pédagogiquement, ce n'est pas contestable mais - la salle est grande, il y aura sûrement du monde, l'occasion est trop belle pour la laisser passer - si je sais des choses susceptibles d'améliorer un résultat, suis-je censée les garder par devers moi ?
C'est l'éternelle question : si le gamin tend les doigts vers la flamme doit-on l'arrêter ou le laisser se brûler au prétexte qu'on ne connait que ce qu'on éprouve et que, sur le fond, rien de l'expérience humaine ne se partage réellement ?
Avec un vernissage° fixé au 17 janvier qu'on me pardonne d'avoir choisi de parer au plus pressé (soutenir mon élève à fond) et d'y réfléchir plutôt ultérieurement.


© Gersende Mathieu

Mon Caire, expositon photographique de Gersande Mathieu
Centre Culturel d'Égypte à Paris
111, bd Saint-Michel
75005 Paris.

Vernissage lundi 17 janvier 2011 de 18h30 à 20h30
Du lundi 17 au vendredi 28 janvier 2011

Petite annonce

A saisir :
Photographe passablement harassée par la vie d'artiste échangerait petits tirages exquis contre col en renard, bijoux, gramophone, sac rouge, cachemires, thé royal au lotus, villégiature en bord de mer et autres nécessaires frivolités.

Vous pouvez me contacter moi au 06.19.26.88.03 ou par mail contact@flore.ws

Reprise dans la grisaille glaciale

Fin de la récréation.
Reprise des cours dans un froid qui, par comparaison, me parait polaire.

Récupéré les films hier.
Comment dire ?
Pas de miracle, sur les 26 bobines péniblement arraché à ce périple syrien, hormis les problèmes techniques toujours agaçants à mon âge mais plus ou moins inhérents à ce type de boitier, un tas de photos correctes, bien cadrées-bien propres, on s'en fout un peu à vrai dire que je sois capable de mettre tout un tas de choses en forme dans un carré, et à les regarder j'ai presque autant d'ennui que j'en ai eu en les faisant, et, disons, 5 bonnes images, différentes de ce que j'avais pu faire jusqu'ici...
A peu près ce que j'avais envisagé en le vivant.
Je décide de voir le verre à moitié plein.

Ah, j'oubliais, un petit quadryptique de polas réalisés dans notre chambre à l'Hôtel Baron avec du vrai SX-70 que m'avait offert mon grand ami Rémi Nicolas voilà déjà quelques mois et que j'avais précieusement gardé pour une belle occasion.
Il aimerait savoir, il me semble, qu'ils ont été faits dans la chambre de Lawrence d'Arabie...

Tandis que j'attends Sarah...

Force m'est de constater que mes derniers billets sont des sortes de petites brèves et que j'ai perdu en route le temps, l'énergie et/ou la motivation d'y être plus personnelle.
Le temps surtout me parait chaque jour plus compté et lorsque j'ai fini de faire les choses obligatoires de ma journée, il n'en reste guère pour écrire davantage que quatre lignes d'actualité.
L'énergie que je renonce finalement à y mettre semble plutôt très en lien avec le manque de motivation.
Et le manque de motivation n'est pas complètement sans rapport avec la quantité incroyable de personnes qui disent me lire et la dérisoire quantité de retour qui découragerait à la longue le caractère le mieux trempé.
Voilà pour ce qui est du blog de ces derniers temps.

Nous devons aujourd'hui ces quatre lignes récapitulatives à Sarah V. qui faisant sa rentrée ce matin, avec un cours à 10h30, n'est toujours pas arrivée, me laissant ainsi une sorte de temps libre inattendu dans des semaines qui n'en contiennent plus guère.
Remercions Sarah V. ici.

Et profitons-en pour récapituler.
12 jours hors de Paris cet été n'auront pas suffit comme coupure et je reprends en ayant la pénible sensation de ne pas être partie, de ne pas m'être arrêtée.
En conséquence, notre voyage en Syrie prévu pour fin octobre me semble être dans mille ans.
Heureusement, la nouvelle petite série de photographies en couleurs sur laquelle je bricole l'air de rien dans la quiétude de notre appartement et les nouveaux cours d'aquarelle où je fais l'élève à mon tour, sensation bien agréable lorsque par ailleurs on enseigne toute l'année, sont un salvateur ballon d'oxygène.
L'essentiel du temps restant étant consacré à la bonne remise en route des cours et de l'Atelier de L'Oeil de l'Esprit ; les nouveaux profs prennent leurs marques, les nouveaux élèves aussi ; où sont la cafetière et le chocolat ? comment fonctionne le Beseler ? combien d'eau pour 1 litre de révélateur ?
Les anciens montrent leur moisson d'été en évoquant les joies de vacances déjà lointaines.
Leurs images embaument le sable chaud ou les épices de pays plus lointains.
Faire les ''editing'', c'est un peu comme repartir ensemble, partager le voyage.
Il y a le retour de l'enfant prodigue aussi, Isabelle L. de nouveau parmi nous et c'est bien naturellement et Jean-François comme un petit zodiac vif qui va au loin et revient au bateau montrer sa pêche, partager son enthousiasme, c'est bien aussi, ça donne de l'espoir pour le futur.
Et ces gens qui téléphonent et qui disent "j'aimerais apprendre la photographie argentique, ou j'aimerais me perfectionner, trouver mon écriture en N&B, vous pouvez m'aider", alors qu'on la tenait pour morte, la photographie argentique, non ?!
Moi, ça me donne le sourire ces gens qui téléphonent, l'autre jour la maman pour la gamine de 13 ans.
Je me dis, il y a de l'espoir, un sacré espoir même.
Après, je me dis, mon Dieu, mais où est que je vais trouver le temps d'enseigner à tous ?!
Heureusement, il y a l'équipe, Marie-Noëlle et les deux Romain(s)...

Je ne veux pas conclure le billet d'aujourd'hui sans dire ici ma joie et ma fierté d'apprendre à l'instant que la télévision catalane vient de pré-acheter le nouveau documentaire que va réaliser Adrian Claret, un autre membre fondateur de L'Oeil de l'Esprit.
J'aime bien cette idée surréaliste d'acheter un truc qui n'existe pas encore, une idée en quelque sorte ; je trouve que c'est un acte de foi enthousiasmant par les temps qui courent.

Nous aurons certainement l'occasion de revenir sur le contenu de ce nouveau projet...

Le rêve du champ de chemises jaunes

Petite escapade improbable à Aix-en-Othe, avec A. le week-end passé pour voir l'installation éphémère de Florence Monod ''Le rêve du champ de chemises jaunes''.
Magnifique contrejour dans la lumière dorée de cette fin d'été.



Nous décidons de planter la tente au camping du coin avec nos deux copains photographes Marion Roux et Remy Weiter ; nescafé, confitures maison et légers frissons les pieds dans la rosée matinale, une bonne occasion de vivre autre chose ensemble que les protocolaires relations qui nous guettent cette année encore dans notre bonne capitale.

Derniers jours !

Les amateurs de photographie, de voyage ou d'Orient en villégiature ou simplement de passage dans la charmante ville de Saint Jean de Luz ont encore quelques jours pour y découvrir ou y revoir quelques photographies de ''Une Femme Française en Orient''.

J'ai le privilège d'être en très belle compagnie entre Sabine Weiss, Claude Bauret-Allard et Eve Morcrette pour cet accrochage exclusivement féminin orchestré par la commissaire d'exposition Brigitte Ducousso-Mao.

Du 3 au 31 Août 2010
Tous les après-midi de 15h à 19h

Galerie La Nivelle
4, rue Jean Poulou
64500 - CIBOURE
Tel : 05 59 51 99 54

Rencontres d'Arles, positif et éprouvant

En résumé.
Midi, il fait aussi chaud qu'en enfer, nous rampons jusqu'à l’église des Frères-Prêcheurs, où est l'exposition consacrée à la collection Marin Karmitz.
Là, se trouvent réunies certaines photographies de si grande qualité qu'elles éclipsent pour moi tout ce qui est montré par ailleurs.
En particulier, ''Oswiecim'' (2002) d'Antoine d'Agata qui me laisse complètement sous le choc.
Je m'intéressais ici et là à son travail, je possède quelques livres, mais je n'avais pas pour lui jusqu'ici d'attachement particulier ; la découverte de cette Å“uvre, qui est une pièce unique, bouleverse cette relation somme toute assez distante, en le faisant entrer dans mon Panthéon personnel.
Autre moment magnifique, la série-livre-frise, je ne sais comment il faut dire, de Michael Ackerman (encore une pièce unique), parfaitement mise en valeur dans sa vitrine.
La fragilité de l'objet n'altérant en rien l'âpreté des images.
Autre halte, on pourrait presque dire station, devant l'installation de Christian Boltanski, vulnérables visages de disparus flottant dans une brise légère, dans une sorte de miracle d'adéquation scénographique entre l'œuvre et le lieu.
Un mot encore pour la photographie de Josef Koudelka, cheval blanc et homme accroupi, servie par un tirage à couper le souffle.

Deux petites déceptions, la photo de Miroslav Tichy qui ne me semble pas faire partie de ses meilleures, mais ça n'engage que moi et le catalogue de l'exposition dont je trouve l'impression très mate si décevante par rapport aux tirages que nous venons de voir que je renonce à l'acheter de peur d'abimer mes souvenirs.
Plus tard, peut-être ?

Ensuite, il nous reste le temps pour les bulles bien fraîches d'un Perrier-tranche en terrasse, place du Forum .
A peine le temps d'une longue gorgée, pourquoi ne pas le dire, je suis submergée par la douleur de n'être pas dans la programmation.
Arles, la MEP, le Centre Pompidou, voilà le but ultime de ma lutte quotidienne ; je m'en sens soudain affreusement loin.

Heureusement, le temps presse et bientôt me voilà assise sous mon parasol vert, espérons que je n'aurai pas de dossiers couleurs à regarder, avec le litre d'eau, les gobelets et l'affichette indiquant L'Oeil de l'Esprit aux futurs porteurs de portfolio.
Nous sommes une douzaine d'experts installés sur une estrade miraculeusement ombragée.
Léger instant de flottement, j'ai le temps d'échanger quelques phrases avec ma voisine qui représente un lieu dédié à l'art contemporain avant que la première photographe n'arrive.


© A.

Et puis, ça n'arrête plus.
L'un s'assied quand l'autre se lève.
A l'instant, mon blues se dissipe.
Sans prétention, je sais que je suis exactement à ma juste place. D'autres peuvent pratiquer le même exercice différemment et tout aussi bien ou mieux peut-être, mais chacun de ceux qui se seront tournés vers moi pour que je donne mon avis, auront reçu mon aide et ne seront pas repartis les mains vides.
Je suis là pour accomplir une tâche et en mon âme et conscience, j'y suis toute consacrée.
Qu'importe qu'à Paris le reste de l'année, je sois payée 100 euros de l'heure pour la même chose et là rien...
Toutes les nationalités sont représentées là ; très vite l'organisation de Voies Off me fourni un traducteur, mon anglais étant largement insuffisant pour les subtilités que nécessite l'analyse d'un travail artistique et je ne veux blesser personne avec des phrases et des jugements à l'emporte-pièce.
C'est d'ailleurs tout à fait intéressant d'être deux à regarder et le courant passe très vite avec mon traducteur, un jeune homme charmant dont je ne connais pas le prénom car il n'a même pas eu le temps de se présenter.

Des italiens arrivent, une assure la traduction en espagnol, quand j'ai des doutes, je demande à A. qui me le redonne en français ; à un moment nous sommes 5 à parler autour de la table en trois langues, ça me rappelle le colloque de Ferrera, j'adore ça.


© A.

A 19h30, le dernier dossier refermé, je suis absolument lessivée, ma voisine qui n'a pas arrêté non plus semble dans le même état, nous échangeons un faible sourire.
J'ai l'impression d'avoir lu l'avenir dans le marc de café tout l'après-midi.
Heureusement, mon dernier interlocuteur, un italien qui se débrouille assez en français, m'apporte, réunie dans trois petits carnets, une série très émouvante et c'est ma récompense pour ce que j'ai pu donner de mon côté.