Retrouvé...

Fragments retrouvés



"(...) il est terriblement malade, il croit que c'est toujours ce microbe qu'il a attrappé sur les fouilles de Louxor dont il ne parvient pas à se débarrasser, et craint, si cela empire, de ne pas passer l'hiver qui s'annonce.
Je m'y suis beaucoup attachée depuis que nous nous sommes retrouvés et je ne peux pas penser partir pour Ismaïlia, en le laissant seul ainsi.
Nous avons reçu hier les livres, les disque que A; a fait venir de Paris en prévision des prochaines semaines.
Le matériel photo que j'avais demandé est bien arrivé aussi et j'ai été gaie tout la journée.
J'irai, ces jours ci, rendre à Elie Sophie cette visite que je lui ai promise et faire de lui quelques portraits à envoyer à sa mère qui les lui réclame.
Il est resté si beau malgré la maladie ; toutes les femmes en sont folles ici. C'est, d'ailleurs, peine perdue, car Boy, le fils de Sir Gordon, lui a à moitié brisé le coeur, je crois, en ne le suivant pas du Caire jusqu'ici."

Fragments retrouvés



A sa famille, à ses amis restés en France, à D.qui vit au Caire, elle a pris l'habitude d'écrire de longues lettres.
En Décembre, cette année là, on peut lire souvent : " (...) Voilà des semaines que nous sommes installés à Port Saïd, je m'y plais beaucoup depuis que nous avons quitté l'Hôtel de la Poste.
A. nous a trouvé une villa. Il a entendu parlé d'un certain Monsieur Ibrahim qui loue aux étrangers de passage. Aussi, nous avons enfin quitté nos chambres à l'hôtel et, maintenant, nous vivons Villa Dinah.
De la fenêtre de ma chambre, je peux voir le Canal, certains soirs il ressemble au Mékong, et les beaux minarets de la Grande Mosquée El Hussein de ce quartier qui s'appelle Port Fouad.
Nous prenons souvent le bac, nous traversons pour aller diner chez Elie Sophie qui nous a pris en amitié (...)".

Problèmes techniques... par Adrian

Le portrait de Flore a bien commencé, quand la lumière est belle pour la photo il en est de même pour la vidéo.
Seulement depuis quelques jours, j’ai des soucis avec ma caméra et cela devient problématique. Les têtes de lecture et d’écriture sont sales et parfois cela n’enregistre pas, sans me prévenir. Je peux tourner 10 minutes et à la fin RIEN !
C’est rageant.
J’ai acheté sur place une K7 de nettoyage mais cela n’a pas changé grand-chose.
Quand on travaille, il est toujours ennuyeux d’avoir des problèmes purement techniques, on s’embête déjà avec tout le coté artistique alors si en plus la technique ne suit pas, c’est vraiment compliqué.
Je crois que ma caméra rend l’âme petit à petit ; c’est vrai qu’elle a déjà plus de 7 ans et si calcule comme pour les chiens, cela veut dire qu’elle a presque 49 ans et pour une caméra c’est trop !
Je prie simplement pour qu’elle ne me lâche pas complètement et qu’elle tienne le coup jusqu’à la fin du voyage.
Heureusement Flore me fait confiance et me permet de filmer à tout moment même quand cela est difficile pour elle, ce qui m’aide à rendre un portrait fidèle et permettra, je l’espère de mieux comprendre comment elle travaille.

P.S : Pour les problèmes techniques du blog, j'ai enlevé les questions, cela devrait mieux marcher pour les commentaires. Si vous rencontrez un problème, envoyez un mail à Flore pour prévenir. Merci

Toutes les vidéos de l'Egypte

Petite vidéo oubliée de Djoser


J'avais oublié cette vidéo de la dernière journée de travail...enfin à Sakkarah !

Précision sur les photos

Je vous rappelle que sauf mention contraire, toutes les photographies de ce blog sont de Flore.
Elles ne sont pas libre de droit et doivent être crédités : © Flore

Retour d'Egypte

Aujourd'hui, rendez vous avec Guillaume Fleureau de la Chambre Noire pour commencer à travailler sur les premièrs polas faits en Egypte.
Dominique Gaessler n'étant malheureusement pas disponible pour donner son avis éclairé, je choisi seule avec Guillaume les cinq photos qui seront montrées en avant-première le Dimanche 16.
Nous avons lancé les invitations depuis Louxor pour cette présentation privée qui réunira autour de thé à la menthe et de patisseries orientales nos intimes, amis, acheteurs, confrères et les rencontres charmantes faites durant le voyage.
Il s'agit de faire un petit signe d'amitié pour marquer notre retour et de montrer un extrait de la série égyptienne "Sabah el Nour" à tous ceux, fort nombreux et le plus souvent silencieux, qui en ont suivi, au jour le jour, la réalisation au travers du blog.
Je voulais que les billets du blog concernant le voyage en Egypte, de part leur intimité (publique) même,permettent à chacun d'acceder en temps réel au processus de création de la série que j'étais partie essayer de réunir.
Et maintenant, le temps est venu de montrer un peu de ce travail ; la production d'une future exposition n'étant pas encore assurée, la date de la présentation à Paris demeurant fort incertaine.
Après concertation avec mon tireur, nous sélectionnons cinq polas sur les trente qui constituent sabah el Nour.
En pareil cas, le choix me parait toujours un peu délicat, qui ne tient pas forcément compte de mes préférences mais plutôt de diversité et d'unité à la fois.
En l'occurence, s'agissant de polaroïds et alors que nous n'avons pas encore commencé à travailler sur le fil délicat qui les reliera, c'est plus risqué que tout.
Guillaume déteste travailler ainsi sur l'extrait d'une série et je sais qu'il a raison, car l'état d'esprit dans lequel nous sommes dans le temps que nous la finalisons influe toujours d'une manière ou d'une autrze et il est plus difficile d'être parfaitement raccord si l'on travaille 10 photos cette semaine et 10 trois mois plus tard.
Je le sais pour l'avoir expérimenté lorsque nous avons dû terminer "Je me souviens de vous" pour l'exposition des Journées du Patrimoines, six mois après la présentation d'un extrait à Paris Photo. Que les polas existent déjà ne change rien.
Je le sais, mais, financièrement, je n'ai pas trop le choix si je veux montrer quelque chose vite.
Lorsque nous nous mettons au travail, la tâche se complique encore du fait que, contrairement à "Je me souviens de vous" (réalisée avec les mêmes procédés) que j'avais souhaitée plutôt en camaïeux de bruns et de gris-beige, assez désaturée, avec de "toutes petites" couleurs deci-delà, pour Sabah el Nour, j'aimerais beaucoup une belle richesse et une grande délicatesse de teintes. Et donc, ce qui va circuler entre les photos terminées de la série complète doit être infiniment subtil ; en ce sens, travailler ces cinq photos maintenant est une sorte de petite abhération au mieux, un vrai casse-gueule au pire.
A ce stade, pour effectuer cette tâche délicate, je ne voudrais personne d'autre que Guillaume. Même s'il est débordé de boulot et bien moins disponible que je ne l'ai jamais vu, nous nous connaissons déjà, j'ai confiance en lui, il me comprendquand j'essaie de lui dire comment c'est dans ma tête et c'est un vrai tireur, je veux dire un compagnon de travail, avec un avis, des goûts, des impros et des moments de grâce.
Attention, je n'ai pas dit que nous vivions une éternelle lune de miel!

Via Madrid

Escale à Madrid entre 3h 15 et 7h 20, on était déjà à moitiés mort de fatigue en quittant Le Caire, alors là…
Dernière journée égyptienne légèrement décousue et désoeuvrée à partie de midi, heure à laquelle nous quittons le Lotus leur confiant nos bagages.
Il fait doux, le temps est légèrement couvert, se balader en ville est agréable. Nous faisons encore quelques emplettes nous demandant comment nous allons faire pour transporter tout ça !
Sommes devenus des habitués d'Oum el Dounia et de Nomad…
Derniers repas à l'Estoril, dernière connexion internet, chacun nous serre la main et émet le souhait de nous revoir. Inch Allah.
Nous avons cesser de trouver Le Caire stupéfiant, nous traversons le flot rugissant des voitures sans y penser pour demander en arabe la canette de coca et les biscuits secs a la minuscule échoppe en bas de l'hôtel, puis nous dormons à poings fermés sans entendre les coups de klaxon, ni le muezzin qui n'ont pas du changer depuis notre arrivé il y a 6 semaines.
Etrange.
Le taxi qui nous mène à l'aéroport conduit à tombeau ouvert une voiture qui semble à l'agonie, sur le siège arrière je regarde comme à l'aller le démentiel trafic nocturne, maintenant ça me fait sourire.
Nous avons été heureux ici et je quitte le pays en bon camarade, avec un léger pincement au cœur.

Aéroport de Madrid, les toilettes pour dames me semblent un chef d'Å“uvre de modernité ! J'en parle à A..

Dehors il fait 3°C.

Sakkarah nous voilà !

Après une nuit en sièges inclinables tout a fait supportable malgré le froid qui nous fait regretter l'absence de petite couverture ou de grand châle, nous arrivons au Caire vers 6h ce matin. Trajet en taxi classique jusqu'au Lotus Hotel ; nous entrons dans la voiture sans demander le prix en disant bonjour et la direction en arabe et A. donne 5 LE une fois que nous sommes sur le trottoir avec les bagages. Nous disons merci et au revoir en arabe.
Au Lotus, le personnel, sympa, nous donne notre chambre, la 34, malgré l'heure matinale. Nous partageons deux délicieuses galettes au sucre, deux oranges et faisons un petit brin de toilette avant de repartir direction… Sakkarah.
Le temps est merveilleusement laiteux, bien qu'il soit déjà 7h et ne se découvre pas durant le trajet en taxi. Au contraire, plus nous sortons du Caire, plus la brume semble s'épaissir tandis qu nous longeons le fameux petit canal. Quand nous parvenons au bord du désert nous ne voyons pas à 10 mètres. Nous suivons la route qui se découvre au fur et à mesure en cherchant en vain la fameuse pyramide de Djoser. Arrivés au parking nous devons demander notre chemin à un garde qui nous l'indique vaguement d'un geste et partons la main dans la main pour ne pas risquer de nous perdre (je plaisante). Nous écarquillons les yeux et jouons à qui la verra le premier.
Difficile d'imaginer que nous avons perdu une pyramide, non ?!

Nous continuons d'avancer ainsi, quasi à tâtons, jusqu'à parvenir aux colonnes de l'entrée (pour ceux qui connaissent) que nous accueillons avec une joie enfantine.
Mais à la sortie toujours rien ! Sommes nous à 100 m ou à 1 km ?
Enfin il nous semble apercevoir très vaguement une sorte de légère épaisseur dans la brume à droite. Nous optons pour cette direction ; à peine si je vois A. qui marche devant moi.
Ah, je voulais de la journée laiteuse, je suis servie !
Soudain nous stoppons car la voilà devant qui se dresse à dix pas.
Extraordinaire.
En levant la tête sa cime se perd dans la brume. C'est une vision de rêve.
Mais dès que je recule un peu pour la photographier, elle disparaît comme par enchantement. C'est tellement beau que je renonce à râler, même intérieurement.
Nous sommes absolument seuls ; d'ailleurs s'il venait des touristes, nous ne les verrions pas !
Nous commençons à la longer pour en faire le tour. Il y a là encore, visiblement, des chantiers de fouilles et de restauration ; j'ai une pensée pour Jean-Philippe Lauer et son extraordinaire travail sur le site de Sakkarah.
Et une pensée pour mon Tonton qui demandait au début du voyage, Alors, alors, elle est comment la pyramide à degrès ? Ben, mon Tonton, elle était discrète ce matin et plutôt émouvante.
Nous restons là à espérer que le soleil perce ce voile laiteux pour pouvoir au moins tenter une petite image.
Nous avons pris du recul en franchissant en douce les barrières ; j'ai choisi un petit promontoire assez éloigné qui me permette d'avoir 2 cotés et un léger contrejour.

Nous commençons d'attendre dans la froidure matinale au milieu de nulle part. Je cherche de jolis cailloux à mes pieds, A. chantonne gentiment.
Plus tard je fais une jolie petite photo, un peu désuète, un peu bancale.
Il est temps de partir, nous dégringolons les dernières dunes tandis que le soleil dévoile 12 cars de touristes à la queue leu leu. De retour au taxi, surprise, elle est là juste derrière la voiture, d'ailleurs visible à des kilomètres à la ronde notre mystérieuse de ce matin.
Je crois que cette fois ci nous avons été de petits veinards.

© A.
Ensuite copieux petit déjeuner au café Suissa et hop au dodo, il est midi, on est morts de fatigue.

Dernières nouvelles de Louxor

Encore un petit lever matinal pour profiter une dernière fois en amoureux solitaires du lever de soleil sur la montagne thébaine mais, est-ce avouable, nous manquons légèrement de conviction…
Je n'ai pas fait une bonne image depuis trois jours malgré le délicieux envol de montgolfières d'hier matin et la ballade d' hier soir en bateau à moteur sur le Nil et je ronge mon frein. Espérons qu'il fera gris au Caire en arrivant demain matin, comme c'est possible en cette saison, et que Sakkarah me sera plus favorable ; car autant dire que c'est mon ultime espoir de finir en beauté cette série égyptienne.
Nous quittons Louxor pour Le Caire ce soir par le train de nuit. Je crois que nous partons sans regrets, car décidément le froid nous a rattrapé et comme nous ne sommes pas du tout équipés, nous grelottons soirs et matins malgré la gentillesse de nos nouveaux copains, Marie et Christian, nous fournissent en pull-over lors de nos escapades matinales et des dîners pris en commun dans le beau jardin de l'hôtel.

Deux jolies arnaques louxorines :

1° Retour à pieds de la Vallée des Rois (ceux qui connaissent apprécieront), nous traversons le Nil à moitié morts d'épuisement et de chaleur pour prendre un rafraîchissement bien mérité. Notre choix se porte sur la terrasse du Métropolitan Café recommandé par le Routard pour sa vue sur le fleuve et ses bonnes glaces. Non seulement les prix sont tellement abusifs à cause de la proximité des bateaux de croisière que seule notre fatigue nous fait renoncer à partir, mais en plus le serveur nous arnaque en prétendant qu'A. lui a donné 50 livres au lieu des 100 avec lesquels nous avons payé. Un grand classique! Mais impossible de rien prouver ; nous partons dégouttés.
Leçon à tirer : garder le billet à la main jusqu'au retour du serveur avec la monnaie, on ne le répètera jamais assez!!!

2° Fin d'après midi dans le souk pour choisir quelques bricoles à offrir, partout sont proposées des écharpes, des étoles aux couleurs attrayantes 70% pashmina et 30% soie pour des prix dérisoires une fois l'habituel marchandage habilement mené.
Avec Marie, nous faisons un joli choix en essayant de n'oublier personne tandis que les garçons parlementent âprement.
Nous repartons enchantées en pensant au plaisir de nos copines !
Le lendemain, A. qui n'a pas les yeux dans sa poche, finit par découvrir sur chaque écharpe en plus de la belle grosse étiquette pashmina-soie, une autre étiquette toute petite écrite en arabe, incompréhensible donc, 100% ؀زضع؏دبي. Intéressant, non ?!
Nous essayons d'en apprendre un peu plus auprès du vendeur qui se fait d'abord très évasif, puis finit par dire que ce n'est pas son problème et que business is business.
Je suis heureuse qu'en fin de séjour mon anglais me permette de lui dire clairement le fond de ma pensée, à savoir, qu'il est un petit escroc de merde, que nous en avons plein le dos d'être pris pour des pigeons et que c'est bien la peine d'aller prier 5 fois par jour, de se gaver de Coran dans la rue, dans la voiture et dans le bus, si être un bon musulman consiste aussi à mentir sciemment et à abuser toute la journée de dizaine de gens qui vous font confiance ou au moins ne se méfient pas à priori du type qu'ils ont en face d' eux juste parce que c'est un arabe.

En clair, c'est une arnaque : Toutes les écharpes et étoles vendues dans le Souk de Louxor avec l'étiquette Pashina-Soie viennent de Chine et sont 100% Rayonne ; si on en veut encore après ça,on peut les obtenir après marchandage au prix de 15 livres quelles que soient leurs couleurs.
Idem pour les grandes étoles portées ici par les hommes et vendues pour du poil de chameau ; c'est faux, c'est du poil de mouton!!!
Si l'on souhaite vraiment de la soie ou des mélange Lin-Soie, il faut impérativement se tourner vers la boutique du tailleur Adel V. Estafanos indiqué dans le Routard ; en évitant ses écharpes étiquettées Pashmina-Soie qui sont les mêmes que partout ailleurs !!!
On est assez étonnés que le Routard ne prenne pas une ligne pour nous mettre en garde contre cette arnaque qui doit toucher 98% des touristes séjournant à Louxor ; pour la bonne raison qu' une boutique sur trois ici vend des écharpes, l'autre des épices et la dernière des bijoux.

Ça va mieux en le disant!!!

Louxor, Mercredi soir

Avant l'apéro !

© Christian Richaud

Louxor, Mercredi matin

Ce matin 6 heures, 8°C.

© Flore


© A.

Louxor, Mardi 27. Je ferai mieux demain, promis…

Juste un petit message avant d'aller faire dodo, parce que ce soir je suis toute fatiguée. Je crois que c'est l'approche du départ qui doit me laisser un peu tristounette ; du coup j'ai dîné comme les gosses avec du lait chaud et des crêpes !
En plus, avec l'hiver qui est là maintenant, malgré les braseros dans le jardin, nous rentrons tout transis dans nos petits lits…
Depuis notre arrivée à Louxor, on est un peu moins énergiques ; en général, on parvient à s'arracher du lit à l'aube un matin sur deux et le suivant vers 7 ou 8h. Les matins courageux, nous sommes récompensés par des levers de soleil à couper le souffle et une merveilleuse solitude, les autres, nous sommes sanctionnés par une vilaine lumière dure et des bus d'envahisseurs. Comme vous voyez, c'est assez simple !
Le reste de la journée nous nous baladons, nous écrivons, nous chinons avec plus ou moins de bonheur. Le soir, nous sommes à moitié morts d'épuisement sans savoir comment.
Pardon de vous laisser plus ou moins sans nouvelles personnalisées, pourtant c'est un bonheur de vous lire, de vous imaginer.
Non, Eva chérie, nous ne connaissons pas d'autre Eva que toi ; tu es notre unique et préférée !
Et nous viendrons sans faute te voir jouer dès notre retour. Nous attendions juste les dates d'A. au Rond Point pour faire les réservations…
Ah, Marie-Do, merci de vous joindre régulièrement à nous (est ce que vous voudriez bien m'envoyer rapidement un petit mail pour que j'ai votre adresse internet ?) et de nous dévoiler les dessous secrets d'Hugues ; on l'aime encore plus en colleur d'affiches, on est fan fan même !
Mais là aussi, je n'ai qu'un Tonton, unique et formidable, d'ailleurs, il s'appelle Hélios, c'est tout dire !
J'espère bien, que Jean est interpellé par mes Polas ! Même, je compte qu'il va venir les voir à la maison bien que notre petite sauterie tombe si mal, un dimanche après midi.
Ma belle Christine, merci de nous donner les nouvelles du monde, on aura peut être moins de mal à atterrir lundi matin.
Bonne nuit à tous. Faites de doux rêves. A très vite.

Louxor par A.

Vendredi à Louxor, nous n'avons pas été efficace ; après une petite grâce matinée, découverte de la ville et visite du très beau musée de Louxor qui a une belle sélection d'objets et de statues très bien présenté. Les choses qui m'ont le plus touchées sont le cercueil de Ramsès I, entièrement peint, très coloré, dans un état incroyable, on aurait cru que cela venait d'être fait, mais aussi pleins de petit objets du quotidien retrouvés en parfait état dans des tombes ou cachettes. Des paniers, des meubles, des brouillons de hiéroglyphes, des boites, des pinceaux datant de plus de 3500 ans…

Samedi, fini la rigolade, levé à 5h et arrivé sur le site de Karnak à 6h.


© A.

Nous rentrons…seuls…il n'y a absolument personne, juste quelques gardes se réchauffant avec un petit café. Il fait presque nuit, nous découvrons cet immense complexe seul et en particulier la fameuse salle hypostyle (134 colonnes monumentales, voir photos).
La lumière monte lentement, rose, violette pour embrasser les pierres. C'est extraordinaire d'assister à cela seul. Nous marchons dans ce dédale de pierres, sans nous soucier de l'histoire, juste admirer sa beauté, vierge de tout touriste en train de se faire photographier en position de Pharaon…
Un très beau moment qui dure presque une heure et demi jusqu'à l'arrivé des car, en un quart d'heure le site est envahi, nous partons afin de garder Notre Karnak en tête.

Abu Simbel

Finalement, nous avons choisi de quitter Abu-Simbel plus tôt que prévu et de prendre tout à l'heure le bus local qui fait tant plaisir à A. pour rejoindre Assouan (4h).
Ce qui nous a décidé, bien que la maison d'hôte nubienne soit effectivement très belle et son propriétaire tout à fait francophone, c'est que son prix nous parait très élevé pour le plaisir que nous en retirons, très élevé aussi si l'on songe au Shali Lodge de Siwa, et d'autre part que  je ne parviens pas à m'y sentir bien. Je crois que je n'ai pas le feeling avec ledit propriétaire. De surcroît, lors de notre ballade d'hier soir, le village ne nous a pas enthousiasmé.
Abu-Simbel, c'est comme chacun le dit, à part les grands temples, inutile de s'attarder, il n'y a rien à voir. Il y a bien un village nubien "typique", mais bon, nous en avons déjà tellement arpenté que nous pourrions vous les dessiner les yeux fermés !
Donc, ce matin, je profite de ce petit laps de temps paisible, assise sur ma natte colorée, les pieds à l'ombre, la tête au soleil et le verre de jus de carcadé bien frais à portée de la main, pour vous raconter un peu Abu-Simbel, les temples.
Certainement, il n'y a pas de plus belle manière de les découvrir qu'en arrivant par bateau et nous avons eu cette chance.
Le Kasr Ibrim s'est approché doucement des côtes vers midi et nous étions presque tous là sur les ponts à regarder les colosses se détacher peu à peu de la falaise avec l'eau verte baignant leurs pieds.

Ensuite, le repas était servi en terrasse et nous avons pu prendre notre déjeuner avec les temples sous les yeux. C'était vraiment terriblement luxueux !

© A.
Même si je m'attendais à ce que nous fussions plus près à cause d'un film que nous avions regardé et qui montrait la belle époque,  aujourd'hui révolue, où le bateau ayant accosté, les passagers descendaient à terre par une passerelle juste devant le grand temple…
Savoir que ce que nous avions devant les yeux n'était pas à sa vraie place, mais avait été surélevé de 60 mètres, n'a jamais rien ôté à mon émerveillement, peut-être au contraire.
Un petit film fait à l'époque nous avait été projeté que j'avais trouvé très émouvant et j'aurais donné cher pour être la photographe du chantier tellement ça a dû être une aventure extraordinaire.
Nous allons essayer de vous trouver le DVD.
L'après midi, nous avons été débarqués en chaloupe et comme tout un chacun nous avons alors accédé au site par le côté "jardin" à pieds.
On a beau avoir vu mille et mille reproductions depuis notre enfance et dans chaque présentoir de cartes postales, ça a été, pour nous au moins, une joie et un émerveillement sans pareils.
Comble de chance, contrairement aux prédictions de toutes les Cassandre rencontrées en route, il n'y avait presque personne d'autre que notre groupe sur le site et  nous avons pu, à un moment ou un autre, être seuls, A. et moi, dans presque toutes les salles, ce qui rajoutait à notre bonheur comme vous pouvez l'imaginer.
Le grand temple d'Abu-Simbel est ce que nous avons vu de plus beau depuis notre arrivée voilà un mois. Et au seuil de la grande salle hypostyle, tant de beauté nous a réellement bouleversés, chacun à notre manière ; moi, je suis restée là, immobile, avec les larmes aux yeux.
On aurait tant aimé que vous voyiez ça !
Interdiction de faire des photos à l'intérieur, donc, d'un côté, désolée pour vous, d'un autre, je suis bien tranquille, elle n'est pas faite, la photo qui rendrait cette beauté là ni qui vous ferait partager notre émotion.
Il faut venir voir, c'est simplement indicible.
Par contre, pour la façade, A. a fait de son mieux tandis que je m'efforçais de travailler.
© Videocomedia

Je pense à Dominique Gaessler, je pense, mon Dieu, Dominique, comment on se sort de ce cas d'école, photographier Ramsès à Abu-Simbel ?!
J'essaye, au moins!
Nous nous accorderons pour dire que le petit temple de Néfertari est nettement plus cosy, plus féminin, et, qu'effectivement, la peinture au fond à droite (ou à gauche, c'est selon) est une pure merveille.
Nos yeux et nos cœurs ne pouvant contenir davantage, nous restons encore un moment juste assis là à bavarder tranquillement.

PS : Ah, j'allais oublier ! Sur le bateau, je me suis fait une nouvelle copine. Elle s'appelle Sophie ; une sorte de cadeau de la vie, je suppose.
Ceux qui viendront prendre un verre de thé à la menthe à la maison pour fêter notre retour le dimanche 16 décembre, auront, j'espère, le plaisir de faire sa connaissance !

Arrivée à Abou Simbel

La croisière était vraiment un moment de rêve, une vraie pose hors du temps et ce matin nous avons un peu rechigné à quitter le bateau quand ils nous ont débarqués en chaloupe à 8h.
Nous nous étions levé à 5h dans l'espoir d'être seul ou presque à Abou-Simbel pour pouvoir faire quelques images au point du jour, mais nous sommes fait doublé par un car de japonais en provenance du palace le plus proche.
Heureusement notre dépit a été un peu tempéré par le plaisir de retrouver un couple charmant que nous avions croisé au moment de notre départ d'Assouan. Enfin, soyons juste, nous devions être une cinquantaine répartie entre les deux temples, ça restait tout à fait acceptable et, passée notre déception, nous nous en sommes mis plein les mirettes, d'abord de voir apparaître les quatre colosses apparaîtrent lentement tandis que la nuit faisait place au jour, ensuite de voir le soleil naissant baigner la façade du temple d'une lumière rose-orangée.
Je fais une vraie petite photo, du Ramsès de gauche, pas comme hier où j'ai travaillé tout l'après midi en vain. Enfin si excepte une image exquise comme une aquarelle japonaise mais qui représente le petit palmier et l'acacia égarés entre les deux temples !
Avec le soleil arrivent les ombres, nous retournons affamés à la chaloupe ; d'ailleurs avec les bagages à remettre à la réception à 7h30, le temps nous presse.
Paradoxe, nous quittons à regrets le bateau, sa beauté, son luxe feutré, mais sitôt posé le pieds à terre, dans le petit vent frisquet du matin, je suis heureuse de remettre le sac au dos et de reprendre la route.

Croisière sur le Kasr Ibrim par A.

Petite visite du bateau Kasr Ibrim.

Nous revoilà!

Ça fait du bien de vous retrouver après ces quelques jours !
Merci pour vos petits messages en notre absence.
Nous venons de poser nos bagages à l'hôtel Esskaleh et heureusement pour nous, ils ont internet depuis une semaine...

Kasr Ibrim 20/11

Dernière journée de croisière.
A. assiste à une projection suivie d'explications sur Abou Simbel tandis que je fais la mauvaise élève et préfère vous écrire en profitant encore un peu du grand salon orientaliste 1930 que j'adore.
Ceux qui me connaissent n'en seront pas surpris, le luxe m'épanouit complètement et je suis là comme un poisson dans l'eau ! Il faut dire que le Kasr Ibrim, avec sa décoration parfaite et sa cuisine délicieuse, réjouit les cœurs et les sens à chaque instant.
Nous n'en revenons pas de tant de beauté, parfois nous nous regardons et éclatons simplement de rire tellement c'est bon d'être là.
Le lac Nasser est beau comme la mer, une mer qui serait merveilleusement propice à la navigation et bordée sur les deux rives d'un désert doré ou rose et noir selon l'heure et la position du soleil.

© A.