De retour à Paris

Arrivée hier soir, samedi, dans la nuit et la grisaille humide de la capitale ; j'ai oublié ma polaire dans le sac à dos, je suis en chemise indienne, le froid me saisit par surprise jusqu'à la moelle des os.
Il y a déjà huit heures que nous avons quitté l'hôtel, et tant qu'à être à Paris, il me tarde de retrouver notre appartement douillet...malheureusement, il fait 14° quand nous arrivons enfin à la maison...j'hésite à mettre les polas et les films N&B que je n'ai pas utilisés durant le voyage au frigo...
Entre le décalage horaire, le voyage et le froid, nous ne faisons pas long feu.

Ce matin, Dimanche, pas de muezzin à 5h, mais, je n'en reviens pas, il fait encore nuit à 8h quand j'ouvre un premier petit œil, voilà qui va faire des jours bien courts.
Comme je recommence à travailler dès demain, nous filons au Jeu de Paume voir l'expo Lee Miller. En voyant ses photos d'Egypte, que pourtant je connaissais, je regrette encore davantage de n'avoir pas eu le temps de faire cette visite avant notre départ, mais, dans son ensemble, je ne parle pas du travail, l'exposition me déçoit, je ne retrouve pas les photos de guerre majeures que j'avais découvertes lors de l'exposition de Barcelone, il y a une vingtaine d'années et les textes de présentations censés nous révéler une "nouvelle Lee Miller", me paraissent plutôt édulcorés, ne m'apprennent absolument rien que je ne sache déjà et n'éclairent pas particulièrement la personnalité complexe et attachante de cette photographe pour la personne qui m'accompagne.
Le panneau de fin, en particulier, sans un mot d'explication quand à son choix d'arrêter la photographie une vingtaine d'année avant sa mort alors qu'elle est encore jeune, laisse le spectateur "en quenouille", qu'on me permette l'expression.
Néanmoins, je savoure tout, enchantée d'être là, de découvrir ses dessins et le petit collage que je ne connaissais pas.
Nous rentrons doucement à pieds par le jardins des Tuileries, la lumière est somptueuse ce qui me console de ce temps de chien ; je trouve que décidément Paris est une ville magnifique, je regrette de ne pas avoir amené mon Rollei, j'aurais volontiers fait quelques images, ce qui ne m'arrive pour ainsi dire jamais. Le bonheur de flâner dans sa propre ville...
Au retour, nous faisons un petit détour pour glisser mes films dans la boite aux lettres de l'Atelier Demi Teinte, Jean-Pierre Haie ayant eu la gentillesse de me les promettre pour demain soir !
Donc, verdict demain soir ! PS 1: Je retrouve mon téléphone portable après un mois de séparation sans enthousiasme excessif.
PS 2 : Mon amie Marta me laisse un mail de Barcelone pour me dire qu'elle a reçu une carte postale d'Egypte ; formidable, ça en fait 1/50 ! C'est encourageant,non?!

Aéroport de Louxor… par Adrian

Nous sommes devant la porte d'embarquement… cette fois c'est bien fini.
Le voyage c'est bien passé et il me tarde de voir le N&B.
Pour ma part le documentaire avait bien commencé et il faut avouer que la panne de ma caméra a vraiment été un coup dur. J'espère avoir quand même assez de rushes pour pourvoir le finir après avoir filmé quelques éléments à Paris… Inch'Allah.
C'est vrai que cette année j'ai été moins bavard, mais j'étais quand même là, avec quelques photos, et avec Flore surtout…

Encore à marchander, à se faire avoir… etc… c'est vraiment pas dans ma nature et ça a tendance à me fatiguer, j'espère que le prochain voyage sera dans un pays plus Zen.
Le Viêt-Nam peut être…
Dès que le documentaire sera terminé, je vous en informerai et vous aurez un accès spécial sur internet.
A bientôt.
Adrián

Sabah el Tufah (Bon petit matin de pomme)

Un dernier appel au muezzin à 4h30......puis un petit muezzin vers 5h, de chants du coq en braiements d'ânes, il est 6h15, on a beau se cramponner à notre petit pan de sommeil tiède, pour ce dernier jour d'Egypte, la grasse mat, c'est mort, on aurait carrément mieux fait de retourner au Temple de Louxor…mais, pour tout dire, hier matin, la visite de Karnac était moins enchanteresse que l'an dernier et nous avons choisi de garder intacts nos beaux souvenirs !
Nous étions à 6h sonnantes à l'entrée du Temple et fort déçus de découvrir qu'un premier groupe nous avait précédé, là où l'année dernière nous étions absolument seuls, que faire ?


© Adrian

Peut être, est ce dû au fait que nous sommes vendredi ? A Louxor, il faudrait, parait il, tenir compte des jours d'arrivée des bateaux …
Ensuite, le lever de soleil sur le lac sacré qui avait été tellement extraordinaire, l'année dernière, s'avère un peu décevant, toutes proportions gardées naturellement. Néanmoins, une fois seuls, Adrian et moi, force nous est de constater que cette deuxième visite n'avait pas le charme de la première, loin s'en faut.
Bon, mais on n'est pas là pour profiter, hein, on est là pour travailler…et on travaille !


© Adrian

Je fais mes cinq films en priant pour sortir une petite image ou deux de ce lieu superbe ; la même grue jaune que l'hiver dernier pourrit le plan idéal du temple se réfléchissant sur le lac, que mes yeux émerveillés voient, capables qu'ils sont de faire abstraction de ladite grue.
Je ronchonne toute seule, en cherchant une alternative, dégouttée.
Zut aussi pour le format carré !
Sachant que je ne ferai pas mieux que l'an passé, je fais 4 polas par acquis de conscience, avant de passer au Holga.
Carré ou carré ?
Nous partons vers 8h30, alors que la foule est déjà oppressante pour moi depuis longtemps, la lumière bien trop dure à mon goût et le soleil impitoyable.
Retour laborieux à l'hôtel avec petite arnaque du minibus qui nous laisse en vrac au milieu de n'importe où, puis petite tentative d'arnaque inédite d'un conducteur de petit bateau à moteur qui nous accoste, nous propose la traversée pour le juste prix, nous entraîne à reculons sur des centaines de mètres avant que nous finissions par comprendre que le bateau partira, lorsque tous les pigeons nécessaires à le remplir aurons été réunis, Inch'Allah ; nous sommes fatigués, il fait chaud, nous avons le ventre vide, certains ont pipi, la colère nous prend, nous lui disons de tout avec force gestes internationaux…rien que de très classique, j'en conviens.
Heureusement, le petit déjeuner réconfortant de l'hôtel El Fayrouz, omelette, crêpes, vache qui rit, banane, riz au lait, thé et nescafé, réconcilie tout le monde avec la vie et l'Egypte !
Et dodo.
Il nous reste une dernière mission avant de quitter le pays, nous allons donc souckker en plein soleil tout l'après-midi à la recherche de l'hypothétique petite bricole rescapée du trésor de Toutankhamon, qu'un quidam bienveillant proposerait par miracle à deux touristes-imprévoyants-en-fin-de-séjour, le tout, naturellement, pour une bouchée de pain.
Nous rentrons à la nuit tombée, lessivés comme après une journée de boulot à Paris...mais satisfaits, Abdulilah !


© Adrian

Nous quittons aujourd'hui l'hôtel vers 10h45, vol pour 12h45, arrivée prévue à Roissy vers 17h, Maison 18h 18h30, Inch'Allah naturellement !

Fin du voyage

Un dernier rendez vous avec vous.
Merci à tous ceux qui nous ont suivis et nous ont témoigné leur affection durant le mois qui vient de s'écouler, par ces petits messages quotidiens qui nous fait rire ou nous ont touchés.
Ce soir, je suis un peu triste de rentrer et heureuse à la fois à l'idée de vous retrouver, même si c'est dans la vraie vie !
Nous vous raconterons le reste de vive voix très bientôt, j'espère.
Nous rentrons avec mille anecdotes plus faciles à raconter qu'à écrire...et moi, avec quelques dizaines de photos-surprise...


© Adrian

Petite-Soeur-Chérie, j'espère que tu vas te décider à venir vite nous voir à Paris, avant Noël, je veux dire !
Ma chère Isabelle, il est grand temps de te ressaisir, car je te rappelle que nous avons un beau grand rendez-vous jeudi et tu sais que j'attends beaucoup de toi !
Ma Catherine, merci pour ton adorable message d'encouragement où je te reconnais toute. Je te tiens au courant de la suite des images égyptiennes très bientôt. n'oublies pas que de ton côté tu as promis une carte de voeux personnalisée, il me semble qu'il va falloir s'y mettre courageusement ! Je compte sur toi, moi.
Chère Anne, à la fin, nous n'avons rien su du fameux concert de Léonard Cohen, ce n'est pas mignon du tout ça, de nous laisser sur notre faim...mais peut être continues tu de travailler comme une damnée ...
Mon Beau Marco, maintenant que tu sais où me trouver, j'espère que tu continueras à faire un petit signe de temps en temps...
Un coucou pour Stéphanie qui bosse aussi comme une folle, mais alors là, ce serait quand même bien que tu réfléchisses à un petit rendez vous avant Noël, parce que depuis Aouût, c'est une honte...
Ma Jolie Christine, où donc as tu disparue cette année ; j'espère que ce ne sont pas les résultats du PS ?!
Hugues-et-Jean, presque rien parce qu'il parait qu'on se retrouve assez vite !!!
Ma chère Delphine, tu vas nous manquer mais on espère te voir surgir de ci delà...avant l'été prochain !
Ma Maman, tu dois être sur le fil, je t'appelle tout de suite en arrivant pour que tu me racontes ton accrochage...ensuite je te raconterai tout le reste !
Querida Abuelita mia, c'est un peu fini pour cette année toutes ces histoires à dormir debout, ces petites mésaventures et tout, mais je vais recommencer à t'écrire rien qu'à toi et tu ne seras pas perdante, promis.
Un dernier mot pour mon Amoureux-Réalisateur-Assistant-Comptable-Gentil Organisateur-et-Tout-et-Tout, tu as encore été formidable !!! Tout le monde se joint à moi pour demander "Quand est ce qu'on repart?!"

Depuis un trottoir de la gare routière d'Hourghada

15 h.
Dans le doute, nous sommes là à attendre, du coup, j'ai tout mon temps pour vous écrire ; si ça dure un peu, je vais avoir le temps de répondre à tout le monde ! Chère Valérie, depuis que nous nous sommes retrouvées ce printemps après toutes ces années, comme c'est agréable d'avoir de tes nouvelles et de pouvoir t'imaginer sur ton île, ma jolie cavalière.
Je suis désolée pour el Mounir, que tu aies dû le rendre, tu en avais tellement envie…
Inch'Allah, tu en trouveras un autre encore plus beau, très bientôt.
Ici, on en voit très peu, des rosses surtout, de pauvres esclaves équins, mais l'autre matin, longeant la plage, une merveille arabe, petite, cambrée de l'encolure, fière et racée, toute pareille aux statuettes antiques entrevues dans les vitrines du Musée d'Archéologie d'Alexandrie.
Tu aurais été charmée.
Certainement, le coucher de soleil sur le mont doit en valoir la peine aussi !
Mais, voyager, être au loin…
Ne devais tu pas nous rendre visite à Paris cet automne ?
Bientôt, j'espère.
Baisers d'enfance, souris de réglisse et petits bouts de verres bleus polis par la mer.



Le bus de 13h pour Louxor qui finalement n'existait pas, annoncé pour 15h 30, avec départ pour 16h, n'étant toujours pas là à 16h, on nous signale un léger retard pour cause d'avarie, mais Inch'Allah, devrait finir par pointer le bout de son nez, si on veut bien se donner la peine d'attendre.
On attend.
16h15. Tandis que le voilà qui se gare, un type se précipite vers nous pour nous dire de ne pas monter, qu'il est en panne et ne repartira pas, d'attendre plutôt encore deux heures le suivant qui devrait être là pour 18h.
C'est une perspective plutôt décourageante, on le comprendra, et tandis que nous nous regardons avec Adrian, un autre type vient, qui nous enjoint de nous dépêcher de monter si nous ne voulons pas manquer le départ !
Apparemment, c'est le chauffeur. Nous restons là plantés, légèrement indécis,coincés entre les deux qui tentent, l'un de nous convaincre de ne monter pour rien au monde à cause de la panne, l'autre de monter fissa.
C'est un peu troublant.
A la fin, le chauffeur, qui s'avèrera n'être pas le chauffeur, nous rassure, si j'ose dire, nous ferons juste une petite halte au garage pour resserrer les boulons du pneu avant gauche, sans rire? avant de repartir.
Étonnamment, voilà qui nous décide ; même si, in petto, je ne peux pas m'empêcher de penser q'ici, la petite halte au garage peu bien s'éterniser jusqu'à la nuit ou pire.
Je m'installe avec les petits bagages, Adrian va acheter les billets.
Le même type, qui n'est pas le chauffeur, tente de lui faire payer 100 livres, des billets qui en valent 60 ; c'est la première fois qu'on la fait, celle là, les billets de bus ou de train valant le même pour tout le monde, le prix indiqué dessus ! Non marchandable.
Mais Adrian qui a toujours les deux yeux bien ouverts se défend et obtient gain de cause.
N'empêche, qu'il revient dégoutté !
Et moi, je me dis, Seigneur, que deviendrais je sans lui dans un pays comme celui-ci où règne la loi de la jungle…
Quand nous arrivons enfin à Louxor avec encore 1 h de retard, après cinq heures de trajet, nous sommes comme anéantis de fatigue et de stress ; les derniers 150 km, le chauffeur qui s'était traîné tout le voyage se met à conduire à tombeau ouvert, la plupart du temps au milieu de la route, accélérant quand nous double ; lorsque nous croisons un véhicule en sens inverse, les pneus droits du bus arrachent tout sur le bas-côté, nous filons poursuivis par de grandes gerbes de sable. Eprouvant.

La première heure j'ai guetté le garage où nous devions faire halte, ensuite j'ai cessé d'y penser, j'ai fait comme tout le monde, je me suis cramponnée à mon siège en fixant la route d'un regard atterré ; quelques uns, certainement priaient.

Passage éclair à Hourgadah

Nous revoilà, propres, lavés à l'eau douce, et dispos. On s'est calés dans un petit resto charmant juste côté de l'hôtel, on va grignoter un petit bout en attendant les bus qui nous ramènera à Louxor.
Disons la vérité, nous ne sommes pas follement pressés de rentrer, vues d'ici, comme je disais hier, à part gagner de l'argent, les motivations n'apparaissent pas très claires. Je crois que je suis même un petit peu triste parfois...
Donc, à 16h, parait il, le bus pour Louxor, je veux dire celui qui devait soit disant partir à 13h. Durée du voyage, environ 5h.
Nous avons oublié de réserver, l'Hôtel el Fayrouz étant complet, ils se chargent gentiment de nous loger pas trop loin, du coup, nous ne savons pas trop où nous allons dormir en arrivant ce soir. Ensuite, nous récupèrerons notre chambre chez eux jusqu'à notre départ.
nous allons retrouver avec Marie et Christian R. et leurs amis, sans doute aurons nous beaucoup à nous raconter le soir au diner...
Jeudi matin, en théorie, ce sera Karnak à l'aube et certainement ma dernière chance de faire quelque chose de vraiment bien.
nous avons été tellement émerveillés l'an passé et les photos...je crains un peu la déception.
Toujours en théorie, vendredi, ce serait lever à l'aube également, histoire de rallier la Vallée des Reines à la Vallée des Rois, à pieds, ça va dépendre un peu de l'état de mon genou gauche, mais nous aimerions beaucoup.
Et samedi, ah, samedi, le retour... Départ midi, 28°, arrivée 17h, de nuit, avec un froid de loup...l'appartement tout froid... et rien dans le frigo...
Et si on le ratait ?! Hein?!

PS1 : Ma-Petite-Maman-Picasso, toi aussi tu dois être dans une sorte de compte à rebours. J'espère que tout suit son cours et que tu peux barrer les choses au fur et à mesure sur ta liste, qui doit être aussi longue que celle des conquêtes de Don Juan, je le crains bien.
Je regrette beaucoup de ne pas être le 3 Décembre à la Casa d'Espagne pour ton vernissage mais je suis sûre que ça va être magnifique et que tu vas avoir le succès que mérite ton talent !
Mille baisers d'encouragement de notre part à tous les deux.
PS2 :

Bus Dahab-Hourgadah

Le bus de 13h part à 12h30. Après tout pourquoi pas, hein?!
Pas de problème, ayant envisagé la chose comme possible, nous sommes là par hasard à 12h28, nous sautons dedans.
Je profite donc de ce que nous sommes coincés là dedans pour répondre à tout mon courrier en retard.
Nous voyageons juste devant Brad Pitt. C'est un peu décevant, de le voir là, tout seul, sans Angelina, un peu surprenant aussi mais pas désagréable pour une midinette comme moi ; elle doit suivre en méharée avec les petits.
Je reviens à tous vos petits mots adorables dont les réponses sont en souffrance depuis plusieurs jours. Un doute surtout taraude ma conscience ; impossible de me souvenir si, oui ou non, j'ai fini par répondre à Virginie, après son gentil message.
Dans le doute, chère Ame Sœur, avec une quinzaine de jours de retard, un grand merci pour tes quelques lignes généreuses qui nous ont fait très plaisir. Je suis heureuse que votre site t'ait plu, parce que nous l'avons fait avec autant de soin et de tendresse féminine que s'il avait été pour moi. Bonheur des affinités électives…
Nous finirons tranquillement à la rentrée et ferons toutes les petites modifications avec votre complicité.
Voilà qui nous donnera une motivation pour rejoindre la mère patrie, car, avec 25° et les pieds dans l'eau, vues d'ici, l'avouerais-je, les raisons de rentrer n'apparaissent pas toujours clairement.
Dites nous, s'il vous plait, comment s'est passé pour vous le salon des créateurs de Novembre auquel vous étiez conviées et, surtout, sans vous bousculer, peut être est il maintenant grand temps de nous communiquer (par mail) le lieu et les dates de la vente privée de décembre, non?!
Baisers salés, perles de corail et turquoises tièdes à toutes les deux.
Et, par ordre d'apparition, ma Belle Delphine, ça nous fait bien plaisir d'avoir régulièrement de tes nouvelles et je suis sûre qu'il y a en France de bien jolies têtes blondes pour prendre grand intérêt à tes interventions…
Pour moi, c'est un plaisir de te savoir proche, assez proche finalement, et de t'imaginer dans les pièces colorées de ton bel appartement. Un seul regret, que nous partions quand tu vas être en vacances, c'est trop bête.
Pour te situer le Jasmine Pension, Adrian, qui fait une fixation inattendue sur le luxe du Christina Palace, te dirait que c'est juste à côté ! Pour le cas où tu ignorerais ce joyau de l'hôtellerie dahabienne, je peux affiner en te disant que c'est un peu plus loin que le Bishbichi vers la lagune mais en bord de mer. Maintenant que nous avons également testé pour toi, la chambre N° 6, également avec terrasse, comme chacun voudra bien s'en souvenir, j'affinerai mes positions en disant que mieux vaut la 7, car il y fait nettement moins chaud l'après midi, la salle de bain et plus grande et l'on n'y est pas réveillé à l'aube par la lumière qui rentre à flots d'une sorte de grand hublot impossible à occulter.
Derniers bémols sur le Jasmine, il n'y a AUCUNE insonorisation, au moins entre ces deux chambres, ce qui peut devenir gênant, voire carrément fatigant à la longue, mais, d'un autre côté, mieux vaut être passionnément amoureux ou rester peu de nuits car la literie passable (dixit Adrian), n'est guère propice au sommeil.

Hot Line en direct de Dahab

Ma chère Isabelle, je suis avec intérêt tes tentatives en intérieur avec la 3200...
Deux choses me viennent à l'esprit, la première, est ce que les films étaient vraiment tout blancs tout blancs, ça m'étonne tout de même, s'il n'y a pas un tout petit quelque chose de ci delà. Je ne veux pas dire quelque chose de tirable, mais au moins une trace. La seconde, que te disais ta cellule ?
J'aimerais bien que tu me le dises.
C'est sûr que ce sont les inconvénients d'une optique qui ouvre à 8. Ce boitier ne peut pas avoir que des avantages, hein?! Non, je plaisante !
Donc, s'il n'y a pas eu de problème sur ces films, que c'est vraiment un manque de lumière, tu as deux solutions, la première, tu te mets sur pied et tu tentes la pose longue, avec les filles bien bien sages. Courage, Nadar l'a fait, tu peux le faire... L'autre solution, c'est de faire autre chose, puisque ça, ça n'est pas possible !
S'il neige, tu peux offrir un traineau et des couvertures et des toques en fourrure blanche aux filles, ça fera très princesse russe, très Natacha...
Tout ce que tu veux, mais pas de films sous-ex grisâtres, par pitié !!!
Moi aussi, il me tarde de te retrouver et de recommencer nos longues séances de travail.
Et même, franchement, à part ça, je ne vois pas tellement de mtivations pour rentrer ; il parait qu'il fait un temps affreux en plus...
Encore une semaine et c'est moi qui irait récupérer mes films chez Jean-Pierre, tout le travail de ce mois ci d'un coup et alors, si je me suis trompée, si l'intention n'était pas bonne, il n'y aura pas de rattrapage...
Merci pour la bise entière. Devoir attendre deux messages pour mettre mes 2 demi-bises bout à bout et en faire une, c'était un peu dur !

PS1 : Si tu as des questions, n'hésites pas, j'essaierai de répondre d'ici...
Je t'embrasse.

PS2 : Comme tu imagines, j'ai monté le SX 70 et un Holga plus la cellule plus les films jusqu'à là haut. Évidemment, je n'ai pas fait une photo du coucher de soleil, même pas pour le blog, c'était tellement beau, tu n'imagines pas la richesse de teintes, la finesse des nuances, ça n'aurait servi à rien, ça aurait été absolument dérisoire...
Disons, pour être tout à fait honnête, j'ai tenté un pola, pour me prouver que j'avais raison de ne pas le faire, que ça ne marcherait pas ...

Quelqu'un a-t-il reçu du courrier d'Egypte?!

Quelqu'un a-t-il reçu du courrier d'Egypte?!
Qu'il se manifeste !

Camp bédouin, falaises et autres fadaises

Pfff...je me redresse difficilement sur mon lit, en faisant attention de ne pas brutaliser mon pauvre petit corps tout endolori...désolée pour le long silence mais vraiment depuis que nous sommes rentrés au camp bédouin hier soir après notre fameuse expédition, j'avoue que je ne suis pas aut op de ma forme, je me traine un peu ; pour tout dire, je boitille assez bas de la jambe gauche après m'être découvert des muscles ou tendons ou Dieu sait quoi de particulièrement rétif au niveau du genou. Et cette chose rétive se venge des 700 dernières marches en me faisant chèrement payer par une raideur fort douloureuse.
Bref, avec tout ça, j'ai pris un tel retard sur nos aventures et sur mes réponses à tous vos messages qui me ravissent qu'il va falloir que je mette les bouchées doubles les jours prochains !
Donc, je résume, nous avons pris ce fameux Bédouin Bus qui nous a mené en deux heures de temps, comme promis de Dahab au village Sainte Catherine, où sans trop d"hésitations nous avions choisi de loger dans un "camp bédouin", le El Malga ; attention, sans vouloir vous pourrir les rêves, de nos jours, "camp bédouin" c'est une manière élégante de dire que les toilettes communes sont au fond de la cour et qu'on doit s'attendre à y manger pas très bien dans un cadre spartiate, le bédouin étant pauvre comme chacun sait, pour le même prix qu'ailleurs, le bédouin n'étant pas plus bête qu'un autre égyptien !
Néanmoins, on a eu la gentillesse de placer là, à côté des petits bungalows, une tente bédouine en poils de chameau, fort jolie avec ses pompons et tout, ainsi qu'une terrasse bédouine (la même qu'à Dahab) pour faire un peu local et satisfaire le touriste, dont nous sommes, peut être encore légèrement naïf et qui, en quête d'authenticité, a préféré ledit "camp bédouin" à un hôtel du même prix.


Heureusement, dès l'entrée, sont pendues, bien en évidence, quelques bimbeloteries à vendre, plus vilaines et encore moins bien faites que partout ailleurs en Egypte, qui émettent un léger signal d'alarme en direction du cerveau dudit touriste-épris-d'authenticité, mais dont la naïveté ou la bonne foi ont été suffisamment mises à mal durant son voyage, pour lui avoir donner quelques moyens de survivre en milieu hostile, lui indiquant ainsi d'avoir à se tenir sur ses gardes, ici, au fin fond du Sinaï comme dans le souk de Louxor.
Etrange retour des choses, il y a 150 ans, en Afrique, les Blancs fourguaient aux indigènes crédules leurs perles de verres en couleurs, maintenant, ils tentent de nous refiler les leurs...

Ces petits détails à l'intention du lecteur épris de "vraie vie" et pardon pour les autres !
Planté donc le décor.
Mais revenons un instant en arrière.
Les deux heures de route en mini bus à travers le désert rouge et âpre et hostile du Sinaï dans la lumière descendante du jour, voilà ce qu'on ne peut nous enlever. On ne peut pas nous falsifier ça, ce chaos rouge qui ressemble à l'idée qu'on pourrait se faire d'une arrivée sur Mars, ces minuscules flaques de sable blanc qui réfléchissent comme une eau pure, ces petits arbres disséminés de loin en loin, mille épines et quatre feuilles, ces rares dunes dont le couchant éclaire les vaguelettes blondes et nous parle d'autres déserts qui portent les noms d'autres rêves, Hoggar....



Assis côtes à côtes, sur la banquette juste derrière le chauffeur, la meilleure parce qu'on y voit mieux et qu'il plus de place pour étendre pour étendre les jambes, nous nous émerveillons.
Et même, Adrian, par pure bonté d'âme, fait quatre photos pour vous, bien que nous sachions l'un et l'autre, que les splendeurs de cette immensité ne rentrent guère docilement dans nos formats carrés.
Lâche, je n'essaie même pas, je laisse tout peser sur ses épaules...je regarde seulement. Et parfois c'est bon, de regarder seulement !
De loin en loin, je regrette que nous n'ayons pas notre propre voiture, que nous ne puissions nous arrêter pour regarder mieux...et qui sait, travailler.
Cette route me donne des envies de traversée de l'Amérique, chose qui ne m'arrive pas souvent.Traversée photographique, j'entends.
Nous sommes contrôlés par l'armée 6 ou 7 fois durant le voyage, ce qui nous maintient les pieds solidement ancrés dans la réalité du pays, région à risque etc
Plus tard, nous arrivons.
A Dahab, j'avais eu d'interminables et vives discussions avec Adrian avant de parvenir lui arracher son accord pour dormir deux nuits à Ste Catherine au lieu de faire l'aller retour dans la journée avec visite du monastère et grimpette incluse comme des bofs. Ensuite nous avions eu d'interminables et vives discussions sur l'épineux problème "valait il mieux monter de nuit, voir le soleil se lever et redescendre de jour" comme le veut la coutume ou "monter de jour, voir le soleil se coucher et redescendre de nuit" comme le préconise le Routard (et la raison) ?
Dans l'absolu, deux courants de pensée....

Retour de nuit en silence

En attendant un petit montage DEMAIN....

Retour du Mont Sinaï

Nous sommes montés voir le coucher du soleil en haut du mont Sinaï à 2300 mètres d'altitude.



Retour de nuit et maintenant Flore a tellement mal au genoux qu'elle est au fond du lit et n'a même pas la force de venir au cyber café.
Moi je n'en mène pas large, surtout qu'à la fin il y avait 700 marches aller puis les mêmes au retour dans la nuit...



Le coucher était splendide et surtout la vue sur toutes ces montagnes...
Vous aurez toutes les informations demain.

De Ste Catherine Village

En vitesse de nouveau pour que vous ne croyez pors que nous nous sommes faits enleves par des bedouins en colere!
On a failli monter cette nuit avec depart vers 1h30 2h du matin, mais ici les locaux nous le deconseille a cause de las foule que nous allons trouver sur le chemin et aussi a cause du froid. On nous avait bien mis en garde, mais c'est rien de dire que ca caille avec veste en polaire et chaussettes en mohair on se gele. doit faire 2 degres.
Donc, c'est decide on monte demain en plein cagnard> si on rentre pas completement hyophilises on vous raconte. On vous envoie des baiser glaces et un millier d'etoiles qui scintillent dans un ciel de conte

Dahab-Monastère Sainte Catherine

Quelques lignes en vitesse car nous devons rendre la chambre dans 20 mn et si nous continuons à trainer nous devrons finir de remplir nos sacs dans le hall de la pension...
Nous allons essayer d'attraper le Bédouin Bus qui partirait, parait il, à 14h, d'on ne sait où, mais il y a tellement de rumeurs contradictoires qui circulent à son sujet, y compris sur les blogs, que tant que nous ne seront pas dedans, nous ne serons pas certains de son existence. A suivre...
Dahab-Ste Catherine, c'est un peu classique, j'en conviens, et certains vont trouver ça un peu "mou", je le crains, mais il parait que c'est vraiment incontournable, quand on est dans la région, et même pire, des gens viennent de partout dans le monde pour voir ça ! Ceux qui trouveront ça trop plan-plan, n'auront qu'à sauter les prochains chapitres !!! Nous devrions être de retour lundi milieu de journée.
Pour les autres, rendez vous aujourd'hui, en fin d'après midi.
Je taquine !
Merci à chacun pour ses interventions et des petits poissons colorés pour tous.

Pour Manunue...et les autres


Cliquez sur la carte pour agrandir.

Dahab-Le Jasmine Pension...

...à ne pas confondre avec le Jasmine Hôtel lorsqu'on donne l'adresse au taxi en arrivant, sans quoi, il faut finir la ballade à pieds.
Au début, nous avions plus ou moins prévu de nous installer au Bishbishi après en avoir parlé avec Delphine qui connaissait et qui aime bien, mais finalement, rendus plutôt méfiants par l'expérience, après avoir jeté un petit oeil bien ouvert sur internet, nous avons opté pour le Jasmine Pension sur la foi de deux promesses, le charme des petites chambres en bois et la vue sur la mer.
Et donc, j'ai le plaisir de dire que nous en sommes ravis !
Les chambres, pour être minuscules, n'en sont pas moins charmantes et gentiment meublées (attention, ni télé ni frigo mais la clim.). Sur les conseils du Routard, nous avons demandé d'avoir vue sur la mer (1, 2, 6, 7) et les vagues s'écrasent effectivement à 20 m à peine de notre petite terrasse, ce qui est pour moi un émerveillement de chaque instant. Les chambres 6 et 7, qui sont au deuxième étage, me semblent les plus privilégiées sur ce plan là. La nuit, le plaisir de la brise marine affolant les voilages...
Du coup, je passe sans peine sur les petits inconvénients, pas de frigo donc pour les films, l'eau qui coule salée du robinet et de la douche, on sort aussi poisseux qu'avant de s'être lavé et le fameux combiné cuvette-des-WC-douche, classique dans la région mais toujours aussi mal pratique, il faut bien l'avouer.
Côté accueil, rien que de la gentillesse simple et souriante, une équipe de jeunes hommes tous aussi charmants les uns que les autres. Avec 8 chambres à peine, Tout ça tient effectivement plus de la pension que de l'hôtel et nous convient parfaitement.
Un seul regret, il n'y a pas vraiment de coin plage pour bronzer ; enfin, il y en a un, mais il est symbolique ! Et l'hôtel à côté n'est guère compréhensif... Côté petit déjeuner, c'est une sorte de miracle quotidien, il y en a 7 ou 8 sortes au choix, salés, sucrés ou salés-sucrés, avec crêpes miel grenade banane, sortes de croques-monsieur, chakchouka, oeufs frits, salade de fruits etc, 3 sortes de thés, Nescafé!!!



Minuscule bémol, si on osait, Adrian se désole qu'il n'y ait pas une version avec jus de fruits inclus.
Le tout pour 150 livres par nuit en chambre double, petits déjeuners inclus. Ah, j'oubliais, le tout affalés sur les coussins des fameuses terrasses bédouines avec les vagues qui s'écrasent à deux mètres !

PS1 : Bienvenue aux revenantes !
PS2 : On vous trouve pas bavards ; c'est bien gentils les gazouillis et les réponses lapidaires mais ça ne nous donne guère ni de vos nouvelles, ni des nouvelles du monde, sans vouloir me plaindre.
PS3 : Des bisous et des pensées toutes particulières pour mon Abuelita unique et préférée, qui peut lire (j'espère) mais pas répondre et qui doit se languir qu'on rentre pour raconter de vive voix.
PS4 : Adrian ayant fini La Dame de Berlin attaque Les années de Zeth, qu'il trouve, à raison à mon humble avis, très intéressant et très bien écrit, mais nettement moins fun.

Lire Les Années de Zeth en Egypte, c'est un peu comme voir apparaitre les métataggs...

Pour ceux qui trouvent que j'en fais pas assez...

...cette année, que c'était mieux l'année dernière.
Ah, mais franchement, je ne parle que de ça l'Egypte ! Si l'on excepte la photographie, mais là c'est un peu normal pour un blog de photographe, non?
En vérité, puisque vous étiez là avec nous l'an passé et que donc nous revenons ensemble, on essaie de vous éviter un peu les redites. Vous devriez être reconnaissants.
Et puis, ce n'est pas notre faute si, cette fois, il n'y ni Karnack, ni felouques sur le Nil. C'est plus laborieux pour tout le monde ; vous croyez que ça nous amuse à nous ?
Si vous voulez en avoir le cœur net, l'Égypte n'a pas changé depuis fin 2007, accessoirement 20 à 30% plus chère, mais c'est toujours la même saleté ambiante,

les mêmes ordures directement dans les rues, les mêmes gens qui laissent tomber leurs canettes et leurs poches plastique directement à leurs pieds, la même laideur architecturale,

le même travail bâclé, ni fait ni à faire, les sempiternels klaxons et le bruit terrible en permanence, la musique à fond dans la rue, dans les trains toute la journée, le même sans gêne caricatural avec les téléphones portables, les mêmes petites arnaques aux touristes, plus ou moins agressives, avec tentative d'intimidation plus ou moins physiques de la part des taxis, la terrible absence de beauté dans les petites choses du quotidien, l'étonnante absence d'artisanat de qualité.

Toujours le muezzin à 5h, midi, 15h, 17h30 grosso modo, cette année encore, une petite centaine de malheureux écrasés en essayant de traverser la corniche à Alexandrie et un paquet de femmes excisées violées et-mais-puisque de plus en plus voilées, un pays d'hommes affamés par les scènes suggestives des séries télé et les interminables stations solitaires devant les films porno sur le net, toujours la même pauvreté ou pauvreté extrême, la même religion omniprésente, la même stupéfiante conception de la démocratie, l'eau qui coule salée du robinet ou riche de métaux lourds...
Et, plus modestement, à notre niveau, la même duo gagnant Vache qui Rit-petits pains-concombre un repas sur deux !...

Qu'est ce que je fais, je continue, ou on retourne aux histoires de petits poissons colorés dans une mer de nacre ?!

De mon lit avec vue sur la Mer Rouge

Adrian me laisse 20 mn pour vous écrire, on va pas aller loin avec ça !
C'est le défaut de sa jeunesse, il est toujours en train de me presser.
Je suis tiraillée, dois-je donner des nouvelles fraîches ou répondre à vos petits messages que nous lisons toujours avec gourmandise?
Bon, côté nouvelles, c'est toujours pareil, en mieux, le soleil, la mer, le farniente, avec aujourd'hui les petits poissons en couleurs et le mignon coup de soleil sur le nez. Vous voyez ça ne va pas chercher loin !
Ah si, je ne suis qu'une touriste de pacotille, sur mes trois maillots 2 pièces Princesse Tam Tam de bombe blonde, je n'en ai pris aucun.
Pas de paréo ni de crème non plus et, pardon Hugues, pas de petite robe noire. Je suis en dessous de tout, c'est assez désolant. Pourquoi le matos photo est-il si encombrant, si lourd, cette année?
Zut
Par ordre d'apparition pour les réponses, Coucou, ma Stéphanie, oulala, il ne faut pas te surmener comme ça avec l'hiver et tout, c'est très mauvais. J'espère que tu as de petites compen
sations charmantes par ailleurs ! Au Caire, tu aurais été épatée par la quantité d'huiles essentielles dans la chambre de Delphine, c'est pas compliqué, on aurait dit qu'il y en avait pour tout !!! Elle m'a prêté sa lavande, que j'ai trouvé le moyen d'oublier aussi et qui me manque bien chaque matin.
Si ton réveil continue à sonner trop tôt, tu peux peut être tomber un tout petit peu malade...pour de faux...non? Non? Bon, on t'envoie un couffin de rayons de soleil et un tas de petits poissons en couleurs pour égayer ton bain du week-end, ça changera un peu du bain moussant.
A. s'impatiente, mon temps est écoulé ; je reviens tout à l'heure !!!
20h. Me revoilà ! Nous avons fait un peu de shoping...pas très excitant, pas très fructueux. A la fois, il n'y a à peu près rien et à la fois c'est hors de prix et assez difficile à négocier, vue la quantité de touristes et le peu de concurrence.
Ma chère Delphine, je suis ton conseil, je farfouille, mais bon, franchement, je préfèrerai que tu sois là !
Ici, deux housses de coussin bédouin vaut le prix du tapis mural à Siwa ; ils ne se mouchent pas avec la manche !
Avec ça, tu peux toujours chercher la moindre trace d'ancien. C'est tout du fait à la chaine et embouti ; à la longue, c'est démoralisant...
C'est peinant à dire, mais on se tâte à faire un saut à Assouan chez Butterfly, parfois c' était pas donné mais au moins tu pouvais voir de belles choses "pour le plaisir des yeux"...
Bref, je ne vais pas vous embêter avec mes soucis existentiels.
Ola, mi Mama ! J'étais bien contente, moi, que tu sois un peu bavarde ce matin et ça m'a bien intéressée toutes tes histoires d'affiche.
J'espère que tout va bien se passer pour ton expo ; mais nous serons de retour avant le vernissage et nous suivrons de près. Tu as raison de ne pas te mettre trop la pression, on ne travaille pas mieux et après on est tout fatigué et il faut des jours pour se remettre en forme...
Mais, dis moi, la lino, elle va faire quelle taille?
Et puis aussi, rappelle toi qu'il faut pas juste travailler dans la vie !!!
Ma chère Isabelle, tiens bon, encore une petite dizaine de jours et je rentre jouer avec toi.
Ben, te voilà avec un nouveau mouflet sur les bras ; j'espère qu'il est photogénique au moins ! Et que tu vas le rentabiliser à fond. Un garçon, en plus, ça te change. Voilà qui devrait mettre un renouveau certain dans ta série enfance. Faudrait juste qu'il ne soit pas trop souriant ce gamin...
Enfin, toutes ces histoires de siestes, de biberons et tout, j'espère que c'est pas juste un prétexte pour ne pas monter le petit film de New York, hein?!
Ah, tu as bien de la chance d'avoir vu l'expo Lee Miller et il me tarde d'y aller aussi, même si j'en avais vu une grande à Barcelone il y a une vingtaine d'années (déjà). Il y a de beaux livres sur son travail et un bio tout à fait intéressante est sortie il n'y a pas longtemps. Mais tu as déjà dû te renseigner et savoir tout ça...

On s'en reparle à mon retour.
Par contre, je n'ai pas été fan du tout du livre de Marc Lambron sur elle, "L'oeil du silence".
Aujourd'hui, j'ai bullé, bullé avec les poissons multicolores. Demain, on se lève. Espérons qu'il fera le même ciel de lait qu'aujourd'hui.
Il parait qu'il y a des hippocampes dans le coin, vous imaginez ça, nez à nez avec un joli petit hippocampe?! Faites de beaux rêves !!! Pensées douces et rayons de lune tiède pour chacun chacune.

Un monde inconnu auparavant... par Adrian

Aujourd'hui, pour faire comme tout le monde, nous avons louer 1 masque, 1 tuba et des palmes pour faire du "snorkeling".
Depuis la plage nous marchons pendant 30 mètres à 50cm de profondeur sur un gros cailloux sans fin puis nous nous équipons et mettons la tête sous l'eau.
Et là, au bout de quelques mètres, un autre monde, une espèce d'aquarium géant dans lequel nous aurions pu rentrer. Une merveille... Des centaines de poissons de toutes les couleurs, de toutes les tailles et de toutes les formes.
C'est notre première fois à tout les deux, et nous restons bouche bée devant ce spectacle que nous tous vu à la télévision mais qui devient ici unique.


C'est un moment magique, difficile à partager... je vous souhaite à tous de le vivre au moins une fois.

Enfin les vacances !

Sans me vanter, de mon lit, je peux voir les lumières de la ville de Tabouk, sur les côtes de l'Arabie Saoudite qui nous font face, c'est pas épatant ça?!
Bon, pour vous faire un bref résumé, nous avons quitté à regret Port Saïd où la vie était plutôt douce et où nous travaillions pas mal du tout pour avoir le temps de rester un peu à Ismaïlia dont nous avions entendu dire qu'elle était encore plus coquette et que les traces de la présence française durant les travaux du Canal du Suez étaient encore plus perceptibles…c'est possible…mais, à moins de rouler sur l'or, le Routard proposant un seul hôtel dans nos tarif habituels, le New Palace (!), quoique deux fois plus cher, s'avère être un Hôtel de la Poste bis, laid, qui pue, affreusement déprimant, les chambres paraissant être éclairées en vue un film porno par la lumière crue et verte de grands néons.
De surcroît, le patron essaie de nous embrouiller tout de suite ce qui est toujours bien agréable.
Donc, premier contact avec Ismaïlia, pas folichon folichon.
En fin d'après midi, nous sortons en repérage comme d'habitude ; Dieu sait pourquoi, je me mets tant la pression, comme s'il fallait que je rentabilise le prix du voyage, c'est malheureux, je m'obstine à travailler dans la lumière du soir alors que je sais qu'elle ne m'a jamais réussi, après je suis toute mal et triste.
J'ai l'impression que je n'ai rien fait du tout, de tout le voyage.
Je me sens en dessous de tout.
A la nuit tombée, nous rentrons et c'est vrai qu'il y a plein de jolies maisons désuètes et charmantes et rue l'Armée, nous longeons un merveilleux bâtiment avec des dizaines de colonnades et des frises de bois qui doit dater de 1900-1920 ; nous avons même la chance qu'un homme gentil nous le fasse visiter quoique ce soit interdit et dedans, c'est un pur émerveillement. Nous avons l'impression d'être doucement amenés un siècle en arrière.
Mais, il fait nuit, n'est ce pas, et impossible de travailler, juste on s'en met plein les mirettes ; c'est comme voir quelque chose qu'on avait fait que pressentir jusque là, même si les photos de Port Saïd en étaient toutes teintées.
Néanmoins, est-ce que je fais une overdose de bâtiments à la française ?
Est-ce l'absence de mer ?
Ou mon incapacité à créer du rêve en vivant dans un taudis?
Une sorte d'étrange fidélité à Port Saïd ?
Ou tout à la fois?!
Je fais un rejet immédiat et total d'Ismaïlia.
Le lendemain matin, quand le réveil sonne à 5h, je l'éteins et me fourre sous les draps en gémissant.
Adrian a la bonne idée de ne pas chercher à négocier.
Nous nous rendormons après avoir décidé de quitter la ville le jour même.
Heu… plus tard, j'ai étalé toutes mes bonnes photos sur le lit et découvert que ça en faisait quand même pas mal…une grosse vingtaine, disons.
Sans compter le N&B qui garde tout son mystère…
J'ai été de nouveau toute guillerette. Et charmante avec Adrian.
Je me suis dit que j'avais bien mérité mes quelques jours de plage.
Et Zut pour la Photographie Contemporaine !



Ce soir, j'ai fait une petite image. De mon balcon. Pas celui qui donne sur la Mer Rouge. L'autre, celui qui donne sur le Sinaï.