Premier indice

Pour ceux qui suivent, un premier indice :
Suivant des conseils éclairés, j'achète Le Chrysanthème et le sabre de Ruth Benecdict.



C'est un début comme un autre.

Le Matin - Nouvel article sur Égyptopédie

Connaissant l'influence de la presse, comme on imagine, je découvre avec grand plaisir l'article que consacre la journaliste Afaf Sakhi à Égyptopédie dans le fameux quotidien marocain Le Matin :



Égyptopédie
Photographies de Denis Dailleux, Flore et Scarlett Coten
Galerie 127
127, avenue Mohammed V
Guéliz - Marrakech

Prolongation jusqu'au 18 février 2012

Prolongation d'Egyptopédie à la Galerie 127

Une bonne nouvelle en ce mois de janvier plus laborieux qu'excitant : devant le succès rencontré, Nathalie Locatelli décide de prolonger l'exposition jusqu'au 18 février.
Voilà un prétexte tout trouvé pour ceux qui seraient tentés de filer au soleil.
25° à Marrakech et 7° à Paris ces jours derniers ; moi-même, j'hésite à planter tout là.

Égyptopédie
Photographies de Denis Dailleux, Flore et Scarlett Coten
Galerie 127
127, avenue Mohammed V
Guéliz - Marrakech

Jusqu'au 18 février 2012

La dernière bonne nouvelle de l'année

Il vient de paraitre dans le magazine "Aujourd'hui le Maroc" l'entretien que j'ai eu avec Salima Guisser à l'occasion de l'exposition Égyptologie à la Galerie 127 de Marrakech où j'expose un extrait de ma série "Sabah el Nour" au coté de Scarlett Coten et Denis Dailleux...

"Egyptopédie" à la Galerie 127 de Marrakech

Exposition "Egyptopédie" avec des photographies de FLORE, Scarlett Coten, Denis Dailleux et Sarah Moon.


© A. - L'accrochage


© A. - Juste avant le vernissage


© A. - Le vernissage

L'Egypte de Flore dans Afrik.com - Les joies de la presse



Un bel article de Nassira Bellamine dans Afrik.com nous récompense Adrian Claret-Perez et moi-même de l'énergie dépensée pour Fotofever.
Après toutes ces années de complicité et de taudis partagés, nous voici enfin réunis dans un même article, ce qui nous fait grandement plaisir, comme on peut imaginer.
Mes lecteurs les plus fidèles pourront repérer une ou deux petites coquilles qui se sont glissées dans le texte ; ainsi, il faut lire que "Sabah el Nour est la série de photographies prises en Egypte qui a fait l'objet d'un documentaire projeté à l’espace Pierre Cardin, à Paris (...)" car c'était ma série ''Une femme Française en Orient'' qui était exposée par la Galerie 127.



L'exposition de Sabah el nour organisée par la Galerie 127 à Marrakech commencera seulement le 29 novembre...mais nous aurons l'occasion d'y revenir.

Fotofever vue de ma fenêtre


© Carolle Benitah

Au sous-sol, rires féminins en cascade et accrochage soigné sur fond lilas, vous tombiez nez à nez avec la Galerie 127.
Au rez-de-chaussé, vous aviez à peu près autant de chance de me rencontrer guidant tous mes visiteurs vers mon coup de coeur absolu, la série exquise et techniquement éblouissante de Ryuji Taira à la galerie Wada Garou.


© Ryuji Taira

Au 1er étage, vous pouviez sans vous tromper reconnaitre le travail de mon élève -Isabelle L. - qui montrait sa petite série Anamnèse réalisée en cours en 2009 ; assez de ventes et de compliments pour satisfaire l'élève et le maitre.

Dernières nouvelles en gros, en vrac et en résumé

Donc demain auront lieu à la fois les vernissages de Paris-Photo et de Fotofever qui donneront le signal d'une orgie photographique possible pour tous ceux que ça intéresse et signifieront pour moi une fin de semaine assez intense.
Mes lecteurs habituels savent déjà que, dans le cadre de Fotofever, la Galerie 127 montrera une série inédite de mes photographies du Maroc, ce qui sous entend que je serai présente sur le stand jeudi à partir de 18h-18h30 - en fonction de l'heure à laquelle je parviendrai à quitter mon cours avec Ingrid - et vendredi de 10 à 14h ; heure à laquelle je partirai certainement en courant un sandwich à la main retrouver Adrian Claret à Révélation 5 dont L'Oeil de l'Esprit est partenaire cette année et où je donnerai deux heures de lecture de portfolios gratuites (ne rêvez pas trop, c'est complet pour nous tous) ce dont je n'avais pas eu le temps de vous informer jusqu'ici.
Adrian, lui, sera disponible pour rencontrer le public et expliquer le nouveau cours mis en place à l'Atelier De l'Iphone au réflex numérique -Tournage et montage.

A la suite de quoi nous repartirons probablement à l'Espace Pierre Cardin retrouver mes petits camarades de la Galerie 127.
Samedi, des engagements antérieurs me retiendront loin de Fotofever jusqu'à 19h. Je ferai alors un saut au stand avant de rejoindre l'auditorium à 20h30, horaire prévu pour la projection L'Egypte de Flore documentaire qu'Adrian Claret-Pérez a consacré à la réalisation de ma série Sabah el Nour.
Nous serons présents tous les deux pour une rencontre avec le public.
A ceux qui se désoleraient d'avoir pris d'autres engagements pour leur samedi soir, j'ai le plaisir d'annoncer qu'une séance de rattrapage est prévue dimanche à 12h45.
Je suis réellement très heureuse de cette nouvelle diffusion qui me rappellera un beau moment de complicité et me fera, exceptionnellement, voyager d'Alexandrie à Port-Saïd sans l’inquiétude d'avoir de bonnes photos à faire.
J'en profite, enchainement facile, pour vous annoncer que la Galerie 127 exposera un extrait de Sabah el Nour à partir du 29 novembre prochain, dans ses murs à Marrakech (partager les cimaises pour l'occasion avec Scarlett Coten, Denis Dailleux et Sarah Moon triple mon plaisir comme on imagine).

La Galerie 127 - Stand C 11 - Fotofever

Avant de fermer la porte du labo et de disparaitre dans la nature jusqu'à mercredi sans internet ni téléphone - perspective assez réjouissante - je suis heureuse de vous annoncer que la Galerie 127 montrera une partie de mon travail durant la Fotofever qui aura lieu à Paris les 11, 12 et 13 novembre 2011.
Il s'agira d'un accrochage spécial Maroc et Nathalie Locatelli a choisi pour l'occasion un extrait inédit de ma série Une femme française en Orient et des polaroïds originaux retravaillés.
L'opportunité de découvrir des photographies que je n'ai encore jamais exposées à Paris.



J'aurai grand plaisir à partager ces cimaises avec mes complices de la Marrakech Art Fair, Carole Benitah, Deborah Benzaquen et Marco Barbon.

Une femme française exposée par le festival Sept-OFF

A peine de retour de Marrakech, nous repartons à Nice pour faire montage de l'exposition Une femme française en Orient dans le cadre du Sept-OFF, festival de la photographie méditerranéenne.
L'exposition est accueillie en plein centre ville par l'Espace Écureuil, partenaire privilégié du festival.
Il s'agit d'une vaste salle que je partage pour l'occasion avec le photographe niçois Rémy Saglier ; du coup, nous partageons aussi une grande belle affiche qu'on peut voir partout dans les rues.
Je n'ai pas eu l'occasion de faire la connaissance de Rémi Saglier qui avait déjà accroché avant notre arrivée et, pour être franche, en apprenant que nous serions deux dans le même espace et que mon confrère exposerait de grands formats, je n'avais pas sauté de joie mais finalement tout s'est bien passé et le résultat final ne nuit ni à l'un ni à l'autre.


Avec Robert Mathey à gauche et Patrick Lombard à droite. © A.

Nous avons étés fort bien accueillis A. et moi autant par Robert Mathey, le président du festival, toujours aussi chaleureux et engagé, que par Patrick Lombard, le responsable de la programmation de l'Espace Écureuil, un homme charmant et très agréablement cultivé qui a su faire s'envoler toutes mes appréhensions dès le premier instant.



Et j'ai adoré Nice, son petit air italien, la beauté de son architecture et son climat idyllique.

Carte blanche à la lumière noire
Une femme française en Orient - Flore
Ma méditerranée a débordé - Remy Saglier
Espace Ecureuil
Place Massena
Nice
Exposition du mardi au samedi jusqu'au 29 décembre 2011

La Galerie 127 - Stand A25 - Marrakech Art Fair 2011

Nous quittons Paris dans une telle précipitation, nous arrivons à Marrakech si peu de temps avant l'inauguration, que j'en suis réduite à me changer dans les toilettes de l'aéroport ; 5min de stress juchée sur la cuvette de WC pour enfiler une robe un peu ajustée, des collants et une paire d'escarpins.
Heureusement, Nathalie Locatelli nous a gentiment envoyé son chauffeur et je termine de me maquiller dans la voiture, un oeil sur la montre, tandis que nous roulons en direction du Palace Es Saadi

N'étant pas une habituée des palaces, on me pardonnera un instant de gaité enthousiaste lorsque je découvre le lieu où va se dérouler la Marrakech Art Fair.

1

Malgré la fatigue due au vol et une légère appréhension quant à ce qui nous attend ces prochains jours, je suis extrêmement heureuse d'être de l'aventure.

2

La réussite d'un salon pour les photographes tient, il me semble, à une poignée de données ; la place accordée à son travail dans l'accrochage collectif, l'accueil du public, les ventes, l'ambiance entre photographes et naturellement l'attitude et la personnalité du galeriste.
Tout entre en ligne de compte parce qu'un salon, pour l'artiste présent est infiniment plus fatiguant, éprouvant même je dirais, qu'une exposition monographique.
Je m'explique, durant une exposition personnelle, le public vient voir votre travail à vous, tandis qu'à l'occasion d'un salon, l'attention du visiteur est plus ou moins attirée par les oeuvres des centaines d'artistes qui vous entourent.
Et ce serait mentir que de prétendre que c'est toujours facile à vivre.

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Il a fait épouvantablement chaud durant ces 4 jours et toutes nous avons eu les jambes si lourdes et les pieds si douloureux qu'il devenait parfois difficile de penser à autre chose.
Nous avons vu des gens traverser le stand juste pour couper au plus court et d'autres passer sans un regard.
J'ai entendu les fameuses réflexions "ah ben autant que j'accroche mes photos de vacances, ce sera pareil" à propos de mon travail, aussi classiques que "mon fils fait la même chose" devant les Picasso, mais toujours aussi pénibles à entendre.
Nous avons trouvé les heures interminables et eu l'impression de faire le tapin, nous avons joué aux chaises musicales et nous avons tous eu des coups de blues ou les larmes aux yeux, des moments de découragement et de fatigue extrême mais au total nous avons eu beaucoup de chance aussi et c'était riche et excitant.
Nous avons eu beaucoup de chance parce qu'il n'y a eu aucune rivalité entre les photographes présents mais au contraire toujours de l'attention et de la bienveillance et assez de générosité pour se réjouir quand l'un de nous avait vendu.

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Nous avons eu de la chance parce que ça c'est bien vendu, ce qui est important non seulement pour soi mais aussi pour la galerie qui nous a fait confiance.
Avec ça un bel accrochage avec de vrais espaces consacrés à chacun et des boites aux trésors pour ceux qui voulaient en voir d'avantage.
Et durant ces 4 jours, Nathalie Locatelli et Sophie Benkirane pimpantes, attentives et égales malgré la fatigue et des enjeux qu'en tant qu'artistes on ne mesurent pas toujours exactement.

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Impossible de résumer ainsi ces quelques jours sans dire que Nathalie Locatelli nous logeait chez elle et que nous étions accueillis comme des princes dans une maison si poétique et si belle que l'un d'entre nous était toujours en train d'y faire quelles photos.
Cette généreuse hospitalité et le charme de cette maison pleine de livres, de chats et de photographies n'étaient pas anecdotiques car ces conditions absolument privilégiées nous permettaient de nous ressourcer chaque soir et d'aborder le jour suivant comme lavés de la fatigue de la veille.

J'ai beaucoup appris, j'ai eu des journées étranges, des moments d'épuisement et de vraies joies, j'ai aimé le temps des petits déjeuner, les conversations douces du matin entre photographes, avec la confiance qui s'installe peu à peu, les crêpes chaudes et la confiture d'orange de Djamila.
Sortir à l'aube avec A. "travailler" avec Marco Barbon fera parti de mes plus jolis souvenirs parce qu'il y a quelque chose d'infiniment précieux à pouvoir arpenter la ville avec un autre photographe en toute quiétude, en sachant que nos images seront différentes parce que nous sommes - déjà ? enfin ? - suffisamment nous-mêmes.
Il nous semblait aussi qu'après ces heures vaines faire un peu de photographie nous irriguait le cerveau.
Discuter jusqu'à plus d'heure avec Carolle Benitah sur le tapis de sa chambre avait le charme ineffable des amitiés féminines dont les bavardages sont les mêmes à tout âge.

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La Marrakech Art Fair, cette année, ça aura été un peu pour moi quelque chose qui ressemblait à ce que j'imaginais de la vie d'artiste lorsqu'à 14 ans j'apprenais cette chose qui allait devenir toute ma vie, la photographie.
J'ai adoré le champagne qui coule à flot, les buffets pharaoniques, les soirées à l'ambassade, courir les vernissages avec la délicieuse Marie Moignard pour guide, les déjeuners au bords de la piscine… Je me suis réjouie de cette légèreté parce qu'elle permettait d'effacer le reste, dont j'ai parlé tout à l'heure, les questionnements, les doutes, le découragement, mais surtout parce que nous la partagions ensemble, Carolle, Déborah, Christine, Bernard et toi Marco, et que c'était une chance de faire votre connaissance et d'échanger avec vous.
Pour mon plus grand bonheur, A. était du voyage, naturellement.

1 - Le soir du vernissage
2 - Le stand A 25 de la Galerie 127
3 - Sophie Benkirane, Deborah Benzaquen, Bernard Descamps, Christine Lefebvre, Carolle Benitah et Marco Barbon.
4 - Avec Carolle Benitah devant mes photos
5 - Bernard Descamp dédicaçant son livre à ambassadeur de France au Maroc
6 - Le soir du démontage - Avec Marie Moignard - A. buvant le champagne sous mes photos

Sauf la dernière, les photographies de ce billet sont d'Adrian Claret-Perez

Claudine Doury au Carré de Baudouin

Par chance, la vie que je mène me laisse encore le temps de m’intéresser à d'autres images que les miennes !
Hier soir donc, je quitte mon éternelle blouse noire de labo pour une petite robe en dentelle plus digne du vernissage de Claudine Doury au Carré de Baudoin.
Dix années, onze même, de travail sont exposées là.


© Claudine Doury / Agence Vu' - Route de Samarcande, UZ, 2004

A découvrir ou à retrouver les fameuses séries Loulan Beauty ou Artek, Sasha...
Ce sont de très belles photographies mises en valeur par ce vaste lieu paisible.

Pour ma part, quelle que soit la série, je suis particulièrement sensible à ce que rien jamais ne soit ostentatoire et à la finesse de la couleur, toujours retenue, mais ma préférence va à Loulan Beauty ; j'aime ici que le voyage soit aussi un voyage intérieur, la présence infiniment ténue, discrète, de la voyageuse, ce fil d'Ariane qui relie si délicatement les images.


© Claudine Doury / Agence Vu' - Kolkhoze de coton de Kokand, UZ, 2002

Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant
75020 Paris

Exposition du 23 septembre au 26 novembre 2011

Les photographies de ce billet sont reproduites avec l'aimable autorisation de l'artiste.


Une Femme Française à Barcelone - Le vernissage

Moins d'une semaine après le vernissage de Porto, autres souliers, autre robe mais le même trac léger et les mêmes attentes, les mêmes questions qui reviennent quels que soient le pays, la galerie.
Est ce qu'il y aura du monde ?
Est ce que le travail sera bien accueilli ?
Est ce que ça se vendra ?

19h - Encore un tour de la galerie vide, petit coup d'oeil sur l'accrochage, bien que je ne sois pas du genre à opérer des changements de dernière minute, plutôt histoire de tromper l'attente.
Nous sommes seuls, Hubert de Wangen, Natasha Christia, A. et moi-même dans les salles silencieuses et désertes.


© A.

Natasha m'offre leur cadeau, un beau numéro tout neuf de "La Fotografia", sorti ce matin même et qui contient une double page annonçant l'exposition.
Ainsi il semble que nous démarrions sous des auspices favorables...
La cameraman arrive enfin pour le clip, interview rapide dont je me sors comme je peux, assez tendue car tout s'est soudainement accéléré et les premiers visiteurs sont là - Natasha traduit au fur et à mesure - j'essaie de ne pas oublier les recommandations de A. de faire des phrases courtes pour faciliter les coupes au montage.
Ensuite, présentations, poignées de mains ou embrassades, explications.
Et toujours comment plutôt que pourquoi.
J'ai toutes les occasions de déplorer que mon espagnol ne soit pas meilleur.
Hubert de Wangen et Natasha Christiasont des hôtes et des relais parfaits, présentant, traduisant, accueillant, plaisantant.
Heureusement.



20h30 - Pause.
C'est le joli moment de la soirée ; dans le patio orientaliste, les visiteurs attendent en retenant leur souffle le premier coup d'archet de Lluis Claret qui me fait la grande amitié de venir jouer quelques morceaux de violoncelle pour l'occasion.
Fugue de la Suite N° 3 de Bach, Suite en ré pour violoncelle seul d'Enric Casals et la Sonate de Casado s'élèvent tour à tour dans la tiédeur parfumée de la nuit qui tombe doucement, sauf à être sourd, chacun sent la chance que nous avons d'être réunis là pour l'écouter et je ne crois pas être la seule à avoir eu les larmes aux yeux.

Difficile d'enchainer après ça mais petit à petit les conversations reprennent et je remonte dans les salles accueillir les nouveaux visiteurs.
Photographes, galeristes, profs de photos, étudiants en photographie, j'ai de la chance car chacun me dit des choses gentilles.
Belle surprise aussi, la famille et des amis sont là qui feraient un joli petit orchestre à eux seuls - Ana et Pablo violoncellistes, Gérard violoniste et Helena claveciniste - des copains aussi, Lluis Llobet qui organisait le colloque au Centre d'Art i Natura de Ferrera Mémoire et Transmission en 2009, son épouse la belle Cesca, le photographe Carles Costa rencontré à l'occasion et même, en ambassade extraordinaire, Andreas le frère de Madeleine C. qui vient me faire un signe d'amitié de sa part.

Et de petites pastilles rouges ici et là.

Exposition jusqu'au 31 juillet 2011
Kowasa Gallery
Mallorca, 235
08088 Barcelone

Du mardi au samedi de 16h30 à 20h30
Tel : +34 93 215 80 58

Une Femme Francaise à Barcelone - Le montage

Aterris à Barcelone hier lundi en début de soirée après une journée d'escale passée à régler les inévitables impératifs urgents .
Le temps est médiocre mais nous sommes heureux de retrouver cette ville qui nous est chère, son ambiance festive et notre bar à tapas habituel.

Pour une fois, nous voyageons légers, la caisse de photos étant partie très en avance à la Kowasa Gallery pour laisser à Natasha Cristia, le bras droit d'Hubert de Wangen, qui gère toute l'organisation de l'exposition avec une maestria et un professionnalisme sans égal, le temps de les répertorier pour préparer le plus beau dossier qu'il m'ait jamais été donné de voir et de les faire mettre sous cadre avant mon arrivée.
De ce que j'ai pu en vivre jusqu'ci, exposer à Kowasa équivaut à rentrer dans une Rolls Royce et à se laisser conduire à bon port.
Ce matin, lorsque nous arrivons à la galerie les photos nous attendent en compagnie de la personne chargée de l'accrochage, ce qui soulage formidablement A. de cette partie aussi longue et fastidieuse qu'importante dont il se charge d'habitude par gentillesse.
Ne reste plus alors que la mise au sol des quarante photographies qui vont être montrées, ce dont je me sors en trois petites heures (à peu près ce que j'avais prévu).



D'experience, pour moi, chaque accrochage est une nouvelle aventure - cela fait mille ans que je ne crois plus au plan de salle - et chaque lieu nécessite un ordre nouveau des images en fonction des volumes de ou des salles et surtout du nombre d'angles et de la fragmentation des murs, sortes de césures qui imposent leur rythme et nécessitent une attention particulière.
Pour les mêmes raisons, ce n'est pas parce qu'un certain nombre de photos a été initialement prévu que je me crois obligée de les accrocher à toute force et, dans la mesure du possible, je préfère amener plus d'images que nécessaire parce q'il n'est pas rare, en milieu d'accrochage, de se trouver dans la situation où un tirage ne s'harmoniserait bien qu'avec une photo déjà utilisée ou avec une qui est restée à Paris.
Ce qui fait toujours râler.



La Kowasa Gallery est un bel espace compliqué qui multiplie les angles et les portes à plaisir avec ses quatre salles en enfilade et l'accrochage s'est révélé un joyeux casse-tête chinois mais quarante oeuvres s'est avéré être une bonne estimation.
Deux moments délicats, toujours à mon avis, le choix de la photo d'ouverture et les quelques images vers la fin lorsque le choix s'est réduit comme peau de chagrin et qu'il faut faire avec ce qui reste, sauf à tout reprendre à zéro ou à risquer de détruire le fragile équilibre précédemment trouvé.
La complicité de mon pote Hector Olguin avec qui je viens de faire la mise au sol à la galerie Adora Coraçoes m'a bien manquée dans les moments de doute mais heureusement petit à petit - je veux dire avec tact - Natasha s'est mise de la partie et nous avons terminé ensemble, ce qui était bien agréable et certainement plus facile.

13h30 - mission accomplie et ultimes corrections faites sur le fameux dossier, nous partons déjeuner en laissant le montage entre les mains expertes de Xavier.

Une Femme Française à Porto - Le vernissage

Brève escale à Paris entre Adorna Coraçoes et Kowasa, ma vie serait parfaitement glamour si c'est quelques lignes n'étaient pas brièvement écrites entre deux machines de linge sale.

Deux mots sur le vernissage.
Autres pays, autres mÅ“urs, le vernissage était prévu un samedi de 16h à 20h mais, en vérité, les visiteurs ont commencé d'arriver vers 15h jusqu'à 21h ; long time.
L'avantage pour le public c'est qu'il n'y a jamais vraiment foule, que chacun peut regarder les œuvres en paix et échanger quelques mots avec l'artiste et le galeriste sans avoir à attendre interminablement, le dommage c'est qu'il n'y pas vraiment cette impression de réussite festive que procure la foule qui se presse autour des photos et le brouhaha qui va avec.
Et puis, à l'étranger, pas de famille, pas de potes pour vous soutenir, pas d'acheteurs fidèles avec qui on entretient des rapports privilégiés au fil du temps ; on est dans la vraie vie, les gens viennent et regardent ou s'en vont en jetant à peine un coup d’œil selon qu'ils sont là pour les bijoux ou pour la photographie, autant dire que l'impression était différente de celle de l'an dernier au vernissage de Demi-Teinte .
Expérience enrichissante en tout cas et bel accueil dans l'ensemble et suffisamment de ventes pour repartir la tête haute et affronter le vernissage de Kowasa jeudi sans trop d’inquiétudes.



Pas de photos du vernissage parce que pas vraiment de temps pour les faire mais quelques images qui bougent qui seront visibles dès qu'A. aura 2 secondes pour les monter.

Impossible de terminer sans dire deux mots de ma galeriste Estefania R. (c'est son vrai nom de scène, pour une fois).
Parce que quand je dis, pas de famille-pas de potes, je ne voudrais pas laisser croire que je me sentais seule, non, pas une fois ; la vie parfois aussi ressemble à ce qu'on imagine et Estefania R. non contente d'être une petite nana hors du commun, étonnamment inventive, énergique et généreuse, est une vraie galeriste qui soutient ses artistes à fond.
Quant à Hector Olguin, c'est mon pote, alors autant dire qu'il est formidablement attentif.

Une Femme Française à Porto - Le montage

Cet après-midi vernissage d'Une Femme Française en Orient accompagné du documentaire "L'Egypte de Flore" d'Adrian Claret-Pérez à la galerie Adorna Coraçoes.

En attendant de voir l'accueil qui lui sera fait par le public portugais, quelques images volées hier soir durant le montage réalisé de main de maître par A. avec le soutien d'Hector Olguin, responsable de la programmation photographique.





Pour cette exposition exceptionnelle, Une Femme Française est couverte de bijoux contemporains par les créatrices Inès Nunes, Niala Orsmond, Sofia Asalino, et Estafania R. directrice de la galerie.

Enfin

Grâce au soutien actif de A. les tirages des trois expositions de juin - Porto, Barcelone et Saint Jean de Luz - sont livrés à temps.
66 tirages, chiffre diabolique, non ? Je suis vidée et barbouillée comme par une indigestion de photographie.

Bon, je retourne au labo, quelques bricoles à terminer...
Vivement samedi, Tanger !

23h30 Fin d'une journée commencée ce matin vers 8h.

Pierre-Olivier Deschamps à Demi-Teinte

Jeudi, après une journée assez gaie à faire des de nouveaux cyanotypes avec Isabelle L.


© Isabelle L.

...malgré la fatigue, je m'arrache de mon obscurité et je tente de retrouver un peu forme humaine pour me rendre au vernissage de Pierre-Olivier Deschamps à Demi-Teinte.
A ceux qui s'étonneraient de cette distraction que je m'accorde en sortant voir les photos d'un autre au lieu de rester studieusement à tirer les miennes, je dois quelques explications.


© Pierre-Olivier Deschamps / Vu'

C'est assez simple : Jean-Pierre Haie est mon galeriste, c'est donc bien la moindre des choses que je lui fasse un petit signe d'amitié et le travail de Pierre-Olivier que j'ai pu apercevoir avant l'accrochage est d'une grande finesse, d'une belle intelligence, l'homme est charmant pour le peu que j'en connais, de surcroit j'ai eu le plaisir de lui présenter Jennifer Jean, mon attachée de presse avec qui il travaille maintenant, ce qui nous fait une petite chose en partage.
Voilà, me semble-il assez de bonnes raisons.


© Pierre-Olivier Deschamps / Vu'

Bien m'en a pris.
Outre de pouvoir apprécier tranquillement ces images inattendues du Japon et de pouvoir découvrir Ephéméris, la partie en couleurs de l'exposition, ma visite me vaut bien des plaisirs ; en premier lieu, et j'en suis assez émue, après des années sans nous voir, je retrouve la photographe Claudine Doury - c'est quelqu'un dont l'affection, les conseils et le talent ont été précieux lorsque je suis arrivée à Paris et l'avoir perdue de vue était un de mes grands regrets - dans un deuxième temps, je fais la connaissance de Darryl Evans.

Darryl Evans, tout comme Claudine Doury et Pierre-Olivier Deschamps est un des photographes de la fameuse Agence Vu, il est en grande partie connu pour son travail sur l'Afrique du Sud.
Le contact est simple, la conversation s'engage facilement - je sais que ce n'est pas le cas pour tout le monde mais pour moi la photographie est une et toutes ses formes sont susceptibles d'éveiller ma curiosité, j'ai donc naturellement toujours été intéressée par le travail des reporters - de fil en aiguille nous en arrivons donc assez vite à la conclusion que sa présence à l'Atelier de L'Oeil de l'Esprit serait certainement un apport très enrichissant pour nos élèves.

D'un autre côté, je connais mes loustics, ils sont plutôt axés sur la photographie artistique et la curiosité vers les autres formes de photographie leur fait légèrement défaut ; du coup, je propose d'ouvrir carrément dès la rentrée prochaine une section Reportage et Photographie de voyage en parallèle à notre enseignement habituel, (très centré sur la photographie comme art, sur l'écriture photographique comme expression de soi).

En projetant ça, je ne prends guère de risque, je suis en effet presque certaine que le travail, la notoriété et la personnalité de Darryl Evans draineront jusqu'à l'Atelier d'une part des aspirants reporters désireux d'acquérir des connaissances rapidement et en profondeur grâce à l'enseignement en cours particulier avec lui et d'autre part toute une frange de personnes qui voyagent (dont mes propres élèves !) et seraient bien heureux d'être un peu guidés dans cette voie faussement simple.

Un dessin d'ombres
Photographies de Pierre-Olivier Deschamps
Exposition du 6 mai au 30 juin 2011

Galerie Demi-Teinte
8, rue Mayran
75009 Paris
M° Cadet

Les photographies de Pierre-Olivier Deschamps sont reproduites ici avec l'aimable autorisation de l'artiste.

Tout comme les jours précédents

Un sms de mon élève Gersende Mathieu ce matin "Si tu passes au studio, peux tu jeter un œil sur mes natures mortes pour le stage de cyano de dimanche..."
J'y passe, j'y passe...environ 10 à 12 heures par jour, je dirais, à vue de nez.

Cela dit, ma vie n'est pas juste un long chemin de croix avec les expositions ici et là comme autant de stations, j'ai des bons moments aussi ; hier avec Isabelle L. charmante journée à préparer des cartes postales d'été à partir de nouvelles petites images en couleurs (oui, oui, en couleurs et même à partir de fichiers numériques, à L'Oeil de l'Esprit, on n'est pas non plus des ayatollahs du N&B en argentique, faudrait pas croire ça, juste des photographes).
Donc, de gaies cartes postales pour le courrier estival, pas comme d'autres qui se contenteraient de les acheter toutes faites dans une boutique à touristes du bord de mer.
Naturellement, la tentation est grande de vous les montrer en avant-première, mais ce ne serait vraiment pas sympa de les déflorer avant qu'elles arrivent des vos boites aux lettres, n'est ce pas ?!

Fin de journée, A. m'apprend l'attentat de la place Jemaa-el-Fna.

C'est reparti

Après un bien agréable week-end pascal grâce à Isabelle L. qui me prête sa maison de Deauville avec une grande gentillesse, voici le retour des interminables journées de labo, des sushis-makis livrés par coursier et des nuits improvisées au studio.
A. veille à l'indispensable, pilule, brioche et pomme du petit-déjeuner, roman pour les longues heures de rinçage et il reste quelques traces du rush de l'an dernier, à la même époque, la préparation de l'exposition à Demi-Teinte, un fond de gel douche, du démaquillant.
Tout manque encore pourtant et je peine à trouver un drap propre mais, je rassure mes lecteurs, ça viendra ; le plus contraignant n'étant pas de ranger tout ce petit camping au matin mais de devoir s'interrompre à chaque instant pour laisser place aux cours qui poursuivent leur déroulement habituel...