Ils nous prennent vraiment pour des c...

Étrange coïncidence, d'un côté je passe une partie de l'après-midi à essayer de retrouver un petit tirage ancien acheté à Venise sur lequel on voit Hemingway - un de mes écrivains préférés - au Harry's Bar et de l'autre A. me transmet ça.

Un peu dur à avaler.

Kodak en faillite

C'est vrai qu'on en entendait parler depuis quelques temps mais le billet de Spei me laisse comme fauchée.
Qu'allons nous devenir, nous les amateurs de la mythique Tri-X ?



Encore une fois réduits à acheter en gros et à faire des stocks ?
Faire un peu de place dans nos frigidaires déjà remplis de polas, 160NC et autres Fuji 1600 pour accueillir les nouvelles arrivantes ?

Certains jours, je vois mes nouveaux élèves, Julien, Nicolas, 18 ans, 19 ans, la génération montante pleine de poésie, d'enthousiasme et de talent et je me dis que non l'argentique n'est pas moribond comme on me le répète à longueur de diners en ville.
D'autres fois, comme aujourd'hui, j'éprouve autant de peine qu'à la mort de Joe Strummer et l'impression que l'étau se resserre.

Bientôt le numérique ne serait plus une possibilité mais LA voie unique ?
Mais si nous nous ne voulons pas être des moutons ?
Si leur pseudo progrès nous laisse légèrement de marbre par moment et même dubitatifs à d'autres.

Et si nous ne voulions pas être formatés ?

Fragile

A certains moments - avez-vous remarqué ? - la peur et la mort semblent se rapprocher d'un bond et rôder à vos côtés comme d'effrayantes compagnes dans la nuit.
Parfois, il fait jour pourtant.
La photographie vous apparait alors un pauvre bouclier de papier japonais.



Le bouclier du jour

La France telle que je l'aime

Tandis que les sondages nous annoncent Marine Le Pen au premier tour, ce qui est déjà assez affligeant, une de mes élèves se voit sommer de décrocher deux des photographies qui composent son exposition.
Un bon prof, tel que je le conçois, n'est pas juste là pour se réjouir les jours de remises des prix mais aussi pour soutenir ses élèves et prendre clairement position lorsque l'un d'eux est injustement attaqué.

Je résume la situation brièvement, mon élève Isabelle L. remporte le Grand Prix d'Auteur de la Foire de Bièvres en 2009 pour sa série Anamnèse réalisée au sein de l'Atelier de L'Oeil de l'Esprit ; à la suite de quoi elle expose à la Galerie Daguerre, au Centre Iris, à la Little Big Galerie et enfin, depuis début mars, au Centre Culturel Edmond Rostand de Rueil Malmaison -il est bon de savoir qu'Isabelle L. photographie presque uniquement ses filles -.
Le vernissage étant passé, il lui est donc demandé de décrocher les deux photographies ci-dessous, jugées immorales, ou à tendance malsaine, ou choquantes pour d'autres enfants, chacune par un parent d'élève différent.


© Isabelle L.


© Isabelle L.

Je laisse mon lectorat libre de son opinion au vu de ces deux images ; la question n'étant pas de savoir si l'on aime ou non ces photos, ni si elles sont bonnes ou pas.

Pour ma part, j'ai assisté une année durant à la genèse de ce travail et je peux bien assurer que le regard porté sur ces enfants ne contient pas l'ombre d'une ambiguïté et que la photographe était à mille lieu de ce genre de préoccupations.
Premièrement, je trouve parfaitement scandaleux que l'avis de deux personnes bien-pensantes suffise à remettre en cause un travail exposé, que le responsable de la programmation qui, après tout, avait choisi cette exposition, se défausse et ne soutienne pas la photographe dans ce qui est, somme toute, une épreuve forcément d'autant plus pénible qu'elle est moins justifiée.
Deuxièmement, cette prétendue innocence et pureté de l'enfance me semble un postulat particulièrement ridicule ; ne serait-ce que lorsqu'on envisage ce que les chers anges voient à la télévision et sur internet...
Il semble que la nouvelle tendance qui se dessine, insidieusement mais sûrement, soit à la censure au nom d'une pseudo-moralité et cette tendance là, en tant que femme libre et en tant qu'artiste me déplait souverainement.

J'ai vivement suggéré à Isabelle L. de refuser d'ôter des cimaises les images ainsi incriminées et de les gaffer d'une croix noire.

Pour ma part, nul doute que j'aurais fait un scandale à la direction du lieu et préféré tout décrocher sur l'instant si elle s'était maintenue sur sa position ; réaction d'autant plus facile qu'il n'y a pas là d'argent en jeu, que je sache.

Il me revient à l'esprit que Sally Mann a était maintes fois assez brutalement attaquée pour la série qu'elle a faite de ses enfants Immediate Family...
Je vous renvoie à un billet des Lunettes Rouges qui est en parti consacré au sujet et aux commentaires qui l'accompagnent.

Petit conte à vomir

Alors disons, une petitefilleriche de 22 ans, pas une enfant non plus, que nous appellerons S. V. et qui depuis à peu près deux ans était une de mes élèves.
Quand elle arrive chez moi la première fois, à peine si elle sait tenir un appareil photo et le rapport ouverture du diaphragme-profondeur de champ ne lui évoque rien.
Au fil des semaines, je lui enseigne le peu qu'elle sait.
Un jour la petitefilleriche part quelques semaines en Afrique Noire avec ces joujoux en plastique si tendance, des Diana équipés de petits télés.
Elle ne sait rien encore, ni que les Diana n'étant pas des réflex, ils voient différemment que ce qu'elle voit dans son viseur, ni que les noirs sont noirs dans la lumière dure de midi.
Elle est heureuse de voir des gens vraiment pauvres qui vivent une vie plus vraie.
De retour à Paris, S.V. vient me voir, elle est triste triste, les films sont affreux, sous-ex ou sur-ex à mort, et sur la moitié des images les gens n'ont pas de tête.
Je dis pour la consoler, nous allons raconter que tu es la Reine de Pique et que tout est fait exprès.
J'invente une histoire et je l'écris.
En photographie contemporaine ça s'appelle un concept.

Durant, les six mois suivants, je choisi les images qui collent avec le concept, je suggère le papier le mieux adapté et propose le titre, je surveille chaque tirage à la chambre noire, transformant chaque contrainte en apparence de choix ; je pousse, je tire tant et si bien qu'en juin 2010, la série que nous inscrivons au concours est primée, Jeune Talent - la petitefilleriche est toute contente.
A 8h, j'étais sur place pour l'accrochage et le Président du Jury qui connait bien mon travail s'arrêtait longuement pour me saluer.

L'histoire continue.
Afin qu'elle puisse concourir à Mois OFF, je prends mon téléphone et j'intercède personnellement auprès de la directrice d'une galerie pour lui trouver une exposition puis, tandis que la petitefilleriche se ballade en Thaïlande sans se préoccuper de rien, A. et moi, nous remplissons les formulaires, nous occupons des inscriptions, transmettons les informations et autres reproductions etc
De temps en temps, elle me téléphone pour me parler de ses problèmes techniques.

Le jour du vernissage, je suis en Syrie, S.V. ne me donne aucun signe de vie pour me dire comment ça s'est passé. Ni ce jour là, ni plus tard.

L'histoire continue et, comme c'est un conte, il est juste qu'elle se finisse mal.
A mon retour, je suis contactée à travers le collectif, on me demande de proposer certains de mes élèves pour une exposition.
Je propose S.V. puis je vais défendre le dossier.
Exposition prévue pour février 2011.
La petitefilleriche dit souvent que je suis formidable et qu'elle m'aime comme une mère.
En janvier, elle m'informe que la photographie ne l'intéresse plus assez, qu'elle pense plutôt s'occuper de mode et elle s'en va vers de nouvelles aventures.

Aujourd'hui, j'apprends par hasard que l'exposition a bien eu lieu, dans le Xème, que le vernissage était en février.
Je n'ai reçu aucun carton d'invitation, aucun coup de téléphone, aucun mail, RIEN, pour me prévenir.
RIEN.
Certains jours, l'ingratitude, le manque de reconnaissance, ou simplement de correction de certains de mes élèves me foutent des nausées pour parler crûment.

Filtre verre anti-calorique, suite et fin

UPS livre ce matin le fameux filtre en verre anti-calorique pour mon Beseler 23 C.
L'affaire n'aura pas duré plus de 48 h au total et je m'en réjouis.
Par contre pour imiter un peu le bilan financier du dernier billet de mon camarade Jean-François, voici la blague :
30 euros de filtre chez Calumet
70 euros de frais de port
C'était déjà pas mal quand j'ai donné mon numéro de carte bleue.
Mais, ô cerise sur le gâteau, ce matin :
20 euros de frais de douane
15 euros de charges ( c'est la commission prise par le fournisseur pour avancer les frais de douanes ).
Coût total de l'opération : 135 euros.
+ 5 euros de verre épais entre temps...140 € ; ça fait cher le petit bout de verre de 14 cm de côté, hein ?!



Le prix de 4 heures de cours, d'un aller-retour pour embrasser Maman sur son lit d'höpital à Toulouse ou, pour dédramatiser, le prix des escarpins Castagner en daim rouge qui me font tant envie depuis la rentrée !



Voilà en tous cas un mercredi où j'aurais mieux fait de rester chez moi...

Le loukoum dans tout ça, c'est que je suis entourée de gens formidables et c'est bon de le savoir.
Jean-François, celui cité plus haut, qui me propose dans l'heure de me prêter son Oméga-chéri ; et vous en connaissez beaucoup, vous, des gens prêts à essayer de faire rentrer un Oméga dans une Fiat 500 ?!



Marie-Noëlle Leroy qui à 1h du matin m'envoie encore les dernières adresses où trouver ce f... machin.
Et moi je dis c'est bon d'avoir une copine qui a réponse à tout...
Last but least, le photographe Olivier Guitard qui, depuis Nantes, bat le rappel de ses potes photographes pour me dépanner et trouver des solutions.

Qu'ils soient remerciés chaleureusement de leur soutien, de leur gentillesse, de leur générosité.
Une pensée aussi à Guillaume Geneste, Jean-Pierre Haie et Noël de chez Prophot, pour leurs conseils.
Sans oublier A.

SoS - Urgent cherche filtre verre anti-calorique, suite...

Adorama en rupture de stock...
Devoir changer un agrandisseur avec lequel je travaille depuis 17 ans pour une simple plaque de verre, j'arrive pas à l'envisager...
Nouvelle chance sur Calumet ?

SoS - Urgent cherche filtre verre anti-calorique

Je cherche de toute urgence un filtre en verre anti-calorique format 14 x 14 cm minimum pour remplacer celui de mon Beseler qui vient d'être cassé.
Si quelqu'un en a un à vendre ou à me prêter en attendant...
Merci de faire circuler l'info

De Toulouse...

Tandis qu'à Toulouse, entre la maison et le service réa de l'hôpital Rangueil, ma soeur et moi nous affrontons chaque heure nouvelle comme une sorte de jour nouveau plein de douloureux possibles, ma grande amie Catherine, désireuse de me choyer autant que de me distraire en ces moments difficiles, m'offre gentiment un livre que j'ai choisi moi-même au rayon photo de la librairie Ombres Blanches.
Il s'agit de L'image fantôme d'Hervé Guibert aux Editions de Minuit.
Ici pas d'images, mais une petite série de textes ayant plus ou moins trait à la photographie, du moins si l'on en croit la quatrième de couverture.
Après lecture, il me semble plutôt que la photographie n'est ici qu'un motif, un prétexte aux réflexions mortifaires et, peut-être nécessairement, narcissiques, d'un jeune homme atteint d'une maladie mortelle ; qui était à coup sûr mortelle à l'époque de l'écriture, je veux dire.
Voilà, entre mille, l'ouvrage dont je me serais bien passée, ces jours ci particulier, mais les autres jours aussi à la réflexion.
De fantasmes homosexuels en delectations morbides, je peine à trouver entre l'écrivain et moi le moindre point commun pour ce qui concerne la photographie et chaque page insidieusement me met plus mal à l'aise que la précédente sans m'éclairer jamais ni m'enrichir pour autant.
Heureusement, enfin, page 70, La Chambre dix lignes à peine, petite pensée sur les chambres d'hôtel, me rapprochent un instant de l'auteur, m'arrachent un sourire.
Mais p.70 seulement.
Ensuite le même voile malsain de maladie et de mort.
Assurément, mon amie ne pouvait pas deviner...
Ne m'en tiendra pas rigueur...
J'arrache la page 70 et me débarrasse du volume sur une poubelle.

Contre l'execution de Gaile Owens - Appel à signer la pétition

Je reçois à l'instant ce mail de ma consœur la photographe Jane Evelyn Atwood :


© Jane Evelyn Atwood

Gaile Owens, une des femmes dans mon livre Femmes en prison, incarcérée dans le couloir de la mort aux Etats-Unis depuis 22 ans, est maintenant en danger d'être exécutée, la Cour Suprême de l'état de Tennessee ayant refusé de commuer sa sentence en peine à perpétuité.
La date d'exécution est fixée pour le 28 septembre 2010.
C'est seulement le Gouverneur de l'Etat qui peut la sauver.
S'il vous plait, aidez, aidez Gaile!
Allez à:
www.friendsofgaile.com
Lisez tout à propos de Gaile et signez la pétition. C'est vite fait, c'est simple.
Je signe rarement les pétitions moi-même mais très exceptionnellement, je vous demande votre aide. Envoyez ça à tout le monde. Envoyez à votre carnet d'adresse entier.
Nous avons besoin d'autant de signatures que possible.
Merci de tout coeur.
Jane Evelyn Atwood


Je tire 12 14 heures par jour, je suis lessivée, j'hésite, je la connais pas moi la dame, que je signe ou pas, hein, c'est pareil, ça fera pas une grande différence, moi, les horreurs du monde j'en ai par dessus la tête, si on la laissait crever, elle est loin, on le saurait même pas, je rêve de soleil tiède, de brassées de fleurs, de temps libre, d'un peu de douceur...elle aussi certainement...
Je m'extirpe de ma chambre noire et je rallume mon ordi exprès pour vous transmettre cet appel et je signe, le peu d'anglais à ma disposition me permettant tout de même de remplir les 4 cases.
On serait tenté de se dire que c'est dérisoire et je laisse à chacun le soin de se demander si la vie d'une femme, même inconnue et loin, vaut les 30 secondes que prendra la signature.



Pour ma part c'est assez vite vu, et peu m'importe qu'elle soit coupable ou non et de quoi, je ne serai pas celle qui a laissé glisser l'info sans rien faire par une sorte de facile indifférence.

Appel à signer la pétition pour soutenir le juge Baltasar Garzon dans son action de dénonciation de l'impunité des crimes du franquisme

Il n'y a pas que la photographie dans la vie.
Comme on ne peut pas tout laisser passer sinon on va droit au mur, A. et moi prenons quand même le temps de signer la pétition pour soutenir le juge Baltasar Garzon dans son action de dénonciation de l'impunité des crimes du franquisme.
Voir l'article du Monde
Je doute fort que ce blog ait un impact quelconque mais si aujourd'hui il pouvait servir à quelque chose d'un peu important...
Une fois n'est pas coutume, je vous invite vivement à signer cette pétition, ça prendra 20 secondes dans votre journée.
Si vous pouviez relayer autour de vous en plus, c'est formidable et je vous en serais reconnaissante.

NON à la mort programmée de la photographie argentique - Appel à signer la pétition

Comme tous les utilisateurs des papiers argentiques FOMA 542 chamois et 532 nature, je ne peux que constater chaque jour la dégradation de la texture du papier depuis, à vue d'oeil, six mois.
Le nouveau papier manque affreusement de finesse de grain...c'est une sorte de papier peint, assez vulgaire, qui fait offense à notre goût pour les papiers texturés.
FOMA présuppose -t-il que nous sommes aveugle ?
La question se pose quand, sur 7 pochettes du même format, portant le même numéro de série, on voit nettement que le papier n'est pas identique !
Quant à l'émulsion, il n'est pas rare de tomber sur une pochette qui révèle bientôt ses vices cachés sous la forme de petites ou grosses taches plus foncées apparaissant tardivement.
C'est à décourager les meilleures volontés.

FOMA est un des derniers fabricants de papier texturé, à ma connaissance, avec BERGGER (et si je me trompe, surtout n'hésitez pas à me dire ce que vous avez d'autre sous le coude !) ; ROLLEI ne fabricant pas, se contentant de conditionner FOMA en pochettes noires.
Que vous aimiez ou non les papiers texturés, je suis certaine que vous serez d'accord avec moi pour affirmer que la gamme des papiers et chimies qui nous sont proposés se réduisant comme peau de chagrin, nous nous dirigeons, pas très doucement, mais assez sûrement vers une mort de la photographie argentique qui semble arranger les fabricants.
Sauf à nous débattre et à trouver des solutions alternatives...
La dégradation des papiers FOMA 542 chamois et 532 nature est grave dans le sens où elle fait partie intégrante de ce formatage de la photographie que les industries tentent de nous imposer, en réduisant encore un peu le champ des possibles.
Après avoir encore une fois expérimenté tout ce week-end à la fois les problèmes de texture, la discontinuité dans une série ET les tâches dues aux émulsions, on voudra bien comprendre que j'ai été saisie à la fois par le découragement ET la colère !
Depuis des semaines déjà, je cherche une alternative et je ne la trouve pas.
Renato chez PROPHOt a fait rentrer spécialement pour moi les séries les plus anciennes qui restaient disponibles et je sais bien la chance que j'ai qu'il soit aussi formidable avec moi et me change les pochettes qui s'avèrent pires que les autres.
Je me vois mal changer le papier de Une Femme Française en Orient en plein milieu de la numérotation. J'imagine d'ici la tête de mon galeriste et des acheteurs.
Et pour quel papier ?!

Je me vois mal aussi rester les bras croisé à attendre que des industriels, pour qui seule compte la rentabilité et à qui la photographie importent peu, achèvent de réduire à néant le choix des papiers argentiques et autres chimies...en attendant d'en être réduite à préparer des papiers albuminés dans le fond de mon jardin, j'ai décidé, ce matin, de me battre, même avec les tout petits moyens dont je dispose, et je vous invite chaleureusement à vous batte à mes côtés, que vous soyez photographe aussi ou simplement par sympathie pour moi ; tous les soutiens seront les bienvenus.
J'ai donc créé une pétition, avec l'aide de A. naturellement, que je vous demande de signer et de faire circuler activement autour de vous

www.gopetition.com/online/29017.html

ET
ZUT, pour ceux qui disent que la photographie argentique est vouée à une mort certaine à court terme et qu'il faut s'y résoudre paisiblement, les dinosaures ayant bien disparus eux aussi de la surface de la terre, nous ne nous en portons pas plus mal, n'est ce pas ?! Et le numérique, c'est l'avenir et tellement formidable et tout...

Accident Créateur - Dégoût et colère

Hier après-midi, un membre de Master Editions vient me rendre les quatre photographies qu'Isabelle L. et moi-même leur avions prêtées pour embellir leur stand et aider au lancement du livre "Accident Créateur" durant le Salon du livre.
La jeune personne me ramène sans excuses et sans état d'âme, un tirage original abimé, trois cadres endommagés et trois passes-partout tachés et éraflés !
Je découvre l'étendue des dégâts le soir de retour chez moi ; ma colère en voyant l'état du matériel n'a d'égale que ma peine devant le tirage ainsi maltraité.
Nous avons apporté, Isabelle L. et moi-même, tous nos soins à la réalisation et à l'encadrement des œuvres, cela nous a pris du temps et coûté de l'argent.
Je ne peux pas admettre ce mépris de notre travail, cette désinvolture arrogante, ce manque total de conscience et, devant le mal fait, ce défaussement devant les responsabilités, cette absence révoltante de regrets, d'excuses sincères et de volonté de réparer, de dédommager.
Je fais savoir mon légitime mécontentement et que j'attends pour le moins que les dégâts soient pris en charge.
22h Une autre jeune personne au téléphone, se présente comme la représente du groupe et entame la conversation avec une si froide insolence qu'il eut été moins insultant que personne n'appelle.

Master Edition se veulent de futurs éditeurs ?!
Il leur manque, à mon sens, une petite chose fondamentale, le respect de leurs auteurs.

La goutte d'eau...

Disons qu'en ce moment, j'ai recommencé à travailler à peu près 7 jours sur 7 et qu'il n'est pas rare que je doive dormir au bureau, je ne me plains pas... j'aime ça.
Mais...
...samedi après-midi, quand la jeune comédienne Sarah Lazare qui m'a téléphoné pour que je lui fasse un book et que j'ai accepté de photographier un samedi, pour l'arranger, me plante sans un coup de téléphone, sans texto d'excuses (puisqu'on en est là parfois !), ni avant, ni après, me laissant aller au studio exprès et l'attendre une bonne heure de temps, je trouve que c'est pousser le bouchon de l'impolitesse et du mépris de l'autre un peu loin et tandis que l'heure tourne, que je suis là à perdre mon temps, que son téléphone sonne dans le vide sans qu'elle ait le courage ou l'élémentaire courtoisie de répondre, je ne décolère pas.
Voilà, une jeune personne mal élevée et peu fiable dans ses relations professionnelle, deux atouts formidables pour percer dans un métier comme chacun sait...
Ceux qui me lisent régulièrement, savent que j'écris rarement pour médire, n'en ayant ni le temps ni le goût, tout de même, il y a des jours où ça va mieux en le disant !
Et je ne parle pas du comédien qui est passé chez moi récupérer des photos l'autre matin à dix heures, saoul comme un cochon...

Sauver polaroid

Signer la pétition contre la mort de Polaroid !

Jeu de Paume – Ciel glacial et pluie de larmes

Hier matin, privilège d'aller mon travail au Jeu de Paume, pas laisser un dossier et "merci, on vous tiendra au courrant, non, un vrai rendez-vous avec la responsable des projets artistiques!

Lundi, le Centre Pompidou, vendredi, le Jeu de Paume, dans le métro, un bel inconnu me sourit, c'est ma semaine!
En l'occurrence, Marta Ponsa me reçoit pour voir mon travail sur le camp de concentration de Rivesaltes qui se trouve par chance en périphérie de ses préoccupations du moment.
Bref, je suis là, avec tirages et dossier, dans les coulisses de ce temple de la photographie, ni naïvement optimiste, ni absolument terrorisée, à peine assez en avance pour faire quatre images. Marta Ponsa est, de toute évidence, une professionnelle, regarde vite, parle peu, commente moins encore, prend des notes. Avec ça, parfaitement courtoise et nettement attentive.
L'accueil fait à Loin de l'Espoir, du genre "agréablement surpris", est un soulagement, une petite victoire. J'ai une pensée pour mon tireur Guillaume Geneste, dont on ne dira jamais assez de bien.
Je reçois deux adresses à Barcelone, une fondation et une galerie, ainsi que des encouragements à finaliser mon polyptique en échange d'un dossier complet que D. Gaessler vient d'avoir la bonté d'enrichir d'un beau texte de présentation.
Le tout aura honorablement duré une heure.

Pourquoi faut il que, depuis, je me sente "moins que rien ou " en dessous de tout ", comme on préfèrera?
Assurément, rien à voir avec mon interlocutrice qui a été parfaite.
Pourquoi faut il que le but à atteindre semble parfois tellement inaccessible que je me sente séparée de lui comme par une vitre?
Quelle idée terrible à se mettre en tête, que celle de vouloir devenir un grand photographe…
Je sanglote de désespoir et d'impuissance en boule dans la salle de bain.
Et où vais-je trouver en moi le souffle nécessaire pour finir les deux volets qui manquent encore? Et la production inhérente? De front avec Sabah el Nour qu'il faut finir de produire maintenant et exposer…
Depuis, je fais de la cuisine.
D'ici que je me mette à boire, je finirai comme Lee Miller…

Spams vaincus....enfin j'espère !

Je viens d'installer un nouveau système pour les commentaires, le Captcha.
Il faut dorénavant recopier une petite série de chiffre pour envoyer un commentaire.
En espérant que cela bloque enfin les robots malfaisants sans trop déranger les mamans larguées et les copines blondes.
Vous pouvez donc désormais laisser des commentaires.

Spams et autres commentaires, l'enfer!

Désolée, jusqu'à présent, vous pouviez laisser un petit commentaire à mes billets et, il avait été fait pour ça surtout, ce blog, pour échanger des impressions et partager quelques bricoles, quelques sensations, sourires et sentiments entre copains dispersés à droite, à gauche et inconnus de part le monde.
C'était le jeu. et ça m'allait bien comme ça.
J'avais répondu à la demande de ceux qui voulaient plus que sur le site ou simplement autre chose. On l'avait fait aussi beaucoup en prévision de ce fameux voyage en Egypte...
Mais bon là, 900 Spams ou pseudos commentaires minés seulement pour la journée de samedi, ça fait un peu beaucoup pour moi!
Alors tant qu'on n'a pas trouvé de solutions pour endiguer ce flot atterant, exaspérant, pardon, mais il ne sera plus possible de laisser de petits mots et j'en suis la première navrée.

On espère régler ça très vite avec l'aide des internautes!
Pour ceux qui ont mon mail, on passe par le mail...merci