Rideau

Intime Public a cinq ans.
Cinq ans, ça fait un joli bout de chemin ; il me semble qu'il est temps de passer à autre chose.

Ni tout à fait une autre ni tout à fait la même, ceux qui souhaitent continuer à me lire et à intervenir pourront me retrouver sur un nouveau blog.
Face Public.


On ne peut pas passer sa vie avec la même robe et les mêmes souliers.

Mon petit bonheur du jour


© Nicolas Lascourrèges 2012 - Atelier l'Oeil de l'Esprit

Le plus jeune de mes élèves mais certainement pas le moins impliqué dans la photographie ; ce qui laisse quelque espoir quant aux rapports possibles entre la photographie argentique et les générations futures - pour peu qu'on leur en laisse le choix et les moyens.

Ceux qui seraient sensibles à cette photographie et curieux d'en voir davantage peuvent aller flâner sur le blog de Nicolas.

Vente aux enchère à Londres

Le tirage d'Enrico Vietti retenu pour la vente aux enchères organisée ce soir à Londres par 24Photography au profit de Too Many Women - une Å“uvre caritative agissant pour la recherche contre le cancer du sein - a été attribué pour la coquette somme de 400 livres ; ce qui en fait la plus chère des Å“uvres présentées.
Enrico est un élève fidèle - et apprécié - de l'Atelier depuis environ deux ans, ses recherches avec nous sont essentiellement axées sur l'argentique en N&B et il poursuit en parallèle de son coté un travail en couleur que je me réjouis chaleureusement de voir ainsi récompensé.

Je vais tenter d'obtenir rapidement une reproduction de l'image en question pour illustrer le billet !

Cadeau de Saint Valentin

A. et moi, nous allons nous faire tirer le portrait par Isa Marcelli au Centre Iris - à quoi on voit que nous sommes bons joueurs avec la concurrence.
C'est à la fois l'idée de l'ambrotype et d'un portrait de nous avec une technique si ancienne et quelques photographies très poétiques d'Isa Marcelli que j'avais appréciées sur son site qui nous nous ont décidés.


© Isa Marcelli 2011

20 mn étaient à peu près le temps imparti à chacun pour ces séances photos qui s'enchainaient toute la journée - à quoi l'on voit que si la technique est restée la même, le rapport au temps, lui, a bien changé et que nous ne sommes plus au dix-neuvième siècle.

Naturellement, quand j'arrive la photographe en moi est bien éveillée, ma curiosité aussi ; la forte odeur d'éther qui règne fait très lecture de Colette mais c'est bien tout car pour le reste c'est une petite ruche active.
Fond de lin sable, chambre 20x25 rutilante et double série de lampe à UV, le matériel fait un amusant contraste avec le procédé.
Je regarde avec intérêt les portraits des gens qui nous ont précédés qui sèchent au bord de la fenêtre.
Jeune beauté créole au épaules dénudée ou famille légèrement rigide, on se croirait projeté 100 ans en arrière, un couple gay enlacé torses nus nous démontre tout à coup le contraire.
J'ai pris le temps d'aller voir l'exposition au sous-sol et je fais avec plaisir, quoique brièvement, la connaissance d'Isa Marcelli ; je reconnais la tension, la pression dues au timing à respecter quand il a été prévu très très juste.
Tandis que nous prenons la pose et qu'elle fait le point, sa fille ainée prépare le négatif-verre au collodion humide.
La tête sous le drap noir, ultime vérification.
Elle compte jusqu'à dix, nous nous concentrons pour rester immobile.
Le petit oiseau sort.
Voilà, c'est terminé.


© Isa Marcelli 2012

Ensuite le miracle de l'image qui apparait, suivi d'un mystère pour moi lorsqu'elle disparait avant de réapparaitre en positif.
Isa Marcelli s'excuse, c'est au suivant.
Nous repartons amusés de l'expérience et plutôt contents d'une photographie où nous nous reconnaissons à peine, où nous pourrions être d'autres photographiés en un autre temps mais qui nous ressemble justement dans le choix que nous en avons fait.
Mais je mentirais en disant que je suis sortie de là bluffée ; en tant que photographe, c'est un peu dur à dire, je ne suis pas dupe et je fais clairement la différence entre le charme inhérent à une technique et aujourd'hui atypique et l'implication, voire le talent réel de celui ou celle qui est derrière l'objectif.

Mon petit bonheur du jour


© Enrico Vietti 2011 - Atelier L'Oeil de l'Esprit

J'aime ces images qui peuvent sembler simples au premier abord mais ne disent ni où ni quand ni pourquoi et, gardant leur léger voile de mystère, laissent intacte la part du rêve.

Enrico Vietti participera à la neuvième exposition de 24Photography ** en février à Londres

** L'idée est simple : 24 photographes, documentant les 24 premières heures de chaque nouvelle année pendant 24 ans.
Chaque participant dispose d’une heure précise pour capter sa vision de ce premier jour de l’année, créant une collection unique d'images reliées entre elles par le temps.
Six tirages parmi les vingt-quatre seront vendus aux enchères au profit de Too Many Women, une œuvre caritative agissant pour la recherche contre le cancer du sein.

Mon petit bonheur du jour

Noël avant Noël, entre café et croissants, A. m'offre ce matin un nouveau 50mm pour l'agrandisseur, un Rodenstock-Rodagon dont j'avais envie depuis longtemps.
Mignonne, je partage mon nouveau joujou avec Nicolas L. durant son cours de chambre noire.
La vie va, en rangeant le Nikon dans sa boite, je ne peux pas me défendre d'un pincement au cÅ“ur car c'est ma toute première optique ; je l'ai reçue en cadeau pour mes 14 ans et elle a été une compagne fidèle toutes ces années.

En plus d'apprendre la photographie argentique, à 18 ans, Nicolas L. lit de la poésie.
Comment résister, hein ?!

Mon petit bonheur du jour


© Ingrid Milhaud / Atelier L'Oeil de l'Esprit 2011

Je regrette de n'avoir pas une seconde de plus aujourd'hui pour parler de cette jeune femme, de son travail, ni de notre rencontre.
Bientôt, j'y reviendrai sans doute.