Souvenir d'Italie




Palazzo di Donna Anna

Foire et fièvre ou le contraire

Après quatre jours de fièvre pour cause de maladie infantile mal déterminée et malgré les mises en garde les mieux intentionnées, je ne résiste pas à ramper hors de mon lit pour une toute petite visite à la Foire Photo de Chelles (3).
Soyons honnête, moitié pour tenir ma promesse d'y accompagner une poignée de mes élèves, moitié par irrépressible curiosité !
Départ courageux à 8h en charter avec thermos de café et pains au chocolat - tant qu'à faire autant que ce soit convivial - la ballade est aussi bien prétexte à partager un moment en dehors des cours et de l'atelier qu'à chiner une bricole ou deux.
Je fais un tour rapide des stands dans le vain espoir de trouver quelques chassis - presse sous le regard vigilant de Marie-Noëlle Leroy pourtant fort occupée à négocier pour Nicolas le charmant Rolleiflex ci-dessous :


© Nicolas Lascourèges

Puis pour elle-même la chambre 18x24 que voici :


© Marie-Noëlle Leroy

Après quoi, je me traine déjà trop épuisée pour céder à la moindre tentation un peu sérieuse - et pourtant elles ne manquent pas.
A part des femmes, environ une pour cinquante, on trouvait à peu près de tout ce matin et pour toutes les bourses, de la chambre à la lampe rouge de labo en passant par le pare-soleil de Marie, les daguerréotypes, le Record Rapid périmé ou les Kodak Petites délicieux en mauve ou vert d'eau.

Néanmoins et faute de connaitre celle de Strasbourg (1), ma préférence reste à la Foire de Bièvres(2), peut-être à cause du contexte privilégié en été en extérieur qui lui donne une apparence moins ordonnée, plus bric-à-brac et me laisse l'illusion de chiner.



A. toujours attentionné me fait un cadeau exquis, un Posographe en parfait état dans son étui.
Déjà, il prétendait contrôler ma Variosix avec la cellule de son IPhone, là on n'a pas fini de jouer...

Les foires photo au matériel d'occasion en France par ordre décroissant d'importance :
1 - Strasbourg - 2ème dimanche de novembre
2 - Bièvres - 1er week-end de juin.
3 - Chelles - 2ème dimanche de mars.

''Il faut une grande hardiesse pour être soi'' - Eugène Delacroix

Hier, faute de pouvoir quitter dans l'instant Paris pour Tunis ou Alger, visite improvisée à l'atelier d'Eugène Delacroix.
Avec une belle naïveté - en occultant l'exposition temporaire en cours - je suis parvenue à me convaincre que j'allais y voir Un lit défait et les fameux carnets du voyage au Maroc, voire quelques unes de ses encres au trait puissant.
Que nenni, il y avait là des Fantin-Latour à foison et à peine un pauvre Delacroix ou deux, surement oubliés, au dessus d'une fenêtre ou collés au plafond.
Tout de même, quelques photographies de sa belle face émaciée, son portrait par Carjat ou le superbe daguerréotype de Riesener.
Ci dessous la première photographie connue de Delacroix ; ce portrait a été réalisé par son cousin germain le peintre Léon Riesener chez qui il se trouvait en convalescence.
Il est alors âgé de 44 ans ans et l'on connait l'histoire de ce cliché par les notes écrites dans son journal.

L'image originale est toute petite - seulement 6cm de hauteur pour 4,3 de largeur - mais pour ma part, je la trouve absolument irrésistible et si le Musée d'Orsay, qui en est l'heureux possesseur, souhaiter s'en séparer, je suis preneuse sans hésitation.


by Léon Riesener - 1842

Ceux que ça intéresserait peuvent lire lire un article fort bien documenté sur le blog de Lunettes Rouges à propos de ''Delacroix et la photographie''

Le titre de ce billet est un petit signe d'amitié à J-D P, qui se reconnaitra, en réponse au courrier magnifique qu'il m'a adressé le soir de cette visite, qui est un vrai encouragement pour moi en tant qu'enseignante et que je garde pour le relire les jours de doute.

Je vous en livre un petit extrait un peu représentatif :

Chère Flore,
Il existe des rencontres qu'on n'oublie pas, qui restent enfouies et reviennent comme un flot, sous forme de phrases résonnantes et raisonnées, de sensations, de couleurs.
(...) J'ai été très ému par ce moment passé en laboratoire à tes côtés. Il m'a ouvert des portes et fait réfléchir, notamment sur la thématique du mensonge, que tu as partiellement abordé en soulignant qu'il ne fallait jamais accepter les concessions esthétiques ou artistiques, malgré les pressions économiques ou les demandes des acheteurs.
(...) Pour la première fois, j'ai eu l'impression qu'un lieu pouvait empêcher le mensonge d'entrer, que la structure du processus de tirage tenait en quelque sorte éloigné, même si c'est naïf de le croire, la corruption, la concession, le mensonge à soi.
(...) Je crois avoir vécu cet espace où l'art se raconte à nous, et nous révèle à nous-même.
La révélation n'est pas que chimique, elle s'instille dans l'étroit rapport établi entre soi, l'art et un résultat dont nous sommes seul juge.

Qu'il en soit ici chaleureusement remercié.

Week-end avec la Comtesse sur la Côte d'Azur


© A.

Certains jours, je suis bien heureuse d'oublier un peu que je suis une professionnelle de la photographie et de pouvoir jouer avec mes petits camarades sans arrière-pensée.

Donc, cette fois ci un grand merci à Jean-François pour son inventivité gaie et généreuse et pour m'avoir permis d'étrenner son Zeiss Ikon Comtessa à l'occasion de ce petit séjour niçois programmé de longue date pour le décrochage de l'exposition d'Une femme française en Orient, dont j'attendais repos et dépaysement et qui, au final, s'est avéré à moitié solitaire et complétement pluvieux.



Les moments les plus agréables ayant été ceux consacrés à la recherche de mes 4 photos (c'est peu) puis aux 4 photos d'A.

Les lecteurs intéressés découvriront certainement le suite de cette petite aventure amicale dans des billets ultérieurs.
Pour l'heure la Comtesse est dans les bras d'Enrico V..

Juste avant les vacances



Le Soir parle d'Égyptopédie



Bel article paru hier dans Le Soir à propos de nos travaux respectifs - à Scarlett Coten, Denis Dailleux et moi-même - montrés par la Galerie 127 de Marrakech à l'occasion de l'exposition Égyptopédie.
Connaissant l'influence de la presse, on ne peut que se réjouir...

Égyptopédie
Photographies de Denis Dailleux, Flore et Scarlett Coten

Galerie 127
127, avenue Mohammed V
Guéliz - Marrakech
Exposition du 29 novembre 2011 au 15 janvier 2012

Clin d'oeil et dernières nouvelles du front

Très heureuse de découvrir enfin hier soir le nouveau blog de Jean-François, de retrouver son esprit vif, ses centres d'intérêt multiples, ses engagement divers et cet humour qui enchantait mes mercredi à l'époque où j'avais la chance de l'avoir comme élève ; l'élève est devenu plus rare - partagé par d'autres violons d'Ingres - mais j'ai gagné un copain, ce qui est pas mal non plus.
Donc, aujourd'hui, l'autoportrait qui illustre ce billet est un petit clin d'oeil à son billet d'hier et par conséquence aussi mon modeste soutien à la jeune blogueuse égyptienne Aliaa Almahdy .



Le reste de mon actualité est moins ludique ; il s'agit de terminer à temps - pour pouvoir quitter Paris avec - les tirages qui doivent être montrés à Marrakech à partir de mardi prochain.
Comment dire ? Si je n'avais pas une confiance absolue en Guillaume Fleureau, mon tireur, je serais carrément paniquée.
Là, je suis juste raisonnablement stressée.



Pour ceux qui seraient tentés de nous faire un petit signe d'amitié, A. et moi serons à Marrakech du dimanche fin de journée au jeudi fin d'après-midi.

Égyptopédie
Photographies de Denis Dailleux, Flore et Scarlett Coten
Galerie 127
127, avenue Mohammed V
Guéliz - Marrakech

Vernissage mardi 29 novembre 2011
Exposition du 29 novembre 2011 au 15 janvier 2012

Couleur d'automne - Stage Van Dyke

Dimanche, Adrian Claret-Perez et moi-même donnions un stage de tirages Van Dyke et ce fût un moment bien agréable et tout à fait fructueux.





Si j'ai pu écrire la fois précédente qu'il paraissait difficile, en tant que maitre de stage, de parvenir au juste équilibre entre le studieux et le festif, je suis heureuse de pouvoir dire aujourd'hui que ce n'est pas chose impossible et que parfois, sans prétention, la magie opère.

Ci-dessous une petite sélection du fruit de nos efforts conjugués :


Autoportrait © SAM


© Enrico Vietti


© Enrico Vietti

Le sujet vivement suggéré - mais non imposé - de ce stage était le nu.
Même si les participants qui n'ont pas pu le préparer sont évidement excusés, je tiens à remercier et à féliciter chaleureusement ceux qui se sont prêtés à ce jeu délicat et pas forcément facile .


© Rémi Padowski

Certaines de ces images et d'autres encore issues des travaux de l'atelier ou de stages précédents seront visibles sur le stand de L'Oeil de l'Esprit du 11 au 13 novembre inclus à l'occasion de Révélation 5 dont nous sommes partenaires cette année.

Nota bene : Les prochains stages organisés par L'Oeil de l'Esprit sont prévus pour le premier trimestre 2012 "Le nu" maitre de stage Marie Accomiato fin janvier et un nouveau stage de cyanotype que j'animerai moi-même et dont la date reste à définir.
Comme toujours - et j'ai assez expliqué mes motivations - il s'agira de cessions en petits comités (2 stagiaires pour Marie Accomiato et 4 pour Adrian Claret-Pérez et moi-même).

Horizons Maghrébins - Numéro 63

De retour de Reims après un week-end fraternel - c'est quoi déjà le féminin de fraternel ? - et somme toute assez ensoleillé, je trouve dans notre boite aux lettres le dernier numéro d'Horizons Maghrébins qui contient un petit portfolio d'''Une femme française en Orient''.
En le feuilletant ma reconnaissance va à Habib Samrakandi qui m'a invitée à collaborer à ce numéro 63.


Scène de la vie quotidienne - Maroc 2011

Indépendamment des aléas inhérents à l'impression et des éternelles surprises causées par des maquettes souvent plus étonnantes qu'heureuses - ce dont dont je parviens plus ou moins, la philosophie venant avec l'âge, à faire abstraction - c'est toujours une joie pour moi de voir mon travail publié.
De surcroît, ces quelques pages accordées à ma dernière série sont formidablement d'actualité entre la Marrakech Art Fair à la fin du mois et l'exposition de Nice qui démarre le 8 octobre.

Pour ceux qui souhaiteraient se la procurer au Maroc, la revue Horizons Maghrébins est disponible à l'Institut Français de Marrakech.

Cy Twombly en Avignon

Petite escapade de deux jours en Avignon pour voir Le temps retrouvé la fameuse exposition de la collection Lambert consacrée au peintre et photographe Cy Twombly et à ses invités - vous vous en souvenez ? - celle qui était annoncée au Festival d'Arles cette année.
Donc nous prenons la route pour voir les Cy Twombly surtout puisqu'en Arles c'était juste un effet d'annonce et qu'en lieu et place on pouvait voir Miguel Barcello et Douglas Gordon, ce qui en a déçu et exaspéré plus d'un à entendre les commentaires.
Trêve de polémique, nous quittons les Corbières, la quiétude de la bergerie, ses pierres sèches et son silence odorant pour aller découvrir par nous mêmes à quoi ressemblent les tirages et si nous aimerons davantage ou pas que sa peinture ; preuve que je recommence à avoir un peu de goût pour la photographie après la difficile overdose de juillet.

Lieu splendide et superbe exposition que je vous recommande vivement si vous passez par là ou si la petite partie visible en Arles vous a vraiment laissé sur votre faim.
Même si, pour ma part, difficile à avouer, il me semble que plus je vois ses photos moins je les aime.
J'excepte de cette dernière phrase la photo de pivoine ambrée de l'affiche, une autre pivoine rose, une poignée de pinceaux contre un mur et les dernières photographies de parasols sur un bord de mer.

L'essentiel de notre plaisir à être là provenant surtout de la chance de voir les Sally Mann, les petits films et autres installations, le Julia Margaret Cameron représentant la mère de Virginia Woolf terriblement ressemblante aux portraits qu'on connait de sa fille, un tout petit Cyndy Shermann inattendu, petite image impressionniste en N&B et mille autres merveilles qu'il serait dommage de dévoiler.

Petite gâterie d'été

Chiné hier pour me consoler du temps incertain un sympathique et réjouissant nouvel appareil photo au nom de gâteau et datant de 1940, le Brownie Target Six-20 que voici :



Encore une de ces merveilles à deux diaphs et vitesse unique - indéterminée à ce jour - dont je suis coutumière.

C'est une petite boite en carton bouilli crée par Kodak qui, une fois dépoussiérée, semble en parfait état de fonctionnement.
Seul hic, le film ad hoc est un 620 qui n'est plus fabriqué aujourd'hui ce qui me laisse deux alternatives aussi créatives l'une que l'autre, à savoir limer mes bobines de 120 ou les transférer et retransférer dans le noir - et ce film après film - sur une bobine métallique de diamètre 23 ; ceci partant du postulat que j'ai auparavant mis la main sur une seconde bobine de 23 mm identique à la première, naturellement.

Mon coeur balance encore entre l'une et l'autre solution, comme on imagine !

L'atelier de L'Oeil de l'Esprit ouvre une section Photo-Reportage

Une petite jeune femme, charmante par ailleurs, s'adressait à moi l'autre jour en commençant sa phrase par "toi qui n'aimes pas le reportage".
C'était assez troublant comme à priori et c'est si mal me connaitre.
C'est ignorer par exemple que Robert Capa est mon photographe préféré.

Puisque les actes valent mieux que les mots, je suis particulièrement heureuse d'annoncer ici que j'ai pris le pari d'ouvrir dès septembre une section Photo-Reportage au sein de l'atelier de L'Oeil de l'Esprit.
Cette décision n'est évidement pas étrangère à ma rencontre avec Darryl Evans de l'Agence VU' et c'est lui qui sera en charge de cette nouvelle aventure photographique.
Si, à première vue, ces cours semblent éloignés de la vision de la photographie que nous nous sommes attachés à transmettre, qu'on se rassure, ils resteront strictement fidèle à l'esprit pédagogique que nous avons affirmé jusqu'ici : cours particuliers, en binômes ou par petits groupes, accent mis sur le n&b et l'argentique, attention portée à l'écriture, quête photographique, exigence, bienveillance et écoute.


© Darryl Evans/Agence VU'

L'idée étant cette fois encore de favoriser la transmission maitre-élève en permettant une relation privilégiée entre un professionnel en activité, ici en l’occurrence un reporter fameux, et les personnes qui souhaiteraient justement acquérir des connaissances dans son domaine.

Comme dans les autres cours de l'atelier, il s'agira d'un enseignement bâti sur mesure en fonction du niveau et des ambitions de l'élève (toutefois il sera expressément demandé à celui-ci de posséder au moins un réflex 24x36 et d'en maitriser les rudiments).
Comme dans les autres cours également, il y aura au menu, selon les nécessités, histoire de la photographie, lecture de planches-contact en solo ou comité réduit, travaux dirigés en extérieur par petits groupes, développement et tirage en chambre noire, aide et suivi de projets personnels ; pour être fidèles à notre conception de ce qui peut ou non se transmettre durant une prise de vue faite en groupe, les élèves réaliseront l'essentiel de leur travail personnel, seuls, entre leurs rendez-vous à l'atelier.


© Darryl Evans / Agence VU'

Les élèves de Darryl Evans pourront, s'ils le souhaitent, accéder aux cours donnés par les autres enseignants, soit ponctuellement soit en parallèle, cette liberté étant valable également pour les élèves inscrits en photographie artistique (on ne sait plus comment dire) qui seraient désireux d'élargir leur pratique et/ou leurs connaissances en s'initiant au photo-reportage.

Ouverture de la section : 5 septembre 2011
Langues : Français, anglais
Tarifs pour des cours particuliers hebdomadaires : 65 euros / 2h et 100 euros / 3h
Renseignements et prises de rendez-vous :
Flore - responsable pédagogique - 06 19 26 88 03 ou flore@oeil-esprit.com

D'ici et d'ailleurs

Alors, au bout d'un moment que j'enseignais à Paris, il y a eu des gens qui ont commencé à téléphoner de partout ailleurs en France et, bien sûr, mon premier élève qui arrivait de Marseille pour prendre un cours, ça a été vraiment épatant et j'étais quand même sacrément fière, il faut bien le dire.
Et puis, ils, elles, sont venus du Havres, de Rouen, de Bourges et je pouvais voir qu'il y avait encore des amoureux de la photographie argentique à peu près partout qui ne demandaient qu'à apprendre et qui étaient prêts à beaucoup pour trouver un enseignement de qualité.
Ensuite, je me suis habituée ; sans être blasée, c'est devenu plus naturel, dans mon agenda il y a les élèves récurrents, le noyau dur, qui viennent chaque semaine pour 2 ou 3 heures et les autres qui, non moins motivés, débarquent de la gare, voire en voiture, d'ici ou d'ailleurs, pour passer la journée au labo avec moi.

Mais alors hier, le téléphone sonne, Ici Londres.
Un potentiel nouvel élève, un jeune type sympathique qui traverserait bien la Manche pour ses cours de photographie argentique, si j'étais partante aussi.



Je ne me souviens plus si j'ai crié Yahoo ! en raccrochant, téléphoné à A. comme une midinette, ou les deux ; une chose est claire, j'étais emplie d'un sentiment de victoire mâtiné d'une joie purement enfantine et j'ai chantonné le reste de l'après-midi toute seule dans le noir !

Marie Accomiato rejoint l'Atelier

Les quelques microbes qui ont eu raison de moi la semaine passée m'ont empêchée de bien des choses, y compris de signaler en temps et heure l'arrivée de Marie Accomiato au sein de l'équipe pédagogique de l'Atelier photographique de L'Oeil de l'Esprit en remplacement de Romain Carreau.



Personnellement, j'ai toutes les raisons de me réjouir de ce changement, je connais Marie Accomiato depuis une petite quinzaine d'années et avant que la vie ne nous éloigne l'une de l'autre, nous avons été de grandes copines, elle a été mon tireur, j'ai été son modèle, certaines de mes natures mortes qui portent la petite mention en hommage à Marie font référence à cette Marie là, à son travail de l'époque.


© Marie Accomiato

Non seulement Marie Accomiato est un tireur formidable qui a travaillé avec les plus grands, comme Sebastiao Salgado par exemple, mais elle est elle-même un bon photographe dont travail délicat et poétique est porté par une gamme de gris d'une remarquable richesse.
De surcroît, elle sent toujours merveilleusement bon, ce qui ne gâche rien, on en conviendra avec moi.

Ballade entre sténopistes à Auvers sur Oise

Le samedi 25 septembre, L'Oeil de l'Esprit organisait une première ballade entre sténopistes à Auvers-sur-Oise sous la houlette éclairée de Marie-Noëlle Leroy.
Le lieu avait naturellement été choisi en hommage au peintre Vincent Van Gogh.
Ce rendez-vous (derrière la fameuse église) était destiné à résoudre quelques-uns des problèmes susceptibles de se présenter lors de prises de vue en extérieur lorsqu'on a opté pour les joies de la petite boite à trou.
Pour laisser une place à la convivialité, la matinée photographique était suivie d'un pique-nique ; chacun pouvant ensuite, au choix, rester travailler sur place ou rentrer à Paris.
A mon grand regret, je n'ai pas pu participer à cette excursion, c'est pourquoi du temps est passé avant que je dispose de quelques images pour illustrer ce billet.



Comme toujours dans le cadre des activités pédagogiques organisées par L'Oeil de l'Esprit, pour être cohérents avec le parti pris de cours particuliers, le nombre de places était très limité afin que chacun puisse bénéficier au mieux des conseils et de la présence du maitre de stage.
La moitié des participants avait conçu leur propre sténopé dans le cadre de stages précédents, l'autre moitié jouait avec les boites prêtées par Marie-Noëlle en attendant le stage du 7 novembre.



Les sténopés ci dessus sont signés de gauche à droite : Adrian Claret, Gersande Mathieu, Sarah Valente, Jean-François Vallet.

Les photos couleurs ont été réalisées par Adrian Claret, sauf celle en bas à gauche que nous devons à Jean-François Vallet.

De Toulouse suite...

Alors que je m'apprête pour la visite du soir, A. téléphone pour m'annoncer que les photos de Robert Capa, Gerda Taro et Chim contenues dans la fameuse valise retrouvée ont été tirées et vont faire l'objet d'une exposition à New-York**.
Moi qui avais toujours boudé New-York..
Quelle tentation soudain !

Hors de tout contexte actuel, il est bien certain que ni A. ni moi ne ferions une escapade improvisée à New-York ces jours prochains, l'ambassade syrienne détenant nos passeports, jusqu'au 11 octobre si ma mémoire est bonne, au prétexte de demande de visa.



**Barcelone à l'automne 2011 et peut-être Arles.

Kowasa et Jacques-Henri Lartigue - Barcelone

Comme nous nous l'étions promis, nous faisons l'aller-retour à Barcelone pour voir l'exposition Jacques-Henri Lartigue à la CaixaForum.
L'endroit est vraiment splendide et comme nous sommes à peu près 5 visiteurs par salle, nous pouvons regarder les images le plus tranquillement du monde.
A. et moi avons vu ensemble à l'époque (2003) la grande exposition organisée par le Centre Georges Pompidou mais c'était il y a longtemps déjà et nous retrouvons avec grand plaisir nos images préférées, Dani, Renée et Jacques-Henri Lartigue, Aix-les-Bains, June 1930 et la tempête sur la Promenade des Anglais à Nice, entre autres petites merveilles de grâce et de joie de vivre.
Je découvre (ou les avais-je oubliés) la petite dizaine d'autochromes délicieux dont m'a parlé Guillaume Geneste la dernière fois que je suis passée à La Chambre Noire.
L'occasion ici de dire, ce qui n'est pas signalé sur place, que c'est lui qui a réalisé tous les tirages contemporains, environ 180, si je ne me trompe pas.

Un peu trop d'images à mon avis pour ce qui n'est pas non plus une rétrospective et laisse parfois une inutile impression de redites.
Et un adorable petit film muet qui me laisse à penser que le monde dans lequel je vis a malheureusement perdu en légèreté et en poésie ; pour ne pas dire en élégance.

Tant qu'à y être, après un réconfortant goûter, nous nous laissons tenter par l'exposition Miquel Barceló qui fait face.
Voilà qui devrait suffire à m'ôter un peu des regrets que j'avais d'avoir raté celle d'Avignon en rentrant d'Arles car, décidément, je n'aime de Barceló que les œuvres sur papier et encore pas toutes, loin s'en faut.
Et l'éléphant sur sa trompe !
Mais ceci n'est qu'une question de goût personnel...
A signaler il me semble, chez Steidl, le magnifique livre du photographe Jean-Marie del Morat sur Barceló au travail ; je crois que n'importe quel artiste rêverait de voir semblable livre lui être consacré.

A propos de livre, à partir de septembre, les catalans (et les autres) pourront trouver le catalogue de l'exposition Une Femme Française en Orient ainsi que Je me souviens de vous dans ce petit temple consacré aux livres de photographie qu'est la Librairie Kowasa de Barcelone.
Lorsqu'on sait que ma famille a quitté Barcelone à l'arrivée des premiers tanks fascistes, on peut comprendre que je me réjouisse particulièrement de voir mon travail accueilli dans ce lieu.

Petit aller-retour à Perpignan

Les aficionados pourront désormais trouver nos ouvrages à la fameuse Librairie Torcatis de Perpignan.
Moment très enrichissant passé avec Roger Costes qui nous donne gentiment quelques précieux conseils et nous fait découvrir le premier livre édité par Libre d'Arts la maison d'édition qu'il vient de créer ; bel hommage à l'oeuvre du peintre Henri Cabezos.
Preuve que même en vacances par 30° à l'ombre, nous gardons un Oeil ouvert.

Les liens demain !

Des nouvelles de notre petite maison d'édition

Seule petite nouvelle de ce calme milieu d'été, le catalogue d'Une Femme Française en Orient poursuit son petit bonhomme de chemin et j'ai le plaisir de vous annoncer qu'il est maintenant disponible en librairie ; à Actes Sud en Arles et à Ombres Blanches à Toulouse.
Voilà qui est encourageant pour L'Oeil de l'Esprit Éditions et ses membres épuisés.

Pour le reste, brève escapade dans la grisaille toulousaine avant un non moins bref retour dans la grisaille parisienne.
Le temps consacré à la photographie s'étant réduit durant ce séjour à expliquer à ma petite grand-mère favorite le fonctionnement de son nouvel appareil photo numérique et celui, encore plus stupéfiant apparemment, de mon sténopé ; preuves à l'appui, sa salle de bain momentanément transformée en ''chambre noire'' pour les besoins de la cause.
Son émerveillement récompensant largement la difficulté de faire ensuite comprendre par quel tour de passe-passe le saladier de haricots du jardin se retrouve comme collé sur le petit carré de papier au fond de la boite à sucre.
Et en négatif encore.
A une dame qui a connu l'autochrome, raconter que les photos qu'elle fait sont sur la disquette ; ce bout de plastique nettement plus petit qu'un carreau de chocolat...

Lectures de Portfolio à Arles


Petit souvenir de cette journée à Arles...
Merci encore aux bénévoles du Festival Voies Off pour leur accueil.