Vue rapide sur ma rentrée de septembre

En quelques lignes brèves tandis que les tirages faits cet après-midi rincent.
Naturellement, en premier lieu et j'aurai maintes occasion d'y revenir ces prochaines semaines, ma joie et ma fierté d'être maintenant représentée par la Galerie 127 de Marrakech et que Nathalie Locatelli décide de montrer un extrait d'Une Femme Française en Orient durant la Marrakech Art Fair à la fin du mois.
Sarah Moon, Denis Dailleux, Bernard Descamps, Carole Benitah, pour ne citer qu'eux, on ne pourrait être mieux entourée.
On s'en douterait cet évènement requiert toute mon attention et c'est une de mes grandes priorités du moment, l'autre étant bien sûr la rentrée des élèves de l'Atelier.
Mes journées se partagent donc entre chambre noire et petit bricolage au studio afin de donner le coup de neuf qui fera que les élèves, les autres profs et moi-même nous aurons plaisir à y passer une nouvelle année.



Pour revenir à la Marrakech Art Fair, Nathalie Locatelli n'étant pas du genre à dire qu'elle préfèrerait que ses artistes ne viennent pas - si si ça existe, ah bon vous voulez être présente pour l'accrochage ? Mais non vraiment on n'a pas besoin de vous - je serai à Marrakech durant les 4 jours que dure le salon, à son entière disposition naturellement.
Et ça m'enchante.
Perspective d'autant plus réjouissante qu'A. est du voyage.

Marrakech Art Fair
Palace Es Saadi
Galerie 127 / Stand A 25

du 30 sept au 3 octobre 2011

Du bleu dans l'art - Le stage

Hier dimanche 1er mai, tandis que certains manifestaient et que d'autres achetaient un brin de muguet, nous étions six courageux, levés matin, réunis à 10h au studio pour le stage de cyanotype organisé par L'Oeil de l'Esprit.
Adrian Claret et moi-même animions, comme on dit, cette journée bleue.
Ce stage était programmé de longue date et, les participants ayant eu tout loisir de s'y préparer, dimanche était la récompense impatiemment attendue de plusieurs semaines de prises de vues et de cours de Photoshop.

Sans me vanter, comme toujours à l'Atelier, l'ambiance était motivée et bonne enfant même si, pendant le café tandis que je résumais trois notions chimiques de base, chacun ici et là réprimait quelque bâillement matinal.

2 profs pour 4 élèves.
5 heures de cours.
Une heure de pause déjeuner.
Tel était le postulat.
Et à vrai dire, ce n'était pas de trop.

Je vous laisse apprécier un échantillon du résultat :



© Jean-François Vallet


© Jean-François Vallet

A mon avis, pour un prof, les stages ont ceci de différent des cours particuliers qu'il se retrouve tiraillé entre les différentes attentes de différentes personnalités ; à quoi s'ajoute naturellement la conception que le maitre de stage lui-même se fait d'un bon stage.
Pour ma part, la difficulté de la transmission m'apparait infiniment moindre que celle de se trouver ainsi tenu de pratiquer une forme d'équilibrisme.
Et encore, je ne me plains pas, en tant que responsable pédagogique de l'Atelier, je n'ai pas, de surcroît, à rendre compte à un éventuel supérieur, dont les attentes seraient encore différentes.
Je debriefe avec moi-même, voire avec A. ce qui est bien assez !


© Nohemy Adrian


© Nohemy Adrian

Les participants à un stage sont, et c'est encore bien heureux, tous plus ou moins différents mais, d'expérience, on retrouve toujours peu ou prou les même variétés représentées - demandez à vos proches qui enseignent - il y aura toujours ce qui veulent en apprendre le plus possible dans l'espoir d'être autonomes en repartant et ceux qui espèrent passer un bon moment, les rapides et ceux qui le sont moins, les intellectuels et les manuels, ceux qui veulent faire tout-seul et ceux qui préfèrent qu'on leur tienne la main etc.
Les profs eux se divisant globalement en deux parties assez communes ; ceux qui y vont à l'esbroufe, favorisant le côté convivial et ceux qui, un Å“il sur la montre, s'efforcent de se tenir au programme annoncé.
Les désirs et les personnalités de chacun étant parfaitement légitimes dans l'absolu, le stage idéal serait donc celui qui, tout en restant financièrement abordable pour l'élève et en permettant une correcte rétribution du maitre de stage, aurait une durée suffisante à la fois pour profiter d'un moment festif, recevoir une initiation à une technique inconnue et la transformer sur l'instant en petites œuvres gratifiantes.
Autant dire la quadrature du cercle !

Naturellement, je l'avoue humblement, nous n'y sommes pas parvenus...


© Gersende Mathieu

C'était un peu festif et un peu speed aussi, avec de jolis résultats le plus souvent, quoique parfois un peu décevants, assez gai et créatif.
Bref, c'était trop court.
Trop court pour faire la sieste après le déjeuner, donc pas de petit blanc frais à table (mais tout de même cake salé, poulet froid-salade de tomate, fromage de chêvre, gâteau au chocolat) trop court pour papoter, trop court pour faire les 12 (!) cyanos que j'avais prévu par personne, trop court pour les mettre au soleil plutôt que sous la lampe à UV.
On a rêvé d'un petit stage de 2 jours à la campagne...
A preuve qu'on était bien ensemble finalement, non ?


© Sandra Malecot

En guise de dessert, les poires d'Isabelle L. faites en cours début avril.